Henry Burris décidera bientôt s'il poursuit sa carrière : « Un choix déchirant m'attend. »

Burris penche vers la retraite

Henry Burris venait de se pointer à l'école primaire de ses garçons avec la coupe Grey. La veille, le quart-arrière vedette du Rouge et Noir avait rendu visite à des patients de l'institut de cardiologie de l'hôpital d'Ottawa.
Quelques malades qui se remettaient d'opérations délicates avaient la même question pour lui. Est-ce qu'il reviendra au jeu la saison prochaine ?
« Pas facile de leur répondre. Je n'ai pas encore pris de décision, même si je penche sérieusement vers la retraite », a soutenu Burris, vendredi matin, lorsque croisé au Elizabeth Park Elementary School.
« Je profite de ces derniers moments avec la coupe Grey, à mettre des sourires sur le visage des gens, des jeunes et moins jeunes. Puis ce week-end, je vais passer aux choses sérieuses et m'asseoir avec ma famille. Je dois aussi rencontrer la direction de l'équipe la semaine prochaine. Je prendrai alors une décision. Mais ce ne sera pas facile. Un choix déchirant m'attend. »
Portant son chandail no 1 aux couleurs du Rouge et Noir, Burris a parlé souvent de sa conjointe Nicole et ses garçons Armand et Barron. Il tenait à prendre une photo avec eux avant de mettre le pied à l'extérieur de l'école.
« Je veux voir grandir mes enfants. Je ne veux pas rater cette occasion de passer plus de temps à leurs côtés. Puis je vais avoir bientôt 42 ans. Je dois commencer à penser à mon avenir, et non seulement aux prochains mois. J'ai plusieurs offres sur la table depuis un an pour faire autre chose. Ces gens ont été patients avec moi. Je ne veux pas continuer à les faire attendre... »
Le vétéran de 17 saisons de la Ligue canadienne de football (LCF) assure que sa santé lui permettrait de poursuivre sa carrière. Qu'il se remet très bien de cette opération au ménisque du genou gauche subie en décembre, une dizaine de jours après avoir guidé le Rouge et Noir à une première conquête de la coupe Grey.
Burris a complété 35 de 46 passes pour 461 verges et trois touchés malgré une jambe en compote dans le gain contre les Stampeders de Calgary. Il fut nommé joueur par excellence de la finale.
« J'ai encore le feu sacré. Et j'ai démontré que je suis encore capable de bien jouer. Je te dirais que tout semblait si facile lors des cinq à six derniers matches quand j'ai récupéré mon poste de partant. Je ne m'étais jamais senti aussi à l'aise durant toute ma carrière. C'est ce qui donne le goût parfois de vouloir poursuivre ma carrière. »
Et s'il décidait de repousser la retraite ? Burris devra accepter deux choses. Son contrat prévoit une baisse de salaire importante. Et un rôle différent l'attendrait au sein de l'équipe.
Le Rouge et Noir compte honorer sa promesse envers Trevor Harris. Lors de son embauche l'an dernier, elle lui a dit qu'il deviendrait le quart-arrière numéro un en 2017.
« Si je reviens au jeu pour une autre saison, je devrai être à l'aise avec ça. Pour l'instant, je ne sais pas... Quand tu regardes ma feuille de route, j'ai aidé cette équipe à accéder au match de la coupe Grey deux ans de suite. J'ai aidé cette équipe à gagner cette année. On m'a choisi joueur par excellence. Et maintenant je me retrouverais quart substitut ? Je ne sais pas. Comme je disais, la décision ne sera pas facile. C'est pourquoi les prochains jours seront importants pour moi. »
Ils seront importants aussi pour le Rouge et Noir, qui pourrait perdre l'homme qui s'avère le visage de la franchise depuis le 4 février 2014. le jour de son embauche durant lequel il souriait sans arrêt. Un peu comme vendredi en laissant de jeunes enfants toucher la coupe Grey qu'il avait promis de gagner lors de son arrivée à Ottawa, il y a presque trois ans.