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Le bloqueur québécois Kétel Assé a été mis sous contrat vendredi dernier par le Rouge et Noir.
Le bloqueur québécois Kétel Assé a été mis sous contrat vendredi dernier par le Rouge et Noir.

Kétel Assé veut donner raison au Rouge et Noir

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Dix mois et demi plus tard, la déception a fait place à la joie, l’espoir et surtout beaucoup de détermination chez cette recrue du Rouge et Noir.

Le bloqueur québécois Kétel Assé a été mis sous contrat vendredi dernier par l’équipe de la Ligue canadienne de football (LCF). «Une autre grosse étape qui est franchie. La prochaine, c’est de démontrer ce que je peux faire sur le terrain», avoue-t-il au bout du fil.

L’athlète de six pieds sept pouces et 318 livres était considéré un bel espoir en vue du repêchage de la LCF en avril 2020. La centrale de recrutement du circuit l’avait classé au 11e rang lors de son dernier bulletin d’évaluation.

On disait de lui qu’il était un potentiel choix de première ronde.


« Je sais que la position où j’ai été repêché ne représente pas ma valeur. »
Le bloqueur québécois Kétel Assé

Ottawa l’a finalement sélectionné au huitième tour.

«Oui, j’étais très déçu de la position où j’ai été repêché. En tant que fier compétiteur, je me suis posé beaucoup de questions à ce moment-là. J’ai eu dix mois pour m’en remettre. Avec du recul, je réalise que je suis quand même choyé. On m’offre la chance de continuer à jouer au football», dit le produit du Rouge et Or de l’université Laval.

«J’ai juste hâte de mettre mes épaulettes et faire ma place», ajoute-t-il.

Et prouver que tous les autres clubs avaient tort de le snober?

«Je sais que la position où j’ai été repêché ne représente pas ma valeur. Mais parfois comme joueur, tu te vois peut-être plus haut que tu es. Moi, je veux juste donner raison à Ottawa et remettre les pendules à l’heure.»

Assé a surtout évolué ces dernières années comme bloqueur à l’université Laval. Il pourrait peut-être devoir changer de rôle dans la capitale fédérale.

Le Rouge et Noir planifie de faire appel à deux bloqueurs américains en vue d’une éventuelle saison en 2021. Mais il pourrait toujours changer d’idée au fil des prochains mois.

Ça ne serait pas la première fois.

Puis l’organisation a déjà fait appel à un bloqueur canadien recrue dans le passé. Jason Lauzon-Séguin se trouvait à l’extrémité droite de la ligne offensive lors de la conquête de la coupe Grey en 2016.

«Quand j’ai commencé à jouer au football, j’étais garde», rappelle Kétel Assé.

Ce qui l’excite à l’idée de s’amener à Ottawa le printemps prochain? D’apprendre sous les ordres du vétéran entraîneur de la ligne offensive, Bob Wylie, qui vient de fêter ses 70 ans.

«C’est plus de 25 années d’expérience dans la NFL. J’ai eu la chance de travailler avec lui au NFLPA Collegiate Bowl (en janvier 2020). J’ai appris à le connaître. Sa façon de coacher se rapproche de celle de mon entraîneur de ligne à l’université Laval. Mais Carl Brennan est un peu moins coloré que Bob! Je vais être chanceux d’apprendre d’un homme comme lui.»

Kétel Assé ne se considère pas un «projet à long terme». «J’ai quand même 26 ans. Je veux faire ma place très vite, même si je sais que j’ai encore quelques étapes devant moi.»

Ce dernier peut s’inspirer de quelques anciens choix tardifs qui ont fini par exceller dans la LCF. Un des plus beaux exemples à sa position?

Luc Brodeur-Jourdain avait été le dernier joueur choisi en 2008 par les Alouettes de Montréal. Il a fini par connaître une brillante carrière de 11 saisons avant de prendre sa retraite, il y a 20 mois.

Chez le Rouge et Noir, Assé retrouvera des visages familiers. Deux de ses coéquipiers à l’université Laval, le demi défensif Adam Auclair et le secondeur Daniel Basambombo, ont aussi été repêchés par l’organisation l’an dernier.

«Puis il y a Marco Dubois, qui était avec nous en 2018. Ça va être le fun de retrouver ces gars-là. Puis je connais bien Jean-Philippe Bolduc. Et j’ai déjà parlé deux ou trois fois dans le passé à Christophe Mulumba-Tshimanga.»

En attendant que le feu vert soit donné aux camps d’entraînement de la LCF, Assé va poursuivre ses études universitaires en intervention sportive à Québec. Il continuera également ses séances personnelles de yoga et ses exercices de flexibilité entamés au début de la pandémie.

«Je n’ai pas de maison. Je n’ai pas vraiment de place ici pour des poids. Et ça coûte cher en plus. Je me suis donc débrouillé pour rester actif de diverses façons tout en surveillant mon alimentation.»