Stefan Logan, un ancien Alouette, a été placé sur l’alignement de pratique du Rouge et Noir afin de peut-être remplacer le blessé DeVonte Dedmon.

Dedmon sur la touche, Logan s’amène

Au football, la blessure de l’un fait souvent le bonheur d’un autre. C’est le cas cette semaine chez le Rouge et Noir d’Ottawa, alors que le spécialiste des retours de botté DeVonte Dedmon, qui faisait sensation à sa saison recrue, se retrouve sur la touche.

Pour compenser son absence et celle d’un autre receveur pouvant effectuer des retours, Rafael Araujo-Lopes, le d.g. Marcel Desjardins a fait appel à l’ancien Alouette Stefan Logan, qui a été mis sous contrat et placé sur l’alignement de pratique en attendant de savoir si ses services seront requis samedi contre Hamilton.

Logan est un vieux loup dans la LCF, lui qui est âgé de 38 ans. Il a été retranché après avoir joué quatre matches avec les Alouettes de Montréal en début de campagne, sa 5e avec eux et sa 12e au football professionnel, lui qui a aussi joué trois ans pour les Lions de la Colombie-Britannique ainsi que dans la NFL avec les Steelers de Pittsburgh et les Lions de Detroit.

Ça fait pas mal de coups encaissés par son corps de 5’ 6’’ et 180 livres, mais Logan, dont le prochain match sera son 100e en carrière dans la LCF, était trop heureux de recevoir l’appel de la formation ottavienne.

« J’attendais cet appel depuis un bout de temps. Quand Marcel m’a appelé, j’étais en route pour aller faire réparer mon bateau et ensuite aller sur l’eau dans le coin où j’habite, à Miami, pour profiter de mon temps mort. Mais j’aime bien mieux venir ici jouer au football, je remercie le Rouge et Noir de me donner cette chance afin de continuer à montrer que l’âge n’est qu’un chiffre, ce qui est mon “hashtag” préféré. Je dis toujours aux gens qu’il ne faut pas placer une limite d’âge sur ce que l’on peut faire », a-t-il lancé en se présentant devant les médias locaux après son premier entraînement à la Place TD.

« Souvent au football, certains disent que vous êtes fini à 30 ans. Mais à 30 ans, tu arrives vraiment à ton apogée. Moi, je pense être plus vieux, mais plus sage. Mon âge, ce n’est qu’un numéro », a-t-il réitéré, s’inspirant de quarts comme Tom Brady et Henry Burris qui ont joué — ou jouent encore dans le cas de Brady — dans la quarantaine.

Campbell pense que les absences de Dedmon et Araujo-Lopes « ne seront pas à trop long terme », mais des tests d’imagerie à résonance magnétique en diront plus sur la durée de leurs absences.

Ils n’affronteront certes pas les Tiger-Cats cependant, ce qui fait que l’arrivée de Logan tombait à point. « Nous sommes chanceux qu’un gars de ce calibre soit disponible. Nous avons toujours eu beaucoup de respect pour lui quand on l’affrontait, il donne toujours un excellent effort et il prend de bonnes décisions pour aller du nord au sud, ce qu’il fait depuis longtemps », a-t-il noté.

Logan veut prouver qu’il « y a encore de l’essence dans mon réservoir » alors qu’il a été surpris et déçu de la décision des Alouettes de le limoger en juillet, lui qui avait retourné 10 dégagements pour 118 verges cette saison, et 12 bottés d’envoi pour 222 verges.

« Ils m’ont retranché je ne sais trop pourquoi, ce n’était certes pas relié à la performance. “Whatever”, ça n’a plus d’importance parce que je suis ici avec Ottawa et je suis heureux d’être ici pour représenter ce casque et cette organisation, ainsi que le nom derrière le chandail aussi, Logan “all day long” », a-t-il lancé avec enthousiasme.

Il a aussi indiqué qu’il veut poursuivre sa carrière afin que ses quatre enfants, qui ont entre un an et 14 ans, aient des souvenirs de lui comme joueur alors que certains d’entre eux veulent suivre ses traces et jouer au football professionnel.

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CAMPBELL VEUT CIBLER SINOPOLI PLUS SOUVENT, SANS RIEN FORCER

Les entraîneurs cherchent habituellement à cacher leur jeu le plus possible, mais Rick Campbell a dérogé un peu à cette politique en entrevue à la radio de TSN 1200 lundi quand il a déclaré que son club allait devoir commencer à lancer plus souvent en direction de son receveur canadien vedette, Brad Sinopoli.

Lors du revers de 16-12 à Edmonton vendredi, celui-ci a capté les deux passes lancées dans sa direction par le quart Dominique Davis, pour 35 verges de gain. 

Au retour de l’équipe sur le terrain mardi, Campbell était un peu moins catégorique que la veille. 

«On doit distribuer le ballon à plusieurs joueurs, pas seulement à Brad, qui est un morceau important de notre attaque. On ne peut forcer les choses pour lancer le ballon à Brad, mais il faut savoir où il est sur le terrain et appeler des jeux où il est la cible principale», a souligné Campbell.

Le principal intéressé, qui n’a que 31 attrapés pour 311 verges à sa fiche cette saison en huit parties, ne se plaint pas d’être visé moins souvent que d’autres receveurs du club. 

«Je ne m’inquiète pas de ça du tout. Je m’aligne où on me le demande et je fais le tracé qui est commandé. Au football, même si un jeu est dessiné pour quelqu’un en particulier, ça ne veut pas dire que tu vas avoir le ballon. Il y a tellement de facteurs. Ayant été un quart moi-même (à l’Université d’Ottawa), je sais qu’on ne peut pas tout contrôler ça. Je peux juste faire de mon mieux et si je ne reçois pas le ballon, je vais devoir bloquer à la place, tout pour aider le club à gagner. Ce qui est frustrant, c’est qu’on n’a pas réussi à gagner assez», a indiqué Sinopoli.

Ce dernier a vu un bon ami et receveur canadien Julian Feoli-Gudino être retranché lundi, pour des considérations de plafond salarial apparemment, puisqu’il aurait touché son plein salaire s’il disputait un neuvième match cette saison samedi. 

«Ça fait partie de la “business”», a noté Sinopoli. 

Campbell se servira des entraînements de cette semaine pour déterminer qui des jeunes Jacob Scarfone, Nathan Behar ou Wesley Lewis sera appelé à le remplacer sur l’alignement, alors que R.J. Harris devrait reprendre son poste de flanqueur, étant suffisamment remis d’une blessure.