SirVincent Rogers (55) se doutait bien de la nature des questions qui allaient lui être posées.

La ligne offensive dans la mire

SirVincent Rogers se doutait bien de la nature des questions qui allaient lui être posées. Jason Lauzon-Séguin aussi.

C’est peut-être pourquoi le massif bloqueur américain de 6’4’’ et 319 livres tentait de détendre l’atmosphère mardi en y allant de quelques pas de danse à la Michael Jackson en se dirigeant vers le journaliste du Droit. Ses coéquipiers et lui venaient de compléter leur première séance d’entraînement depuis leur défaite de 26-14 à Vancouver.

Un deuxième revers de suite contre un mauvais club de la LCF. Mais surtout, un match durant lequel la ligne offensive a accordé six sacs, le quart-arrière Trevor Harris se faisait frapper aussi souvent qu’une piñata durant une fête d’enfants de huit ans.

« Nous avons tenté de nous amuser aujourd’hui. Pas question de s’apitoyer sur notre sort. Ça va se replacer, a lancé Rogers. Ça reste un jeu. Il faut avoir du plaisir. C’est ce que nous comptons faire lors du prochain match. »

Le Rouge et Noir affrontera les Roughriders de la Saskatchewan, samedi, à Régina. Qui dit Riders, dit ligne défensive qui terrorise les quarts adverses en 2018.

Le vétéran Charleston Hughes a déjà réussi 13 sacs depuis le début de la saison. C’est le meneur à ce chapitre dans la LCF.

Non loin derrière on retrouve Willie Jefferson, qui a frappé six fois des quarts ennemis derrière la ligne de mêlée.

« C’est carrément une bonne défensive, non seulement au chapitre de leur ligne, mais également avec le trio de secondeurs et leur tertiaire », a rappelé Rogers.

La bonne nouvelle ? Ottawa a contenu les Riders lors de la deuxième semaine de la saison, gagnant 40-17.

Le Rouge et Noir a toutefois été limité à un maigre touché offensif à ses deux derniers matches. « Il faut continuer à regarder vers l’avant. La saison est longue. Ça n’excuse pas notre performance des deux dernières semaines en attaque, a soutenu l’autre bloqueur Jason Lauzon-Séguin.

«Il faut se rappeler que nous avons aussi de gros matches à l’attaque depuis le début de la saison.»

Reste à voir quelle version du Rouge et Noir se pointera dans les Prairies.

L’entraîneur-chef Rick Campbell l’a avoué. Six sacs alloués aux Lions, «c’est beaucoup», a-t-il dit.

La solution ? Est-ce de ramener le vétéran Jon Gott, laissé de côté depuis trois matches ?

Ça ne semble pas le cas. Ottawa alignait les cinq mêmes joueurs à l’entraînement.

«Je sais que Jon va finir par jouer dans les prochaines semaines. Reste à savoir quand. Nous allons choisir les cinq joueurs de ligne offensive qui nous offriront la meilleure possibilité de gagner.»

Ce dernier a rappelé que son équipe a tiré de l’arrière tôt dans les deux derniers matches.

«Dans cette situation, c’est plus facile pour l’autre équipe de prendre la décision d’exercer beaucoup de pression (sur la ligne offensive). Oui, il faut mieux protéger notre quart, mais il faut aussi marquer des points tôt dans la partie. Nous pouvons être nettement meilleurs.»