Jonathan Rose (à droite) a seulement raté trois rencontres depuis son arrivée à bord du Rouge et Noir.

Du renfort pour le Rouge et Noir

Jonathan Rose a détesté regarder le dernier match des siens au petit écran.

D’abord parce qu’il rate rarement une partie. Depuis son arrivée à Ottawa en 2016, il a participé à toutes les joutes du Rouge et Noir sauf trois en raison de blessures.

Ajoutez à cela que l’équipe a perdu ce match. Un revers de 26-14 contre les Lions de la Colombie-Britannique.

« Je voulais tellement jouer, mais j’aurais nui à nos chances », a soutenu Rose, jeudi, après l’entraînement des siens à la Place TD.

Le demi de coin américain est remis de cette contusion à une jambe subie la semaine dernière. Il était entré en collision avec un receveur à l’entraînement.

« J’ai maintenant retrouvé la santé et je suis prêt à être à nouveau une menace sur le terrain », a assuré Rose.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour le Rouge et Noir, qui récupère un joueur ayant réussi trois interceptions à ses 10 premiers matches.

Et pure coïncidence, sa première interception de la saison, Rose l’a réussie contre les prochains adversaires de ses coéquipiers et lui. Il avait ramené une passe de Zach Collaros jusque dans la zone des buts en juin dernier.

Un jeu de 56 verges qui avait donné le premier touché du Rouge et Noir en 2018.

« Toujours un sentiment incroyable de marquer un touché sur une interception. J’aimerais bien recréer cette magie ce week-end », a affirmé Rose.

« Ça m’a rappelé mes jours en tant que joueur offensif. »

Le numéro 9 était jadis un ancien receveur.

« J’avais été recruté pour jouer à l’attaque à ma première année dans la NCAA à Auburn. Finalement, l’équipe a trouvé un gars plus rapide que moi. On m’a donc muté au sein de la tertiaire. »

Ce qui aura été une bonne chose éventuellement pour sa carrière chez les pros.

Tout indique que le retour de Jonathan Rose sera l’unique changement en défensive chez le Rouge et Noir en vue de son match de samedi à Régina. À l’attaque, une seule modification a été apportée jusqu’ici. Elle touche les receveurs.

Le vétéran québécois Julian Feoli-Gudino, qui avait obtenu un premier départ la semaine passée à Vancouver, a cédé sa place à Dominique Rhymes à l’entraînement. La ligne offensive, qui a concédé six sacs, demeure intacte.

Le vétéran Jon Gott a dû se contenter d’un rôle de substitut une fois de plus.

Le Rouge et Noir a complété sa séance d’entraînement jeudi avec un sprint de 100 mètres.

Une course qui a opposé deux entraîneurs. D’un bord, il y avait le coordonnateur des unités spéciales, le quinquagénaire Bob Dyce. De l’autre, on retrouvait l’instructeur des secondeurs, Mark Nelson, âgé de 62 ans.

Nelson, dont le dernier match dans la LCF remonte en 1986, a gagné le défi. Le tout a bien fait rire les joueurs. De quoi alléger l’atmosphère tendue après deux revers de suite.

« Moi, j’étais l’officiel », a fait remarquer l’entraîneur-chef Rick Campbell.

« J’ose croire que je serais plus rapide que ces deux gars-là. Je ne suis pas aussi vieux ! »

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AMATEURS DE PLAQUÉS... ET DE POULET

Ne cherchez pas sa bague du Super Bowl sur l’une de ses deux mains géantes quand il va manger à son resto favori sur le marché By. George Uko déteste les bijoux.

« Cette bague, je l’ai porté juste une fois lors de mon retour à l’université pour recevoir mon diplôme. C’est beaucoup trop gros. Ça aveuglait tout le monde en plus », lance en riant le plaqueur américain du Rouge et Noir.

« Donc, je l’ai confié à ma mère. »

Uko a obtenu cette bague en tant que membre des Broncos de Denver de la NFL durant la saison 2015-2016 couronnée par une conquête du Super Bowl. Deux mois après le match ultime, il a été libéré.

Son parcours l’a amené dans la LCF plus tard en 2016. Plus précisément chez les Lions de la Colombie-Britannique avec lesquels il n’a jamais disputé un match.

Ottawa l’a mis sous contrat au printemps et le voilà un membre important de sa ligne défensive aux côtés des Leonard, Klassen et Mason.

Uko a réussi 11 plaqués et trois sacs en seulement cinq parties cette saison. Deux de ses sacs ont été obtenus la semaine dernière contre ces mêmes Lions.

« Je commence à me sentir de plus en plus à l’aise au sein de cette défensive », avoue le natif de la Californie.

Le colosse de 6’3’’ et 284 livres n’aime pas trop jaser de sa propre personne. Mais il est devenu plus loquace quand il a été question de son coup de cœur depuis son arrivée à Ottawa.

« Tu dois essayer Pili Pili. La meilleure rôtisserie en ville. Moi et Corey Tindal, nous sommes des clients réguliers. »

À quel point ?

« On me connaît par mon prénom maintenant », a lancé George Uko, sourire en coin, en parlant du commerce situé sur le marché By.

« Je recommande l’assiette de poulet avec riz et bananes plantains. »