Le Gatinois Maxym Lavallée a conclut une saison mémorable en remportant la Coupe Vanier avec le Rouge et Or de l’Université Laval.

Des interceptions payantes pour Lavallée

Finies les célébrations pour Maxym Lavallée et ses coéquipiers.

La recrue gatinoise du Rouge et Or de l’université Laval avait réussi deux interceptions pour aider son équipe à gagner la coupe Vanier contre les Mustangs de Western, il y a une quinzaine de jours, à Québec. « Là, tout le monde est maintenant concentré sur les études », note-t-il au bout du fil.

« Oui, il faut fêter. C’est ce que nous avons fait dans la semaine après le match. Mais il faut aussi passer nos cours si nous voulons être admissibles à jouer l’an prochain », ajoute le demi défensif qui étudie en intervention sportive.

Lavallée, 20 ans, était de bonne humeur. Il vient de conclure une première saison mémorable dans les rangs universitaires.

« J’ai été en uniforme pour tous les matches », souligne l’étudiant-athlète qui fait 5’9’ et 180 livres.

Le Rouge et Or en a fait un partant pour deux parties en saison régulière. Le reste du temps, il était utilisé dans certaines formations pour contrer le jeu aérien.

Ce fut le cas lors du match de la coupe Vanier. Sa première interception est survenue sur la deuxième passe de la journée du quart adverse.

Sa deuxième interception, elle, a scellé la victoire du Rouge et Or. « Il ne restait que 27 secondes », se souvient Lavallée, qui a conservé le ballon.

Deux semaines auparavant, il avait réussi sa première interception de l’année durant le match de la coupe Dunsmore contre les Carabins de l’Université de Montréal. Surtout, sa victime a été un de ses bons amis, le quart-arrière gatinois Dimitri Morand.

« C’était spécial. C’est un gars avec lequel je m’entraîne depuis que je suis tout jeune. Nous avions commencé à jouer à l’âge de huit ans chez les Vikings de Gatineau. Là, c’est la première année que je joue contre lui. »

Lavallée aura porté aussi au fil des ans l’uniforme des Myers Riders d’Ottawa dans des ligues civiles en Ontario. Il a aussi disputé une saison dans la Ligue de football scolaire de l’Outaouais chez le Vortex de l’école secondaire Du Versant.

« Quand j’étais en secondaire quatre », précise-t-il.

Son parcours sportif l’a amené dans les rangs collégiaux chez le Notre-Dame du CNDF, à Québec.

Les 13 derniers mois auront été fertiles en émotions.

Le tout a commencé par cette décision de se joindre au Rouge et Or. Il était très sollicité à l’époque. Les Carabins le voulaient, tout comme les Ravens de Carleton et les Gee Gees de l’Université d’Ottawa.

« Je ne regrette pas mon choix depuis que je suis arrivé dans l’équipe. Les gars sont le fun à côtoyer ici. Les coaches sont tellement bons. Je me suis senti très rapidement membre de la famille. »

Puis il y a cette ambiance de jouer devant des foules imposantes et bruyantes au stade du PEPS de l’université Laval.

« Il y avait 18 000 personnes pour notre deuxième match de la saison contre les Carabins. J’étais partant. Je n’avais jamais joué devant autant de monde. Ça avait été une expérience inoubliable. »

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SUR LES TRACES DE LAUZON-SÉGUIN

Est-ce que le Rouge et Noir ira piger une fois de plus à Québec lors du prochain repêchage de la LCF ?

Samuel Thomassin, lui, ne dirait pas non de poursuivre sa carrière à Ottawa. Surtout que le garde de 6’6’’ et 330 livres a vécu trois années à Gatineau afin de jouer son football collégial chez les Griffons de l’Outaouais avant de passer au Rouge et Or de l’université Laval.

« C’est un endroit où j’aimerais bien jouer dans la Ligue canadienne de football », soutient Thomassin.

Le Rouge et Noir compte trois anciens du Rouge et Or, Jean-Philippe Bolduc, Jason Lauzon-Séguin et Julian Feoli-Gudino.

Thomassin se pointe au 16e rang du deuxième classement des 20 plus beaux espoirs du Bureau de recrutement de la LCF publié la semaine dernière. « Pendant la saison, je me suis concentré simplement à avoir du plaisir, sachant que c’était peut-être ma dernière année dans les rangs universitaires », dit-il.

« Ce fut une année incroyable. Une saison parfaite couronnée par une coupe Vanier, tu ne peux pas demander mieux. »

Maintenant, c’est place à épater les dépisteurs professionnels. Et non seulement ceux de la LCF.

Thomassin garde espoir d’attirer l’attention de la NFL. Il participera notamment au College Gridiron Showcase lors de la deuxième semaine de janvier au Texas.

« La meilleure façon de te vendre, c’est en personne. Les 32 équipes seront représentées. J’espère simplement tomber dans l’œil d’un dépisteur, le pousser à regarder mon jeu plus en détail. Je suis quelqu’un qui a confiance en mes moyens. Je n’ai besoin qu’on me donne l’opportunité. »

Ces dernières années, Thomassin a vu plusieurs de ses coéquipiers de la ligne offensive aboutir dans la LCF. De Jason Lauzon-Séguin à Philippe Gagnon en passant par Charles Vaillancourt. C’est sans compter les Karl Lavoie et Pierre Lavertu avec lesquels il s’est déjà entraîné à Québec.

« Nous sommes bien préparés chez le Rouge et Or par notre entraîneur Carl Brennan pour les prochaines étapes, dont les camps d’évaluation. Les gars de Laval ont toujours offert de bonnes performances. Je ne suis pas inquiet. »