Chevron Walker en pleine pratique, en compagnie de son coéquipier Jasper Simmons. On le surnomme «Chevy», comme la marque automobile.

«Chevy» roule la pédale au plancher

Ses coéquipiers l'ont surnommé rapidement «Chevy» comme la marque automobile. Il restait à voir si le Rouge et Noir se retrouvait avec une voiture sport ou une minoune entre les mains.
La saison est vieille d'un mois et Chevon Walker joue avec la pédale au plancher. Le porteur de ballon s'avère le meilleur joueur offensif de l'équipe d'expansion. Il a inscrit trois des quatre touchés des siens. C'est sans compter les trois majeurs récoltés en matches préparatoires.
Et samedi soir, à Hamilton, il va affronter son ancien club.
Un match sans aucune signification pour lui, a répété l'ancien demi des Tiger-Cats dans les derniers jours. «Mais un match important pour notre équipe», a rapidement enchaîné le Jamaïcain de 27 ans.
Le numéro 29 s'est vite gagné la faveur des amateurs du Rouge et Noir avec ses longues courses. À Edmonton, il avait galopé sur 65 verges lors d'une séquence.
«Chevon est capable de réaliser un gros jeu chaque fois que tu lui remets le ballon. Il peut se rendre jusqu'au bout», a souligné son coéquipier Henry Burris. Le quart-arrière l'a côtoyé à Hamilton pendant deux ans avant de le suivre à Ottawa.
S'il est spectaculaire avec un ballon entre les mains, Walker se montre réservé à l'extérieur du terrain. Il se sert souvent de son compte Twitter pour réciter des passages bibliques.
Et en entrevue, il s'avère un homme de peu de mots. Un type qui évite à tout prix des déclarations incendiaires.
Walker a fini par avouer que la saison dernière «a été éprouvante» à Hamilton. Les Tiger-Cats, qui en avaient fait leur demi offensif numéro un en 2012 lorsqu'il avait récolté 656 verges et quatre touchés, l'ont tassé la saison dernière. Ce dernier n'a touché le ballon que 30 fois.
À titre de comparaison, il a déjà couru à 37 reprises en trois parties chez le Rouge et Noir.
Les Ti-Cats lui ont préféré C.J. Gable, limité à 57 verges en trois parties.
«Je me plais beaucoup ici», a soutenu Walker, qui a hâte de visiter sa nouvelle ville d'adoption. «Jusqu'ici, nous n'avons pas eu beaucoup de temps libre en raison du camp d'entraînement et du début de saison. Mais nous aurons une semaine de congé en septembre.»
Et il compte en profiter pour sortir sa nouvelle caméra achetée... l'an dernier. «Je n'ai pas eu l'occasion de m'en servir à Hamilton. Je n'avais pas la tête à ça», a-t-il noté.
On lui a chuchoté qu'il y a de beaux endroits à photographier dans la région de la capitale nationale, dont le parc de la Gatineau. Sourire aux lèvres, Chevon Walker en a pris bonne note.
Les équipes adverses font la même chose à son sujet. On cherche à freiner «Chevy».