Mikael Charland est confiant qu'il recevra un appel d'une équipe de la LCF.

Charland attend un appel de la LCF

Son téléphone se trouve toujours à portée de main. En attendant qu’une équipe de la Ligue canadienne de football lui fasse signe, Mikael Charland a commencé à préparer un éventuel déménagement.

Un mois après avoir été libéré par les Alouettes de Montréal, le demi défensif gatinois garde espoir de se dénicher un emploi au sein d’un autre club. Tout ça à quelques jours de l’ouverture des camps d’entraînements à travers le circuit Ambrosie.

Les recrues se rapporteront à leurs équipes respectives mercredi, les vétérans suivront dimanche.

« Mon agent parle en ce moment avec les Eskimos d’Edmonton », a confié Charland, lundi, lorsque joint à Montréal.

Qui dit Eskimos, dit Brock Sunderland. Il est le directeur général de l’équipe.

« C’est lui qui m’avait repêché quand j’étais à Ottawa. Ça m’aide », a lancé l’ancien joueur des Griffons du Cégep de l’Outaouais.

Sunderland a recyclé plusieurs anciens du Rouge et Noir depuis un an. La longue liste comprend Jamill Smith, Travon Van, Scott Macdonell, Kalonji Kashama, John Delahunt, Forrest Hightower, Kevin Jackson, Colin Kelly, Chris Milo, Danny O’Brien et Brandyn Thompson...

Un choix de deuxième ronde en 2016, Charland croyait aboutir chez les Lions de la Colombie-Britannique, il y a quelques jours. Mais les pourparlers ont achoppé.

« Je suis en train de faire des boîtes. En ce moment, je ne sais pas trop où je vais aller, mais je serai prêt. »

Il s’agirait de sa troisième saison dans la LCF. « Ça passe ou ça casse cette année », a avoué Charland.

« Ma première saison à Ottawa, j’ai été blessé », a-t-il rappelé du même souffle. Ce dernier avait été limité à trois parties.

Puis une semaine après le début du camp d’entraînement en 2017, le Rouge et Noir l’a libéré. Quelques semaines plus tard, les Alouettes l’embauchaient.

L’organisation montréalaise l’a utilisé pendant 12 parties, lui accordant par la suite en janvier un nouveau contrat d’un an.

Charland a passé l’hiver à représenter l’équipe dans diverses activités communautaires. Mais après une seule journée au mini-camp en Floride le mois dernier, les Alouettes ont mis fin à leur association.

« On sait tous qu’un contrat dans la Ligue canadienne de football, ça ne veut rien dire. Mais ça reste que c’est poche. Je trouvais que les choses étaient bien parties pour moi à Montréal. J’avais un bon feeling en vue de la prochaine saison. »

Ce renvoi a été moins pénible à encaisser que le précédent chez le Rouge et Noir.

« Les deux situations sont différentes, mais Ottawa était l’équipe de ma région natale. C’est l’équipe qui m’avait repêché. J’ai pleuré un peu, mais j’avais quand même surmonté ce défi et je m’étais retrouvé chez les Alouettes. »