Selon Delbert Alvarado, les botteurs qui connaissent de longues carrières sont ceux qui ne font pas trop de bruit.

La tête froide

Delbert Alvarado est particulièrement fière du placement de 46 verges qu'il a réussi à la toute fin de la première demie, samedi dernier, à la Place TD.
Ce simple botté, effectué alors qu'il restait moins d'une seconde à écouler, a permis au Rouge et Noir de rentrer au vestiaire avec une avance de trois points.
Ce n'est pas le botté qui a fait la différence dans le match, mais...
«J'ai senti, dans le vestiaire, que le moral était bon. Les gars étaient en confiance. Ils étaient contents d'avoir l'avance après une demie», raconte-t-il.
«Moi, j'essayais de garder la tête froide. Je commence à connaître la LCF. Je sais bien que j'aurais pu avoir six autres bottés à compléter durant la deuxième demie. Ces bottés auraient pu être déterminants, car dans cette ligue, les matches se gagnent plus souvent qu'autrement durant le quatrième quart.»
Finalement, Alvarado n'a pas été trop occupé. Il n'a eu qu'un seul autre placement - relativement court - de 28 verges à compléter vers la fin du troisième quart.
«On fait souvent des blagues dans notre sport. On dit que les botteurs signent des contrats d'une semaine. C'est un peu vrai. Jusqu'à maintenant, je peux dire que ça va bien. Je suis en confiance. Les joueurs de ligne me protègent bien. Le spécialiste des longues remises est précis. Le joueur qui capte le ballon le place au bon endroit. Je n'ai pas trop de mal à faire mon travail. Je sais aussi que je suis à un mauvais match d'être remplacé. J'ai donc intérêt à ce que ça continue», dit celui qui a obtenu sa chance à Ottawa quand le botteur de la saison dernière, Brett Maher, s'est blessé.
Sstlaurent@ledroit.com