Le quart-arrière du Rouge et Noir, Trevor Harris, a connu un fort match contre les Alouettes.

Harris bien protégé

Trevor Harris s’avère friand de statistiques. Le quart-arrière a retenu trois chiffres pour expliquer la récente victoire du Rouge et Noir.

Non, ce ne sont pas ses trois passes de touché. Encore moins ses 28 passes complétées ou ses 342 verges amassées par la voie aérienne dans le gain de 28-18, vendredi soir, à Montréal.

Harris zieutait plutôt le rendement de la ligne offensive. Des six joueurs qui se sont partagé la tâche de le protéger contre les Alouettes.

« Aucune pénalité. Un seul sac accordé et aucun revirement. Ça explique nos succès... C’est une bonne formule », a-t-il soutenu, dimanche, lors du retour à l’entraînement des siens.

Le Rouge et Noir avait entamé le match avec les vétérans SirVincent Rogers et Jon Gott, les jeunes Mark Korte et Evan Johnson de même que le centre étoile Alex Mateas. Il l’a terminé avec Jason Lauzon-Séguin en relève de Gott, blessé.

Harris a souvent eu beaucoup de temps pour lancer le ballon. Tout le contraire de la semaine précédente à Calgary.

Si le quart était heureux de la performance de ses coéquipiers et lui, il y a une chose qui le chicotte encore un peu.

« Il faut être nettement plus efficace dans la zone payante. Il faut effectuer le travail. »

Le Rouge et Noir a notamment été stoppé à la ligne de quatre verges des Alouettes, se contentant d’un placement de Lewis Ward. Le match précédent contre les Stampeders, il avait échoué de marquer un touché lors d’un troisième essai à une verge de la zone des buts adverse.

Le quart substitut Dominique Davis avait raté sa faufilade.

Harris n’a pas seulement vanté sa ligne offensive. Le nom du demi-offensif William Powell a aussi été mentionné.

Le numéro 29 a couru 23 fois avec le ballon, amassant 138 verges. Il a aussi réussi un converti de deux points.

Powell a aussi esquivé neuf plaqués dans la victoire.

« Je ne pense même pas que c’est une bataille serrée... Il est le meilleur porteur de ballon dans la ligue. En fait, je ne crois pas que ça devrait surprendre les gens », a dit Harris au sujet de son coéquipier.

« Willy a juste joué 12 matches la saison dernière et il a presque terminé en tête pour le plus grand nombre de verges au sol. Je pense que ça veut tout dire. »

Avant que le quart-arrière se pointe devant les médias, l’instructeur-chef Rick Campbell avait offert une mise à jour sur l’état de santé de Gott. Le garde âgé de 32 ans s’est blessé à une jambe vendredi soir. Il avait quitté le stade Percival-Molson en boitant.

Moins de 48 heures plus tard, on l’a vu courir comme une gazelle, ou presque, avant l’entraînement de son équipe. On l’a même vu sourire.

« Je pense bien qu’il sera en mesure de jouer lors de notre prochain match », a indiqué Campbell.