Greg Townsend Junior tentera de faire honneur à son nom de famille lors du camp du Rouge et Noir.

Frapper des quarts comme papa

Son père a été un des joueurs défensifs les plus craints par les quarts adverses pendant 13 saisons dans la NFL.
« Je m'en viens ici en espérant de poursuivre la tradition familiale... et continuer à réussir des sacs », a soutenu Greg Townsend Junior, mercredi, après avoir foulé le terrain de la Place TD. Fiston est l'un des 41 joueurs qui a participé à la première journée du camp d'entraînement des recrues du Rouge et Noir.
Le demi défensif de 6'3'' et 258 livres s'avère un des noms les plus connus.
Tout ça en raison de son papa.
Greg Senior a évolué surtout chez les Raiders de Los Angeles avec lesquels il a gagné le Super Bowl en 1984. Nommé à quatre reprises au sein des équipes d'étoiles durant sa carrière, il occupe le 16e rang dans les annales de la NFL avec 109 sacs.
Son dernier match remonte à 1997. Ça fait déjà 20 ans qu'il est à la retraite.
« Wow, je ne l'avais pas réalisé, a soutenu Greg Junior.
«Plus jeune, il y avait toujours des amis à mon père, des joueurs de football, qui débarquaient à la maison. Je me souviens que le receveur Tim Brown passait beaucoup de temps chez nous. Même chose pour Rob Martin. J'ai eu l'occasion de me lier d'amitié avec plusieurs vedettes et surtout apprendre d'eux.»
Townsend, 24 ans, a tenté sa chance à son tour l'an dernier chez les Raiders puis les Bills de Buffalo après une brillante carrière à USC. Il n'est pas amer d'avoir été libéré par ces deux organisations.
«Il y a un nombre limité de places pour un grand nombre de joueurs talentueux dans la NFL. Je suis tout simplement heureux d'obtenir une autre occasion de joueur dans les rangs pros.»
Ce dernier a discuté avec le paternel avant son départ en sol canadien. Le message était clair.
«Il tenait à s'assurer que je vais tout faire pour aider cette équipe à gagner comme l'an dernier, que je vais faire honneur à mon nom de famille», a relaté Townsend. Il a avoué avoir passé quelques heures devant son ordinateur avant son vol d'avion vers la capitale nationale.
«Je ne connaissais pas grand-chose au sujet de la ville d'Ottawa. J'ai effectué mes recherches. En fait, c'est la première fois que je possède un passeport. Je me le suis procuré il y a deux semaines afin de venir ici», a-t-il dit fièrement.
Le numéro 91 fera partie des nombreux ailiers défensifs à l'essai lors des trois prochaines semaines chez le Rouge et Noir. L'équipe a un cruel besoin d'un joueur de ligne capable de mettre de la pression sur les quarts adverses. Un vide qui n'a pas été comblé depuis le départ de Shawn Lemon après le match de la coupe Grey en 2015.
Parmi les recrues qui se sont rapportées au Rouge et Noir, on retrouve sept joueurs sélectionnés lors du dernier repêchage. La direction avait officialisé en matinée la mise sous contrat des Evan Johnson, Anthony Gosselin, Mathieu Dupuis et Louis-Philippe Bourassa.
Les vétérans se pointeront sur le terrain dimanche matin lorsque le camp d'entraînement principal sera lancé.
Une partie qui a coûté cher
Quand est venu le temps de choisir sa prochaine équipe, Corey Tindal a décidé de miser sur le Rouge et Noir.
Miser s'avère peut-être un mauvais jeu de mots dans le cas du demi défensif américain de la Virginie. Ce dernier a fait les manchettes en juillet dernier après avoir été victime d'un vol à main armée durant une partie de... poker.
En plus de se faire dérober de 2000 $, Tindal a été frappé à deux reprises à la tête avec une arme à feu par un des agresseurs.
« J'étais à la mauvaise place au mauvais moment, a-t-il commencé par expliquer, mercredi, aux deux journalistes d'Ottawa qui s'intéressaient à ce fait divers.
«Des gens que je croyais être mes amis se sont avérés être tout, sauf ça. Je suis simplement heureux de m'en être sorti sain et sauf.»
Il reste que les Bengals de Cincinnati, qui l'avaient mis sous contrat quelques mois auparavant, lui ont fait payer cher cet incident. Ils l'ont libéré une semaine plus tard.
«Je ne joue plus au poker. Le football s'avère maintenant mon unique passion», a assuré Tindal.