Kyries Hebert avait indiqué son désir de rester à Ottawa la saison prochaine. Vraisemblablement, son avenir est ailleurs.

Hebert jouera ailleurs en 2019

Marcel Desjardins est arrivé à Mont-Tremblant dans les dernières heures. Ce n’était pas pour skier, ni pour jouer au poker avec ses homologues des huit autres clubs.

La Ligue canadienne de football (LCF) a décidé de tenir cette année ses assises de la saison morte dans les Laurentides pendant trois jours. Elle a donné le coup d’envoi mardi en rendant les directeurs généraux et entraîneurs disponibles aux représentants des médias.

Fidèle à ses habitudes, Desjardins ne s’est pas défilé, offrant l’heure juste sur plusieurs dossiers touchant son équipe qui a perdu au match de la Coupe Grey en novembre dernier.

Où commencer ? Par l’avenir du vétéran Kyries Hebert.

Si le secondeur âgé de 38 ans poursuit sa carrière en 2019, ce sera ailleurs que dans la capitale nationale, a-t-on appris.

Hebert, qui a réussi huit plaqués en finale, avait clairement indiqué son désir de rester à Ottawa où sa carrière avait commencé chez les défunts Renegades en 2004.

« Les chances ne sont pas très bonnes », a confirmé Desjardins au sujet d’un éventuel retour du numéro 34.

Finaliste au titre de joueur défensif de l’année dans la LCF en 2017, Hebert s’était joint au Rouge et Noir le printemps dernier après avoir été remercié par les Alouettes de Montréal. Des suspensions et des blessures l’ont limité à 11 parties en saison régulière.

Son absence a permis à la recrue Avery Williams d’émerger en tant que joueur d’impact. Ce dernier s’avère plus jeune et moins dispendieux que Hebert, qui s’est avéré source de distractions durant l’été avec ses démêlés avec la LCF.

Les négociations avec les nombreux joueurs étoiles dont le contrat vient à échéance le mois prochain ont aussi été abordées mardi à Mont-Tremblant. Ça semble être un sujet qui frustre le DG du Rouge et Noir en ce moment.

« C’est quand même assez tranquille... très tranquille », a déploré Desjardins.

En coulisses, on dit que certains des hauts salariés veulent encore plus d’argent.

Lesquels ? Impossible de savoir. Les Trevor Harris, SirVincent Rogers, Greg Ellingson, William Powell, Rico Murray, Jonathan Rose et Nolan MacMillan peuvent notamment tous devenir joueurs autonomes.

Desjardins a avoué que « potentiellement un gros nom, ou même plusieurs, pourraient ne pas être de retour ».

« Dans certains cas, ce sera en raison d’une question financière. Dans d’autres, c’est juste nous comme équipe qui ne voulons pas le retour du joueur. »

À quel point le grand patron du Rouge et Noir est-il sérieux ? Il a rappelé ses gestes des quatre hivers précédents.

« Nous avons montré par le passé que nous n’avons pas peur de faire une croix sur le nom d’un joueur afin de nous assurer d’avoir un meilleur alignement. Malheureusement, nous pourrions être forcés de prendre de telles décisions. »

Les Justin Capiciotti, Ernest Jackson et Jovon Johnson ont tous été sacrifiés au fil des ans.

Le Rouge et Noir a quand même annoncé mardi le retour d’un membre de son édition de 2018. L’ailier défensif recrue Danny Mason a accepté un contrat d’un an.

Quoi d’autre à retenir de cette disponibilité média ?

Ottawa se console à la suite du départ de Diontae Spencer vers la NFL. Le receveur et spécialiste des retours de botté a accepté un contrat des Steelers de Pittsburgh, vendredi dernier.

Desjardins a reconnu que son équipe possède de la profondeur à la position de receveurs. Elle pourra se remettre de la perte de Spencer.

Les recrues RJ Harris, Noel Thomas et Seth Coate ont connu du succès la saison dernière quand ils ont été insérés dans l’alignement.

« Nous avons un petit échantillon. La question, c’est de savoir maintenant si ces gars peuvent jouer de la même façon sur une longue période de temps? Nous avons aussi des joueurs disponibles sur notre liste de négociation. Et nous allons continuer à dénicher des joueurs ailleurs. Pas seulement des receveurs, mais des demis défensifs aussi. »

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À LA RECHERCHE D'UNE PERLE MEXICAINE

Le Rouge et Noir enverra deux représentants à un camp d’évaluation des meilleurs joueurs professionnels et universitaires mexicains qui aura lieu dimanche à Mexico.

L’entraîneur-chef Rick Campbell et le coordonnateur offensif Jaime Elizondo iront épier ces produits de la Liga de Futbol Americano Profesional (LFA). Une quarantaine d’athlètes prendra part au développé couché, au saut vertical, au saut horizontal, au sprint sur 40 verges, à l’épreuve des trois cônes de même que le test des changements de direction.

Le tout se déroulera au stade extérieur Estadio Azul, qui peut asseoir 33 000 spectateurs.

La Ligue canadienne de football tiendra ensuite un repêchage lundi durant lequel ses clubs pourront choisir des joueurs mexicains, une première dans l’histoire du circuit.

Il s’agit du premier projet mené conjointement par la LCF et la LFA, qui ont conclu une entente de partenariat durant la semaine du 106e match de la Coupe Grey, en novembre dernier, à Edmonton. Ce pacte prévoit la possibilité de tenir des matches de football canadien en sol mexicain dès 2020.