Trevor Harris avoue qu'il a éprouvé des problèmes de confiance, cette saison.

Harris a hâte de bosser avec toutes ses cibles

Au départ, la conversation portait sur Kenny Shaw. Après plusieurs semaines d'absence, tout porte à croire que le flanqueur américain pourra enfin disputer un premier match dans l'uniforme du Rouge et Noir d'Ottawa.
« Quand on embauche un gars comme lui durant la saison morte, on a forcément un plan bien précis en tête », insiste le quart-arrière Trevor Harris.
« Nous n'avons même pas eu la chance de travailler avec lui jusqu'à maintenant. Même au camp d'entraînement, il n'a pas pu faire grand-chose. Enfin, il a pu participer à quelques séances d'entraînement consécutives. Ça fait du bien d'apprendre à connaître Kenny », enchaîne-t-il.
Apprendre à connaître Kenny ? Pourtant, Harris a été son coéquipier durant la saison 2015, chez les Argonauts de Toronto.
« Les gens s'imaginent que nous avons été coéquipiers pendant longtemps, mais, en réalité, Kenny n'a pas eu la chance de jouer avant la toute fin de cette saison. On peut bien voir qu'il a un talent exceptionnel. »
Assez exceptionnel pour contribuer à relancer les champions en titre de la coupe Grey ?
En tous cas, la seule présence de Shaw à l'entraînement a contribué à faire grimper le moral des troupes, cette semaine. L'Américain de 25 ans n'était pas sur le terrain dans les huit premiers matches. Son moral n'est donc pas trop affecté par la fiche de 1-6-1 de son équipe. Il est simplement heureux de pouvoir renouer avec l'action.
« La chose qu'il faut savoir, c'est que Kenny et Diontae Spencer sont de très grands amis. Ils s'entendent presque aussi bien que Greg Ellingson et Brad Sinopoli. Sur le terrain, Kenny et Diontae se complètent bien. Les deux ont beaucoup de vitesse. Ils vont nous permettre d'exploiter davantage le terrain sur toute sa longueur. »
« J'ai très hâte de voir tout ce qu'on pourra faire avec un groupe complet de receveurs. Diontae ne vous l'avouera certainement pas, mais il a composé avec une blessure depuis le début de la saison, lui aussi. »
Pression et confiance
La conversation avec Harris, mercredi, a très rapidement biffurqué vers ses propres états d'esprit.
Il savait dès le départ qu'il ne serait pas simple de succéder à la légende vivante Henry Burris. Surtout que, sur une seule jambe, le passeur quadragénaire a complété sa carrière sur un point d'exclamation, en donnant à la capitale sa première conquête de la coupe Grey en 40 ans.
Harris avoue qu'il a éprouvé des problèmes de confiance, cette saison.
« Personne, mais vraiment personne, ne se met autant de pression sur les épaules que moi en ce moment », dit-il.
« Je sais que c'est un cliché. Je sais que les joueurs vous diront tous qu'ils sont leurs propres pires critiques. Mais je suis vraiment mon propre pire critique », estime le joueur qui est originaire de l'Ohio.
Harris se montre donc sévère envers lui-même. Il ne manque toutefois pas de confiance. Il demeure convaincu qu'il possède toutes les qualités requises pour être le meilleur quart de toute la LCF.
« Très tôt, dans ma carrière, on m'a dit que la confiance était l'élément le plus important pour un quart-arrière. Je croyais que c'était de la boulechitte, mais c'est vrai. »
Shaw a chassé l'ennui dans le parc de la Gatineau
Dans toute sa carrière, Kenny Shaw n'avait jamais subi de blessures aussi sérieuses. Le flanqueur américain reconnaît que les premières semaines de l'été lui ont paru très longues.
Pour se désennuyer, tandis que ses coéquipiers étaient occupés ailleurs, il n'a pas hésité à traverser le pont. «J'ai fait de la randonnée pédestre. J'ai exploré les sentiers du parc de la Gatineau», a-t-il révélé.
Shaw est originaire de la Floride. Il a fait des découvertes intéressantes dans les forêts canadiennes.
«Je n'avais jamais vu des écureuils noirs de ma vie. Je n'avais encore jamais croisé ces drôles de bêtes que vous appelez "marmottes". Ça change des alligators qu'on croise chez nous», dit-il.
Shaw ne sera pas fâché de se consacrer à autre chose à compter de maintenant. «Souvent, il nous manque un gros jeu ou deux dans nos matches. Un petit détail pourrait transformer une défaite en victoire», commente-t-il.
Il serait bien sûr heureux d'être le joueur qui complétera le jeu qui fera la différence. «Si on me demande de réussir un gros bloc, il me fera plaisir de placer mon corps maigrichon dans le chemin d'un secondeur.»
Changements
Un receveur retrouvé, un receveur perdu?
Ça ne regarde définitivement pas trop bien pour Quincy McDuffie. Le spécialiste des retours de bottés portait une casquette, sur les lignes de côté, tandis que ses coéquipiers s'entraînaient, mercredi.
«Je préfère attendre un peu avant d'annoncer une décision. J'ai fait la gaffe de vous parler un peu trop tôt dans le passé. Pour l'instant, Quincy représente un cas douteux pour notre prochain match. Je vais quand même laisser à notre personnel médical le soin de prendre une décision finale à son sujet», résume l'entraîneur-chef Rick Campbell.
Ce dernier n'avait pas que des mauvaises nouvelles à communiquer lors de son plus récent point de presse. Le porteur de ballon numéro un du Rouge et Noir, William Powell, devrait affronter les Tiger-Cats. «S'il est en santé, il sera de la formation débutante», dit-il.