L'ailier défensif franco-ontarien Eli Ankou, qui a grandi à Orléans, participera, le 21 janvier prochain, à un match de Bowl collégial organisé par l'association des joueurs de la NFL.

La NFL s'intéresse à un ailier d'Orléans

Un joueur de football franco-ontarien frappe à la porte de la NFL. Eli Ankou vient de compléter sa quatrième et dernière saison dans la NCAA chez les Bears d'UCLA, en Californie. L'ailier défensif qui a grandi dans l'est d'Ottawa se prépare ces jours-ci à participer à un événement important pour son avenir sportif.
On l'a invité au NFLPA Collegiate Bowl. Une partie mettant en vedette des espoirs en vue du prochain repêchage de la NFL. Une joute qui aura lieu le 21 janvier devant de nombreux dépisteurs et dirigeants de clubs pros. « J'ai hâte de montrer ce que je suis capable de faire », lance Ankou, qui a passé le temps des Fêtes au domicile familial.
Son histoire a de quoi émerveiller. Ses premiers amours furent le karaté et le soccer. Le football s'est pointé dans sa vie que vers le milieu de son adolescence. 
« Quand j'étais en huitième année. Un de mes amis jouait déjà à ce sport. Il m'a convaincu d'essayer », se rappelle l'ancien étudiant de l'école secondaire Béatrice-Desloges.
Ankou ignorait tout, ou presque, du football. « Je ne savais même pas c'était quoi un fumble », glisse-t-il en exemple.
Ses débuts ont eu lieu chez les Panthers de Cumberland dans une ligue civile régionale. « Je changeais de position chaque dimanche, ou presque », ajoute-t-il en riant.
Les entraîneurs l'ont mis à l'essai en tant que secondeur, demi défensif, porteur de ballon avant de lui découvrir des affinités en tant que joueur de ligne défensive. À travers ces quelques saisons, des amitiés se sont développées.
Un de ses bons amis, Sean Decloux, vient de se joindre au Rouge et Noir en tant que botteur. Il a joué quatre saisons à l'Université de Maine.
Parlons justement du Rouge et Noir. Ankou, âgé de 22 ans, pourra peut-être aboutir chez les champions de la coupe Grey si la route vers la NFL aboutit dans un cul-de-sac.
L'athlète de 6'3'' et 325 livres est classé troisième plus bel espoir en vue du repêchage de la LCF qui aura lieu en mai.
« Quand j'ai commencé à regarder le football à la télé, c'était celui de la LCF », souligne-t-il.
Ce dernier ignorait l'existence de ce classement des espoirs. C'est son frère aîné qui lui en a parlé à l'automne.
Ankou a aussi une soeur. Elle aussi s'avère plus vieille que lui. « Je suis le bébé de la famille, note-t-il. Je suis aussi le plus gros de la famille ! »
Une famille qui possède diverses racines. La mère s'avère une Franco-Ontarienne qui a grandi dans un village non loin de Sturgeon Falls. Une des grand-mères était amérindienne.
Quant au père, il a vu le jour dans l'Ouest de l'Afrique, au Togo. « Il était une vedette de son pays au handball », précise Eli Ankou.
Autre source de fierté chez lui ? Sa curiosité et cette facilité à s'adapter. Ankou a appris un peu les subtilités des langues allemandes et russes durant son séjour universitaire.
Et si jamais le sport professionnel lui tourne le dos, il a déjà un plan de match bien arrêté.
Ce sera de s'installer en Californie de façon permanente. Et pas seulement pour le beau temps.
« J'ai beaucoup d'amis étudiants là-bas qui sont aussi sortis de l'école. J'ai un cercle social. »
Ça ne nuirait pas à l'aider à se dénicher un emploi, lui qui a étudié en sociologie à UCLA.