Après avoir été congédié par les Alouettes l’an dernier, Éric Deslauriers est de retour avec l’organisation montréalaise à titre de directeur des opérations football.

Deslauriers veut devenir DG «un jour»

Éric Deslauriers se souvient encore très bien de la date. « Le 3 décembre 2018 », lance-t-il au bout du fil.

Ce jour en question, l’ancien receveur gatinois recevait une nouvelle qui a eu l’effet d’un plaqué dévastateur. Les Alouettes de Montréal le mettaient à la porte après 12 saisons à l’emploi de l’organisation, dont trois à titre de coordonnateur du repêchage.

Tout ça en raison du nouveau plafond salarial imposé à chaque équipe de la LCF pour leur personnel aux opérations football.

« Kavis Reed m’avait congédié. J’étais obligé de quitter. C’était dur. J’avais cette équipe à cœur... Je n’avais jamais eu à préparer un curriculum vitae auparavant et de me trouver une vraie job », rappelle-t-il.

Un an plus tard, Deslauriers a obtenu une promotion de la part de ces mêmes Alouettes, qui l’avaient rapatrié chez eux en juillet en tant que coordonnateur du personnel des joueurs à la suite du départ de Reed.

L’équipe montréalaise l’a nommé mercredi directeur des opérations football. En principe, il sera le bras droit du directeur général.

Le hic ? La recherche d’un futur DG a été mise sur la glace dans les dernières heures par les Alouettes. Ces derniers attendront d’avoir de nouveaux propriétaires avant de rencontrer à nouveau des candidats.

En attendant, Deslauriers partagera les tâches de directeur général avec notamment l’entraîneur-chef Khari Jones. Une belle amitié est née entre les deux hommes.

« J’adore travailler avec Khari. Il est très passionné et très connaisseur. Je suis content de continuer avec mon équipe... J’ai les Alouettes à cœur, rappelle-t-il.

«Je suis content d’avoir cette petite tape dans le dos. C’est un beau vote de confiance de savoir que j’ai pu surmonter tous ces obstacles dans la dernière année, qu’on a aimé mon travail.»

Les Alouettes ont surpris en 2019, terminant au second rang de la division Est. Tout ça malgré l’incertitude qui planait sur l’organisation cumulée au départ de l’entraîneur-chef Mike Sherman à la veille de la saison puis celui de Reed.

«L’équipe s’en va dans la bonne direction», souligne fièrement Deslauriers, qui a pris goût au travail au second étage.

Cinq mois intenses l’attendent. Jones et lui vont établir sous peu l’alignement souhaité en vue de la prochaine saison.

«J’espère signer un ou deux de nos joueurs actuels avant la fin de l’année. Après, ce sera l’embauche de joueurs autonomes en février. Il faudra aussi préparer le repêchage à la fin avril. Et il y a aussi les nombreux «Bowl games» aux États-Unis dans les prochaines semaines [...] Il ne manque pas de travail.»

Deslauriers ne s’en plaint pas. Même qu’il confie avoir un rêve.

«Un jour, j’espère être DG dans la ligue, lance l’homme de 38 ans.

«Mais là, je prends ça un jour à la fois. Je pense au mois de janvier qui va être occupé, et non à ce qui m’attend dans cinq ans. Tout le monde possède des objectifs à long terme. Je vais continuer à faire mon travail, à m’améliorer et aider les Alouettes.»

Qui sait, peut-être que son nom va se retrouver dans les discussions lorsque l’équipe relancera sa recherche pour un directeur général plus tard en 2020 ou même en 2021 lorsque de nouveaux proprios seront enfin en place.