Tiquan Underwood capte une passe pour inscrire un touché pour les Alouettes de Montréal lors de la première demie.

Charland hante son ancien club

MONTRÉAL - Une dizaine de jours plus tard, la rupture fait toujours mal. Mikaël Charland avouait avoir « une petite crotte sur le coeur » en affrontant son ancien club.
Le demi défensif gatinois a été libéré par le Rouge et Noir, la semaine dernière. Les Roughriders de la Saskatchewan voulaient l'embaucher, mais il a préféré l'offre des Alouettes de Montréal.
Ce qui a mis la table à ces retrouvailles très émotives pour lui, jeudi soir, au stade Percival-Molson.
Charland a beaucoup joué contre Ottawa, qui en avait fait un choix de deuxième ronde en 2016. L'athlète de 6'4'' et 216 livres a notamment provoqué un ballon échappé en plaquant Shakir Bell sur le retour de botté d'envoi du match.
« Ça va bien depuis que je suis arrivé ici. J'ai beaucoup de plaisir », s'empresse-t-il de préciser.
Surtout qu'il a retrouvé deux anciens coéquipiers chez les Griffons du Cégep de l'Outaouais. Oumar Touré et Isaac Lauzon tentent aussi de percer l'alignement des Alouettes.
Le premier a notamment écopé d'une pénalité pour avoir retenu en première demie.
« Le coach des Griffons, Sébastien Tétreault, est venu justement nous voir (lundi). Il nous a pris en photo», relate Charland.
«Ça fait un bout que je voulais jouer à nouveau avec Oumar. J'avais tenté de le convaincre à l'époque de me suivre dans les rangs universitaires à Concordia.»
Touré avait finalement opté pour le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke.
À moins d'une surprise, les Alouettes devraient entamer la saison régulière avec Charland dans son alignement. Il a passé la dernière semaine au sein de la première vague des unités spéciales pour les retours de botté d'envoi et de dégagement. On l'a vu aussi prendre un tour régulier sur les bottés d'envoi.
« Je pense que je fais bien ça depuis que je suis arrivé ici. Mais j'ai appris que ce sont les coaches qui jugent. »
Car Charland croyait avoir effectué du bon boulot au camp d'entraînement du Rouge et Noir. Son renvoi l'avait surpris, surtout après une seule semaine.
« Ça m'a fait de la peine de partir d'Ottawa », rappelle-t-il, lui qui avait été limité à trois parties à sa saison recrue en raison d'une blessure à une jambe.
C'est pourquoi il avait cette « petite crotte sur le coeur ». C'est pourquoi il était si motivé jeudi. Il savait que le match était suivi autant par les amateurs des Alouettes que ceux du Rouge et Noir.
« Il y a encore beaucoup de gens qui se demandent pourquoi j'ai été libéré. »
L'autre joueur qui était aussi très surveillé par les partisans des deux clubs ? Jovon Johnson.
L'ancien joueur étoile, qui était membre du Rouge et Noir lors des deux premières saisons du club, semble sur la voie de sortie à Montréal. Il a été limité à un rôle de réserviste depuis le début du camp d'entraînement.
Pourtant, le joueur âgé de 33 ans a connu une autre bonne saison en 216 avec 59 plaqués, six sacs et trois interceptions.