De retour à la Place TD, Patrick Lavoie a assisté au triomphe de son ancienne équipe.

Harris se blesse dans le gain du Rouge et Noir

Le pire cauchemar du Rouge et Noir s’est produit dès les premières minutes de son premier match hors-concours, jeudi soir, à la Place TD.

Son joueur vedette Trevor Harris s’est blessé au genou gauche sur la deuxième séquence offensive de l’équipe dans un gain de 27-7 contre les Alouettes de Montréal. Il a été plaqué par le secondeur Chris Ackie. Sa jambe a plié de façon anormale.

Harris, 33 ans, a eu besoin de l’aide pour sortir du terrain. On l’a vu grimacer. On l’a vu mettre peu de poids sur la jambe en question. Et surtout, tout le monde dans le stade l’a vu prendre immédiatement la direction de l’infirmerie.

Tout ça le jour de son anniversaire de naissance.

« Tu ne veux jamais voir ça », a soutenu le bloqueur SirVincent Rogers.

La bonne nouvelle ? Harris a rejoint ses coéquipiers sur les lignes de côté en deuxième demie. Il a pédalé sur le vélo stationnaire. On l’a même vu sourire.

« Je n’ai pas encore jasé au médecin, mais ça ne semble pas catastrophique, a ajouté l’entraîneur-chef Rick Campbell. Nous verrons comment il se sentira demain matin. Ça semble être (une absence) à court terme. Je sais que Trevor vous dira sûrement qu’il sera prêt en vue du début de la saison. »

Il faudra attendre avant de parler à Harris. Il n’a pas rencontré les médias après la victoire des siens.

Ce qui doit encourager le Rouge et Noir ?

Les nouveaux quarts substituts ont bien paru en relève. Du moins en l’espace d’une soirée. Et contre un club, faut-il rappeler, qui a conservé une fiche de 3-15.

Le mobile Dominique Davis, qui n’était pas assez bon pour les Blue Bombers de Winnipeg, a complété ses six premières passes pour 70 verges, dont une pour un touché et une autre pour un converti de deux points.

Quant à Danny Collins, il a complété 12 de 21 passes pour 185 verges, un touché et une interception.

Voilà pour les quarts. Les receveurs dans tout ça ? Le vétéran Greg Ellingson s’est retrouvé sur les lignes de côté avec un généreux sac de glace sur un genou. Déjà que le Rouge et Noir est privé de Brad Sinopoli...

Un autre qui a terminé le match amoché ?

Le bloqueur Jason Lauzon-Séguin. Il se déplaçait difficilement.

Quoi d’autre doit-on retenir de cette première sortie de 2018 ?

Le petit botteur Lewis Ward a réussi ses quatre tentatives de placement, dont une de 44 verges. « J’étais nerveux au début », a avoué le joueur originaire d’Ottawa.

« C’est un gros moment pour lui. C’était son premier match. En plus, c’était dans le stade de sa ville natale », a souligné Campbell.

Un mot sur la défensive du nouveau coordonnateur Noel Thorpe, qui a limité les Alouettes à deux placements et un simple. On a vu une unité nettement plus agressive et même un peu baveuse sur les bords.

Le vétéran Kyries Hebert a plaqué un de ses anciens coéquipiers alors qu’il était hors du jeu.

Le demi défensif Anthony Cioffi a intercepté une passe adverse pour la ramener sur 103 verges dans la zone des buts. Mais son touché a été annulé en raison d’une pénalité à son coéquipier Avery Williams.

Le secondeur Loucheiz Purifoy a récupéré un ballon échappé.

« Si nous ne donnons pas de touché à l’adversaire comme ça durant des parties en saison régulière, nous allons gagner souvent », a soutenu le maraudeur Antoine Pruneau.

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PAS DE ZÉRO POUR RICO

Le dernier match que Rico Murray avait disputé à la Place TD, c’était en novembre dernier.

« Il y avait de la neige sur ce terrain », s’est rappelé le nouveau joueur de la tertiaire du Rouge et Noir. Il avait réussi quatre plaqués dans la conquête des Argonauts de Toronto, soulevant la coupe Grey au milieu du terrain.

« De beaux souvenirs », a-t-il avoué.

Murray a laissé les Argos en février afin d’accepter une offre plus lucrative de la part du Rouge et Noir. « C’était écrit dans le ciel que j’allais aboutir ici un jour. Ça faisait deux ans qu’Ottawa voulait obtenir mes services », a-t-il confié.

Ce dernier avait préféré se joindre à Toronto en 2017. Il a réussi 55 plaqués, un sac, une interception en plus d’inscrire un touché, ce qui lui a valu d’être nommé au sein de l’équipe d’étoiles de la division Est. C’était la deuxième fois que le vétéran âgé de 30 ans recevait pareil honneur depuis son arrivée dans la LCF.

Auparavant, il a évolué pendant quatre saisons à Hamilton. Un séjour durant lequel il est devenu un des rares joueurs dans l’histoire du circuit à porter le numéro 0.

À son arrivée à Ottawa, Murray a demandé à obtenir ce dossard. « Quelqu’un très haut dans la hiérarchie de l’équipe m’a fait comprendre que ça serait impossible », a-t-il avoué, sourire en coin.

Puis, il a demandé le numéro 1. « J’ai compris que plus personne ne portera ce numéro », a-t-il ajouté, voyant au loin le numéro 1 du quart Henry Burris qui est retiré.

« Finalement, ça sera le numéro 3 ! »

Le Rouge et Noir compte utiliser Rico Murray un peu partout en défensive. Il a excellé auparavant autant en tant que demi défensif, demi de coin que secondeur.