Le quart-arrière Henry Burris s'amuse avec des partisans.

Finie l'attente pour le Rouge et Noir

Kevin Scott a prédit une chose en vue du match inaugural de son équipe, vendredi soir, à la Place TD. Non, le vétéran du Rouge et Noir ne garantit pas une victoire, ni du beau temps.
« Nous aurons droit à un bel accueil. Ça va faire du bien d'être applaudi, d'être encouragé après avoir été hué à nos quatre parties précédentes. Ça nous donnera le goût de courir plus vite, de frapper plus fort », a soutenu le spécialiste des longues remises qui a grandi à Ottawa.
Ses coéquipiers et lui ont disputé les deux premières joutes de la saison à Winnipeg et Edmonton en attendant la fin des travaux de construction du nouveau stade. Et les deux rencontres hors-concours s'étaient aussi déroulées loin de la région, à Régina puis Montréal.
« Ça va faire du bien d'être enfin chez nous, d'avoir un domicile. J'aimerais tellement jouer plus que neuf parties ici cette année, a avoué le receveur Paris Jackson, qui bavait presque en vantant les installations de la Place TD.
« L'anticipation n'a fait qu'augmenter dans les derniers jours en voyant certains travaux être exécutés autour du stade, dont l'installation du tableau indicateur, a ajouté le quart-arrière Henry Burris. Je peux juste imaginer la réaction de la foule lorsque nous mettrons les pieds sur le terrain. »
Une question revient dans l'entourage du Rouge et Noir. Qui sera le premier joueur à émerger du tunnel et fouler la surface synthétique ?
L'honneur était revenu au demi défensif Jovon Johnson lors du premier match officiel à Winnipeg, il y a trois semaines.
« Une pure coïncidence, a-t-il d'abord assuré, sourire en coin. Puis, il a fini par avouer.
« Au fil de ma carrière, j'ai toujours pris l'habitude d'être le premier joueur de mon équipe à me pointer sur le terrain. »
Johnson en sera à sa deuxième inauguration de stade en 13 mois. Il était membre des Blue Bombers de Winnipeg lorsqu'ils ont disputé un premier match au Investors Group Field en juin 2013.
- Puis, ça s'était bien passé Jovon ?
« Nous n'avons pas gagné beaucoup de parties l'an dernier », a-t-il rappelé au journaliste.
Les Bombers s'étaient inclinés 38-33 contre les Alouettes de Montréal dans cette partie fort attendue dans la capitale manitobaine. On le devine. Jovon Johnson espère un dénouement différent pour le Rouge et Noir, toujours à la recherche d'une première victoire cette saison. Il n'est pas le seul.
Kevin Scott, qui a fêté ses 31 ans hier, souhaite célébrer à la fin de cette partie, au lieu de chercher des explications pour un autre revers. Il était assis dans les estrades le 28 juin 2002 lors de la rentrée des Renegades au stade Frank-Clair. Un match qui s'était soldé par une défaite crève-coeur.
« J'étais assis dans cette section-là, a lancé le numéro 54 en montrant du doigt le coin supérieur droit des gradins du côté nord. Je compte aller m'asseoir dans ce coin-là vendredi avant notre partie pour réfléchir, me calmer les esprits. »
Ce sera le calme avant la tempête.
« L'atmosphère risque d'être débile », a affirmé le plaqueur Keith Shologan, qui a choisi d'élire domicile de l'autre côté de la rivière, à Gatineau.