L'ambiance était à la fête, hier soir, au parc Lansdowne.

Circulation sans faille vers la Place TD

Les problèmes de circulation appréhendés à proximité du parc Lansdowne lors des matches du Rouge et Noir ne semblent pas s'être concrétisés, du moins lors de la très attendue première joute locale de la nouvelle franchise de la Ligue canadienne de football, vendredi soir. Bon nombre de partisans ont opté pour le transport en commun, dont l'efficacité a semblé satisfaire les gens interrogés par LeDroit.
Résident de Plantagenet, dans l'Est ontarien, Richard Gauthier n'a pas hésité à dire qu'il avait apprécié la qualité du service offert par OC Transpo. Après avoir roulé en voiture jusqu'au secteur Orléans, il a parcouru la vingtaine de kilomètres restants à bord d'un autobus.
« C'est excellent car ç'a pris 20 minutes pour se rendre ici. [...] Ça fait longtemps qu'on attendait le retour du football professionnel », a affirmé le détenteur de billets de saison lors de son arrivée sur le site.
Sa fille Annie, elle, avait décidé d'enfourcher son vélo, un moyen de transport qu'elle compte bien privilégier lors de ses prochaines sorties à la Place TD.
Même son de cloche pour Nick Maiorino, du secteur Kanata, content de n'avoir dû voyager que durant une demi-heure pour se rendre sur place.
Bernard Dinelle, de son côté, est arrivé à bord d'un autobus de la Société de transport de l'Outaouais qui avait comme point de départ le parc-o-bus Rivermead, dans le secteur Aylmer.
« L'autobus était plein et il y avait des gens qui n'ont pu embarquer. Ils ont dû patienter jusqu'au prochain », a-t-il lancé, satisfait malgré tout.
Un autre fidèle partisan provenant de la rive gatinoise, Robert Giroux, a mis 50 minutes pour se rendre à Lansdowne, ayant stationné à la station Labrosse du Rapibus. Un laps de temps au sujet duquel il n'a rien à redire.
« Par contre, le circuit emprunte la rue Bronson, où il y a une grosse pente. Je peux dire une chose : si jamais les conditions météo ne sont pas les meilleures, par exemple de la pluie ou du verglas cet automne si l'équipe se rend en séries, ce n'est pas garanti que l'autobus sera capable de la monter. L'autobus était plein à craquer. J'ai hâte de voir ça. Il y a place à l'amélioration, mais c'est clair que c'est mieux que de venir en auto », a-t-il dit.
Une partie des 18 membres de la famille du centre-arrière du Rouge et Noir et ex-Alouette, Patrick Lavoie, était quant à elle tout droit venue de Mont-Joli, dans le Bas Saint-Laurent, pour assister aux prouesses du numéro 81 et de ses coéquipiers. Des gens qui ont donc roulé 800 km en 48 heures, mais à leur avis, ça en valait grandement le prix.
« On était mêlés un peu avec les autobus au début, mais on s'en est finalement bien sortis. On compte revenir », s'est exclamé son oncle Sylvain.
Ambiance festive
Chose certaine, la frénésie était palpable pour ce grand retour du football dans la capitale, une ambiance bon enfant régnant aux entrées de la Place TD, aux abords de la rue Bank. Des trompettes aux perruques en passant par les drapeaux, les sifflets et le maquillage, les deux couleurs officielles de l'équipe étaient omniprésentes. Tolérés par les dizaines de policiers postés sur place pour contrôler le trafic, les revendeurs de billets étaient quant à eux impossibles à manquer.
Une fois les 24 326 partisans confortablement assis pour le coup d'envoi du match à 19 h, l'ambiance électrisante se faisait sentir à des centaines de mètres à la ronde avec un tonnerre d'applaudissements. L'hymne national et surtout le passage des Snowbirds dans le ciel ottavien avaient de quoi donner des frissons. Rapidement, un concert de huées se sont par la suite fait entendre lorsque les joueurs des Argonauts ont foulé le terrain.
Aucun problème de circulation majeur ni incident notable n'a été signalé par le Service de police d'Ottawa, excluant des partisans qui ont dû jeter leurs canettes de bière qu'ils consommaient sur la rue.
Selon le sergent Mark Gatien, qui prédisait au passage une victoire du Rouge et Noir, c'est de bon augure pour les prochains matches de la formation ottavienne.