Les cousins Quentin Gause et Randall Evans ont déjà participé ensemble au camp d’entraînement des Eagles de Philadelphie. Ils se sont retrouvés sur le terrain de football de la Place TD.

Des cousins réunis à la Place TD

Randall Evans ignorait qu’une réunion de famille l’attendait en se joignant au Rouge et Noir.

L’ancien demi défensif de la NFL a été embauché le 6 août dernier. Peu de temps après avoir dit oui à l’équipe de la capitale nationale, il a reçu un appel du secondeur Quentin Gause.

«C’est mon cousin. Il m’a souhaité la bienvenue à Ottawa. J’étais un peu surpris. Je lui ai demandé comment il avait appris la nouvelle. Il m’a dit qu’il faisait aussi partie de l’organisation, a relaté Evans, mercredi, après la séance d’entraînement du Rouge et Noir.

«Je ne savais pas que Quentin jouait ici. Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas eu de ses nouvelles.»

La dernière fois que les deux hommes s’étaient jasé, c’était lors des camps d’entraînement de la LCF, tôt en juin.

Evans se trouvait à Hamilton, Gause à Winnipeg.

Le premier n’aura joué qu’un match chez les Tiger-Cats avant d’être libéré au milieu de l’été. Le second s’est s’amené à Ottawa tôt en juillet, disputant trois parties depuis son arrivée.

Vendredi à Vancouver, les deux hommes pourraient être en uniforme.

Evans a encore participé à plusieurs répétitions à la défensive en raison d’une blessure subie à une jambe par le demi de coin Jonathan Rose. Ce dernier avait d’énormes difficultés à marcher pendant le reste de la séance d’entraînement.

«Je suis prêt», a assuré Randall Evans du haut de ses 6’ et 195 livres.

Ce ne serait pas la première fois que son cousin et lui feraient partie du même alignement. Ils ont déjà vécu l’expérience dans la NFL en 2016.

«Nous avons participé au camp d’entraînement des Eagles de Philadelphie. En fait, Quentin était arrivé peu de temps après moi. À l’époque, j’ignorais qu’il était un de mes cousins. C’est la soeur de ma grand-mère qui nous a appris nos liens familiaux.»

Evans, 26 ans, a grandi à Miami, dans la chaude Floride avant d’évoluer à Kansas State dans les rangs collégiaux américains. Gause, lui, a passé son enfance et son adolescence à Rochester, dans l’état de New York.

«Notre famille est un peu éparpillée dans l’est des États-Unis», a raconté la recrue du Rouge et Noir, qui s’est vu remettre le numéro 2.

C’est le dossard que portait l’ancien demi défensif Josh Johnson qui a été libéré deux semaines avant que Randall Evans soit ajouté à l’alignement de l’équipe.

Le nouveau venu avait été choisi par les Eagles au sixième tour du repêchage de la NFL en 2015. Il a disputé un match pour cette équipe en deux saisons, passant la majeure partie de son temps parmi les réservistes.

L’an dernier, Evans a tenté sa chance sans succès chez les Chargers de San Diego, étant libéré à la fin du camp d’entraînement.

À Hamilton, il a vite découvert que la réalité de la Ligue canadienne de football (LCF) était différente de celle de la NFL. Il partageait une maison avec... six autres joueurs des Ti-Cats.

À Ottawa, Evans possède un seul colocataire, l’ailier défensif Danny Mason.

Son cousin Quentin ne se trouve toutefois pas trop loin.

«Il habite sur le même étage, juste en face de chez nous. Il vient cogner parfois à notre porte!»

Evans, dont le père est gardien de prison, a le sourire facile.

«Parce que je suis une personne positive. Mais tu ne me verras pas sourire par contre lors de parties. C’est du sérieux.»

De futur avocat à plaqueur de l’heure

Il est né à Louisville, dans l’état du Kentucky. On ne s’attendait pas à ce que Danny Mason entame l’entrevue en... français. «Bonjour, je m’appelle Danny. Comment vas-tu», a lancé l’ailier défensif du Rouge et Noir au journaliste du Droit. Les subtilités de la langue de Molières, il les a apprises à l’école secondaire, a expliqué le colosse de 6’3’’ et 235 livres.

La recrue s’avère la saveur du dernier mois au sein de la défensive. Il a réussi des sacs dans les trois derniers matches des siens. Il en compte quatre à sa fiche en huit parties depuis son arrivée à Ottawa. «C’est un aperçu des grandes choses à venir», a-t-il promis. Mason s’est joint au Rouge et Noir lors de la première semaine de juillet après avoir été remercié par les Stampeders de Calgary.

Sa carrière de joueur l’a amené un peu partout, du Revolution du Texas de l’Indoor Football League où il touchait 200 $ par match aux Broncos de Denver où il a été brièvement un coéquipier de Peyton Manning dans la NFL.

Dire que l’athlète âgé de 27 ans se dirigeait vers une carrière d’avocat après avoir complété des études en droit à l’université Texas A&M. Mais il tenait à tenter sa chance au football professionnel avant de tourner la page sur sa carrière sportive.

La saison frustrante de Diontae Spencer

L’an dernier, Diontae Spencer était le joueur le plus spectaculaire du Rouge et Noir, réalisant de longs jeux autant à l’attaque qu’au sein des unités spéciales. Cette saison, il s’avère un des joueurs les plus frustrants.

Le receveur et spécialiste des retours de botté a échappé de nombreux ballons depuis le mois de juin. Son patron Marcel Desjardins a même reconnu en début de semaine que son joueur vedette devait être meilleur.

Les statistiques disent tout. Il n’a capté que deux passes de touché. Spencer, lui, n’a pas trop le goût d’en jaser ces jours-ci. «C’est ça le football. Parfois, tu peux connaître un match de 100 verges et plus. Puis un autre soir, tu termines avec 25 verges», a-t-il dit. Vérification faite, ce dernier a connu sept parties de 38 verges ou moins en réceptions de passe en 2018.

«Il faut être tous meilleurs et réussir des jeux. Notre quart-arrière Trevor Harris compte sur nous», s’est-il contenté de dire. En coulisses, on dit que Spencer traîne une blessure. Il a obtenu congé de répétitions à l’attaque plus tôt cette semaine. La bonne nouvelle? Le prochain match du Rouge et Noir a lieu à Vancouver où Spencer a connu du succès l’an passé, captant trois passes pour 116 verges dans un gain de 30-25.