Julian Feoli-Gudino pourrait être appelé à retourner des bottés.

Feoli-Gudino prêt pour une nouvelle mission

Après la déconfiture de la semaine dernière, le Rouge et Noir d’Ottawa a grand besoin de trouver un nouveau spécialiste des retours de botté.

Rien ne semble décidé, pour l’instant. Depuis deux jours, à l’entraînement, quatre joueurs sont à l’essai.

R.J. Harris détient peut-être une longueur d’avance. Mais il est le deuxième receveur le plus sollicité par le quart arrière Dominique Davis, depuis le début de la saison.

Serait-il sage d’en demander autant à un seul homme?

Le demi à l’attaque canadien Greg Morris pourrait obtenir une opportunité. Il a de l’expérience. Il a capté une trentaine de bottés d’envoi, chez les Roughriders de la Saskatchewan, en 2017.

Julian Feoli-Gudino est aussi mis à l’essai.

C’est une surprise.

Le Québécois de 32 ans a connu une belle carrière dans la Ligue canadienne de football, mais on le connaît surtout en tant que flanqueur.

On lui a demandé de capter quelques bottés, il y a longtemps...

«Ma moyenne dans la LCF n’est pas très forte», reconnaît-il.

«On m’a utilisé un peu, en début de carrière, dans des circonstances particulières. Je devais remplacer Chad Owens, à Toronto...»

Mais Feoli-Gudino a connu du succès, ailleurs.

«Les retours de botté, c’est quelque chose que j’ai fait beaucoup à l’université, et même avant d’arriver à l’université», indique-t-il.

«Au cégep, au Vieux-Montréal, c’est pas mal là que j’ai commencé. On m’a demandé d’effectuer des retours bien avant de m’utiliser comme receveur.»

«Mes deux premières années, à l’université Laval, on me demandait de retourner les bottés d’envoi comme les bottés de dégagement. À ma deuxième année, j’ai même marqué un touché sur un retour de dégagement, au match de la Coupe Vanier.»

Sa mémoire est fidèle.

Vérification faite, Feoli-Gudino a ramené un ballon sur une distance de 74 verges, pour inscrire un majeur dans un match où Laval a dominé les Mustangs de Western Ontario.

Il s’agissait, à l’époque, du troisième plus long retour de la Coupe Vanier.

Ça fait longtemps, il va sans dire.

Rick Campbell semble intrigué par la possibilité d’offrir une nouvelle opportunité à son protégé.

«Nous étudions différents scénarios pour l’instant. Je me sentirais à l’aise d’utiliser plusieurs joueurs», a commenté l’entraîneur-chef, au terme de la séance d’entraînement de mercredi.

«Julian est capable. Il a du talent, a-t-il précisé. Il a relevé toutes les missions qui lui ont été confiées, jusqu’ici. Il a tout fait ce qu’on lui a demandé, à l’attaque comme dans les unités spéciales.»

Feoli-Gudino ne s’attend pas nécessairement à ce qu’on fasse appel à ses services, samedi, lors du premier choc entre le Rouge et Noir et les Alouettes de Montréal, à la Place TD.

«Je suis là au cas où quelque chose arrive», dit-il.

«Quand t’es retourneur, tu sais que t’as l’opportunité de faire un jeu chaque fois que tu touches au ballon. C’est vraiment excitant. C’est une autre dynamique. Tu sais que 11 gars sont prêts à effectuer un bloc pour toi. Tu veux faire un gros jeu pour les boys

«Ce n’est pas quelque chose qui m’inquiète. Ça m’excite.»

Pas de changements

Feoli-Gudino devrait faire partie de la formation partante à l’attaque dans un deuxième match de suite.

Le joueur d’expérience avait eu des mots durs après la défaite subie vendredi.

Sa perspective a un peu évolué dans les derniers jours.

«Il y a des trucs positifs. D’abord, nous pouvons facilement corriger nos erreurs. Et nous allons retrouver les Bombers dans deux semaines.»

«La défaite appartient au passé. Nous devons penser aux Alouettes, maintenant.»

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Que se passe-t-il avec Lauzon-Séguin ?

Quelque chose cloche, visiblement, chez Jason Lauzon-Séguin.

La direction du Rouge et Noir n’est pas prête à confirmer que l’imposant joueur franco-ontarien affrontera les Alouettes, samedi.

Il a participé aux deux séances d’entraînement, jusqu’ici, cette semaine. 

Mercredi, il occupait son poste régulier de bloqueur à droite, parmi les joueurs qui composent habituellement la formation partante à l’attaque.

Il n’obtenait cependant pas toutes les répétitions. De temps à autre, il cédait sa place à un coéquipier.

Vendredi, quand il a quitté le match contre les Blue Bombers de Winnipeg, on jurait qu’il n’avait rien de grave. Il avait été victime d’un simple coup de chaleur, disait-on.

Les coups de chaleur sont des indispositions sérieuses, mais relativement faciles à traiter. Les symptômes ne restent jamais bien longtemps.

Mercredi, durant un entraînement sans contact, Lauzon-Séguin était un des rares joueurs à porter un casque. Son casque était muni d’une visière teintée.

Au hockey, on suggère parfois aux joueurs qui ont subi des commotions cérébrales de porter des visières teintées, de façon à mieux supporter les lumières vives.

La direction du Rouge et Noir s’oppose à ce que Lauzon-Séguin discute avec les journalistes.

« Nous voulons simplement agir de façon prudente et responsable avec lui », d’affirmer le principal porte-parole de l’équipe, Rick Campbell.