Klassen s’est amené à Ottawa durant l’hiver avec la réputation d’un athlète malchanceux.

Klassen, le plaqueur oublié

Un autre ancien membre des Alouettes de Montréal pourrait jouer un rôle de premier plan au sein de la défensive du Rouge et Noir.

Michael Klassen s’est entraîné pour une deuxième journée de suite au sein de la première unité de la défensive, vendredi, à la Place TD. Le colosse natif de Calgary occupait un des deux postes de plaqueur aux côtés de son coéquipier Mike Wakefield.

« Michael a connu un excellent camp d’entraînement », a pris le soin de noter l’entraîneur-chef Rick Campbell, dont le club entamera la nouvelle saison jeudi prochain contre les Roughriders de la Saskatchewan.

Dire que personne ne mentionnait son nom, ou presque, il y a un mois. Plusieurs joueurs américains ont défilé à cette position. Certains traînent encore dans l’entourage de l’équipe, d’autres sont de retour dans leur patelin.

Klassen s’est amené à Ottawa durant l’hiver avec la réputation d’un athlète malchanceux. Ce dernier a raté plusieurs parties durant ses cinq premières saisons dans la LCF en raison de blessures.

À l’automne 2015, le joueur âgé de 27 ans a dû quitter le terrain sur une civière après avoir subi ce qui semblait une blessure au cou. Il avait été conduit à l’hôpital en ambulance.

« Je savais que ce n’était rien de sérieux, mais j’avais quand même des douleurs au cou. Personne ne voulait courir de risque et je les comprends. Mais j’ai obtenu mon congé de l’hôpital assez rapidement. Tellement que j’avais pu prendre le souper avec ma famille ce soir-là au restaurant », a-t-il dit du haut de ses 6’4’’ et 270 livres.

Klassen a aussi dû surmonter une blessure à une cheville qui lui a coûté six matches en 2014. Il a passé quatre ans chez les Alouettes, disputant sa part de parties en tant que partant.

« La clé durant notre camp, c’est qu’il est demeuré en santé », a souligné Campbell.

Les Alouettes l’avaient libéré l’an dernier au début du camp d’entraînement. Une décision qui avait secoué le vétéran.

« La bonne nouvelle, c’est que je me suis retrouvé chez les Stampeders de Calgary, l’équipe de mon patelin. J’ai toutefois peu joué... que huit matches. »

Pas qu’il était blessé. Les Stamps misent simplement sur la ligne défensive la plus redoutable de la LCF.

« Je n’étais pas habitué à ça. Par le passé, quand j’étais en santé, j’ai toujours joué. »

Joueur autonome durant l’hiver, Klassen a opté pour Ottawa. Un choix naturel puisqu’il est réuni non seulement à son ancien coéquipier Kyries Hebert mais surtout au coordonnateur défensif Noel Thorpe.

L’instructeur adjoint l’adore. Il suffit de l’écouter parler à son sujet.

Le brio de Klassen pourrait aider le Rouge et Noir à régler un de ses problèmes. Des blessures au sein de la ligne offensive ont remis en question comment l’équipe respectera le ratio de joueurs canadiens au sein de son alignement partant.

En faisant appel à un plaqueur canadien, Ottawa pourrait opter pour un deuxième bloqueur américain à l’attaque ou miser sur quatre receveurs américains et non seulement trois.

« La porte s’ouvre devant moi. Je veux bien faire et convaincre l’équipe que je mérite d’être l’heureux élu en vue du premier match. »

Campbell a rappelé qu’il connaît le vétéran depuis très longtemps.

« Depuis qu’il était dans les rangs universitaires à Calgary. J’étais à l’époque le coordonnateur défensif des Stampeders de Calgary. Il était déjà un très bon joueur. Un gars très athlétique capable d’exercer beaucoup de pression sur le quart adverse. »

Ce qui en fait un candidat de choix dans la défensive renippée du Rouge et Noir qui se veut plus agressive que jamais.

Klassen a connu sa meilleure saison en 2015, réussissant 22 plaqués et trois sacs en 17 parties.

LE ROUGE ET NOIR EN BREF

Un autre produit local se joint au Rouge et Noir

Il est né à Hamilton, mais Dillon Guy a disputé une saison chez les Sooners d’Ottawa en plus de participer au Bol d’Or dans l’uniforme des Cougars du Collège Champlain, à Lennoxville, avant d’évoluer dans la NCAA. Voilà maintenant que le joueur de ligne offensive renoue avec la capitale nationale. Le Rouge et Noir l’a mis sous contrat vendredi afin de renflouer son contenu canadien mis à rude épreuve par de récentes blessures. Guy, qui fait 6’4’’ et 315 livres, était dans la mire de l’équipe il y a deux ans au repêchage de la LCF. Ses dirigeants l’avaient rencontré, mais ce sont finalement les Lions de la Colombie-Britannique qui l’avaient sélectionné. Le Rouge et Noir sera déjà sa quatrième organisation, lui qui a passé du temps chez les Roughriders de la Saskatchewan et les Stampeders de Calgary. Guy fêtera ses 27 ans en juillet prochain. Pour lui faire de la place au sein de l’alignement d’entraînement à Ottawa, le club a libéré le plaqueur Harold Brantley, ce joueur qui avait déjà passé quelques mois dans un fauteuil roulant en 2015 après avoir frôlé la mort dans un accident de la route. Le demi défensif Aarion Penton a aussi été remercié vendredi.

Bolduc jouera au grand frère

Jean-Philippe Bolduc prend la relève de son ancien coéquipier Moton Hopkins et jouera le rôle de grand frère au sein d’Autisme Ontario. Plus précisément, le joueur québécois du Rouge et Noir dirigera des camps de football sur une base régulière à Orléans auprès de ces enfants. Hopkins a décidé de retourner chez lui au Texas au début du printemps. « C’est une cause qui me tient à cœur. Je donnais déjà un coup de main l’an dernier. J’avais tissé des liens avec des jeunes. C’est très agréable », a expliqué Bolduc, qui entamera sa troisième saison chez le Rouge et Noir. « Ce sont des cliniques que nous donnons une fois aux deux semaines, les lundis soirs. Des gars du Fury y participent aussi, dont Maxime Crépeau et Maxim Tissot. Nous faisons bouger les jeunes. Nous leur montrons comment lancer le ballon, comment l’attraper. Souvent, ces enfants ont beaucoup de difficulté avec la coordination et la motricité », a rappelé Bolduc. « Je veux donner mon coup de pouce dans la communauté. Puis ça donne une pause aux parents de ces enfants », a-t-il ajouté. Son coéquipier Connor Williams, lui, participe à plusieurs activités de sensibilisation aux commotions cérébrales dans le sport mineur.