Le nouveau venu chez le Rouge et Noir, Jeff Knox, a déjà complété 114 plaqués en 2015 avec les Roughriders de la Saskatchewan.

Knox veut briller au Canada

Jeff Knox fils a déjà connu une saison de 112 plaqués, en défensive, dans la Ligue canadienne de football. C’était en 2015. En tant que recrue, il a fait partie de l’équipe d’étoiles de la section Ouest.

Depuis, Knox a obtenu deux opportunités de se tailler une place dans la NFL, avec les Buccaneers de Tampa Bay. Il est passé très près du but, la première fois.

Au printemps, Knox a décidé qu’il en avait assez de chercher une chaise. À 27 ans, le secondeur américain a décrété qu’il finirait sa carrière au Canada.

Il a passé de longues semaines, tout près de son téléphone, qui ne sonnait pas.

«Je savais bien qu’on finirait par m’offrir un contrat», a-t-il dit, plein de confiance, mardi.

Il venait de compléter sa première séance d’entraînement avec le Rouge et Noir d’Ottawa.

«Une saison de football, c’est long. C’est toujours long. Malheureusement, des joueurs se blessent. Pour différentes raisons, les équipes ont besoin d’améliorer certains aspects de leur jeu. Ça ouvre la porte à de nouveaux joueurs. C’est pourquoi j’étais confiant», précise-t-il.

«J’étais à la plage, samedi, avec ma mère, mon père et ma fille, quand le téléphone a enfin sonné. On m’a demandé si j’étais prêt à jouer. J’étais prêt à jouer.»

«Ça n’a pas été une mauvaise chose d’attendre mon tour. Mais j’ai attendu juste assez longtemps», complète-t-il.

Knox n’a peut-être pas fini d’attendre.

À son arrivée, il s’est joint à l’équipe d’entraînement du Rouge et Noir. Ses chances de sauter dans la mêlée pour le prochain match, samedi contre les Alouettes de Montréal, sont donc à peu près nulles.

Tôt ou tard, mais plus tôt que tard, on finira bien par faire appel à lui.

On vous rappelle qu’il a fait ses preuves, en 2015.

En complétant 114 plaqués, il a fracassé un record d’équipe, en Saskatchewan. Cette année-là, il a cumulé les titres de joueur par excellence, de joueur défensif par excellence et de recrue de l’année des Roughriders.

«Comment j’ai fait ? Je vais te dire une chose. J’ai passé beaucoup de temps au complexe d’entraînement des Riders. Je veux dire que j’étais souvent le premier arrivé. Et j’étais souvent le dernier à partir. Là-bas, j’étudiais. Je voulais vraiment apprendre. Je voulais gagner la confiance de mes coéquipiers le plus rapidement possible. J’ai donc mis le temps qu’il fallait pour bien comprendre le football canadien.»

«Nous n’avons pas gagné beaucoup de matches», dit-il.

En 2015, les Riders ont effectivement présenté la pire fiche de toute la ligue.

«Nous avons quand même eu beaucoup de plaisir.»

Le cœur au Canada

Diplomate, Knox dit qu’il s’est bien amusé durant ses années passées dans la NFL, aussi. Les Bucs de Tampa ont suffisamment cru en lui pour lui accorder deux contrats. Il a obtenu des stages d’environ une semaine avec les Redskins de Washington, puis avec les Titans du Tennessee.

Entre tout ça, il est venu faire un tour en Ontario. En sept matches avec les Argonauts de Toronto, l’automne dernier, il a pu ajouter 31 plaqués à sa fiche.

«J’ai 27 ans, maintenant. J’ai déjà complété quatre saisons dans le football professionnel. C’est ma cinquième. Je suis prêt à jouer là où se trouve mon cœur, et mon cœur est au Canada. Je suis prêt à m’engager à jouer ici jusqu’à la fin de ma carrière, même si je ne sais pas trop quand ma carrière prendra fin. C’est ce que je souhaite.»

+

Madu pourrait obtenir de l’aide samedi, contre les Alouettes

Pour donner un nouvel élan à l’attaque au sol du Rouge et Noir, deux têtes valent peut-être mieux qu’une.

Le jeune vétéran Mossis Madu a hérité du poste de porteur de ballon numéro un, en début de saison, mais les résultats se font attendre.

Il n’a pas inscrit un seul touché au cours des trois premiers matches.

Il semblait sur la bonne voie, lors du match inaugural à Calgary, quand il a franchi le plateau des 100 verges.

Sa production a diminué de moitié, une semaine plus tard.

Il a gagné seulement 18 verges, vendredi dernier, durant un match numéro trois durant lequel il a touché au ballon seulement six fois.

« L’attaque au sol, c’est vraiment quelque chose d’important. Il faut trouver des solutions. Quand la défensive adverse semble limiter nos options, quand on veut nous obliger à miser sur notre attaque aérienne, il faut quand même trouver des moyens de courir », commente l’entraîneur-chef d’Ottawa, Rick Campbell.

Lorsque son équipe a repris l’entraînement, mardi, on a vu certaines formations dans lesquelles le Rouge et  Noir misait sur deux demis.

« Ça pourrait faire partie de nos solutions », reconnaît Campbell.

Madu fait de son mieux pour garder la tête haute. « Il est difficile de trouver un rythme quand l’équipe n’est pas capable d’aller chercher des premiers jeux. Notre attaque n’a eu qu’une cinquantaine de jeux, vendredi. C’est loin d’être suffisant », pense-t-il.