Les difficultés du Rouge et Noir sur le terrain mettent de la pression sur l’entraîneur-chef Rick Campbell. «Il faut être meilleur à tous les niveaux. Cela inclut la prise de décisions», a soutenu le DG Marcel Desjardins.

Desjardins a rencontré le coach

Rick Campbell a dû s’expliquer à ses patrons après la plus récente défaite du Rouge et Noir.

Le directeur général Marcel Desjardins l’a confirmé lundi lorsque l’équipe a repris l’entraînement à la Place TD, quatre jours après le revers de 17-16 contre les Stampeders de Calgary. 

Une partie marquée par une décision controversée de l’instructeur-chef d’accorder un touché de sûreté en fin de match au lieu d’effectuer un botté de dégagement.

Les Stampeders ont pu reprendre possession du ballon, remonter le terrain et gagner sur un placement de 31 verges. La foule a hué l’équipe locale et son coach.

« Nous en avons parlé à l’interne. Rick en a parlé aussi publiquement. À la fin de la journée, il faut être meilleur à tous les chapitres comme groupe. Cela inclut la prise de décisions », a soutenu Desjardins en entrevue avec Le Droit et l’Ottawa Sun.

Est-ce que le DG aurait pris une décision différente que son entraîneur en fin de partie sur les lignes de côté ?

 « Il y a juste moi qui le sais... Vous ne le saurez jamais », a-t-il répondu.

« Comme j’ai mentionné, Rick et moi, nous en avons parlé. Et je vais me limiter à ça comme commentaire. »

Campbell, lui, s’en voulait quatre jours plus tard. 

« Avec du recul, j’aurais dû me fier à mes instincts et opter pour le botté de dégagement », a-t-il avoué.

L’autre jeu que le coach aimerait reprendre ? Le deuxième essai avant que son équipe concède le controversé touché de sûreté.

Le Rouge et Noir a choisi de courir avec le ballon. 

« J’aimerais retourner en arrière et être plus agressif et lancer le ballon », a-t-il dit.

En entrevue à TSN 1200, Marcel Desjardins a réitéré sa confiance envers l’homme qui a guidé le Rouge et Noir à trois participations au match de la coupe Grey en quatre ans. Ottawa a gagné le titre en 2016.

Plusieurs amateurs ont commencé à remettre en question l’avenir de Campbell et même du directeur général. 

La franchise a encaissé quatre revers de suite après avoir entamé le calendrier avec deux victoires. 

Elle occupe en ce moment le troisième rang de la division Est.

Le Rouge et Noir a décidé de démanteler son attaque redoutable, laissant partir plusieurs gros noms, dont Trevor Harris, Greg Ellingson et William Powell. 

Résultat, l’attaque a été limitée en moyenne à 12,5 points à ses quatre dernières sorties. 

La défensive, qui devait être une des plus étanches de la ligue, a connu des ratées.

« Oui, c’est frustrant », a reconnu Desjardins au sujet du rendement de son équipe au premier tiers de la saison.

« Comment tu règles ça ? Il n’y a pas de solution magique. Tu continues à travailler fort pour trouver les bonnes réponses dans toutes les facettes du jeu. »

Est-ce que le Rouge et Noir regrette maintenant d’avoir laissé partir les Harris et Ellingson ? La question s’imposait au directeur général. La réponse n’a pas surpris.

« Nous avons parlé de notre philosophie durant la saison morte et pourquoi nous avons pris cette décision. Jusqu’ici, ça ne fonctionne pas de la façon dont nous avions envisagé, mais ça ne veut pas dire que ça ne fonctionnera pas plus tard dans la saison. »

Et si le Rouge et Noir tentait de rapatrier deux anciens receveurs vedettes de l’équipe sans emploi en Chris Williams et Ernest Jackson ? 

Desjardins a presque fermé la porte sur cette possibilité.