Rick Campbell

Campbell, le plus ancien chez les entraîneurs de la LCF

Rick Campbell peut se targuer d’être l’entraîneur-chef qui possède le plus d’ancienneté avec la même équipe dans la Ligue canadienne de football (LCF). Il entamera samedi sa sixième saison à la barre du Rouge et Noir.

Un titre qu’il partage avec Mike O’Shea qui a effectué aussi ses débuts chez les Blue Bombers de Winnipeg au printemps 2014. À l’inverse, les Alouettes de Montréal en seront à leur sixième entraîneur depuis ce temps.

« Ce que ça signifie pour moi ? Que je vieillis... que j’ai moins de cheveux et ceux qui me restent tournent au gris », a soutenu en riant Campbell, jeudi, après la dernière séance d’entraînement des siens avant de s’envoler vers Calgary.

« Je suis fier d’être ici depuis les débuts de la franchise. J’espère être ici encore pendant longtemps. C’est incroyable comment le temps file vite. J’apprends de nouvelles choses chaque année. Ce qui ne change pas et qui est très important, c’est comment tu traites les joueurs et les autres coaches. »

Sous son règne, le Rouge et Noir a gagné trois championnats de division, participant trois fois au match de la coupe Grey, soulevant le trophée en 2016. Une conquête qui marquait la fin d’une disette de 40 ans dans la capitale nationale.

Jamais un joueur ne l’a critiqué sur la place publique à Ottawa. Ils ont été nombreux au fil des ans à louanger sa classe et son respect envers eux.

Le vétéran Michael Klassen, lui, a bien résumé pourquoi Campbell a pu tenir le coup si longtemps au même endroit dans un circuit reconnu pour ses nombreux changements sur les lignes de côté.

« Pourquoi changer une formule gagnante ? Il gagne. Tant que tu gagnes dans cette ligue, tu gardes ta job. C’est aussi simple que ça », a lancé le plaqueur albertain, qui a évolué aussi à Montréal et Calgary depuis ses débuts dans la LCF.

Il y a un ingrédient que les patrons de Campbell aiment bien chez lui.

« Rick est le même coach depuis 2014. Il demeure toujours calme. Il est semblable à moi. Même la première année quand ce fut difficile pour nous, il ne se décourageait pas », a rappelé le directeur général Marcel Desjardins. Martin Comtois, Le Droit