Eric Deslauriers avec le ballon.

Deslauriers voulait rester un Alouette

Éric Deslauriers est soulagé de ne pas avoir abouti dans son patelin.
Le receveur gatinois craignait être réclamé par le Rouge et Noir, il y a trois mois, lors du repêchage d'expansion de la LCF. Plusieurs observateurs s'attendaient à ce qu'Ottawa se tourne vers le vétéran de sept saisons.
Mais une fois cette journée du 16 décembre passée, Deslauriers était toujours membre des Alouettes de Montréal.
On n'a jamais su si l'équipe québécoise l'avait rendu disponible ou pas. La LCF a interdit à ses clubs de rendre publique leur liste de protection.
Il reste que le nom de Deslauriers circulait. Et beaucoup.
«On a beau penser que ça aurait été une bonne chose d'aller à Ottawa, mais moi, je ne voulais pas y aller», a-t-il avoué au Droit.
«Je voulais rester un Alouette. Je tiens à finir ma carrière à Montréal. J'ai toujours joué ici. Les Alouettes m'ont repêché. Ils ont toujours pris soin de moi. Ils ont toujours eu confiance en moi.»
Deslauriers aurait représenté une valeur sûre pour le Rouge et Noir. Un cinquième receveur qui capte quelques passes ici et là en plus d'être efficace au sein des unités spéciales.
À Montréal, il est un des joueurs les plus appréciés de ses coéquipiers, dit-on en coulisse. De plus, il participe à plusieurs initiatives communautaires, dont des visites dans les écoles du Québec.
«Je ne voulais pas me retrouver dans une situation où je ne connais pas le monde», a précisé Deslauriers au sujet du Rouge et Noir. «Mais des fois, le changement peut apporter de bonnes choses», a-t-il concédé du même souffle.
Ce dernier croit que la franchise d'Ottawa a réussi un bon coup en mettant la main sur deux de ses anciens coéquipiers, le centre-arrière Patrick Lavoie et le plaqueur Moton Hopkins, «une bonne personne qui sera un joueur d'impact».
Année de changements
Quant à lui, Éric Deslauriers se prépare en vue d'une autre année de changements chez les Alouettes. L'équipe sera dirigée par un nouvel entraîneur-chef, Tom Higgins.
Un homme qu'il a rencontré récemment en compagnie du nouveau coordonnateur à l'attaque, Rick Worman.
«Il va amener beaucoup de structure et d'organisation, ce que nous n'avions pas l'an passé, a-t-il affirmé. «Tout le monde (au sein de l'équipe d'entraîneur) a coaché dans la LCF. Tout le monde connaît la ligue. Ça va nous aider à établir une nouvelle identité sans Anthony Calvillo, qui a été le meilleur joueur dans l'histoire de la LCF.
«Là, on va passe à autre chose. On passe ça aux jeunes joueurs.»