Trevor Harris, qui écoule la deuxième et dernière année de son contrat, a conservé le meilleur pourcentage de passes complétées dans la LCF en 2016.

Burris parti, place à Harris

Le Rouge et Noir a entamé la vie sans Henry Burris, dimanche, à la Place TD.
« Ça fait bizarre de ne pas le voir autour », a avoué le bloqueur SirVincent Rogers après la première journée du camp d'entraînement de l'équipe. Il a cherché partout dans l'espoir d'apercevoir le quart-arrière étoile, qui a annoncé sa retraite durant l'hiver.
« La réalité a commencé à me frapper quand j'ai regardé en face de moi dans le vestiaire en enfilant mon équipement. Il n'y avait plus ce vieux guerrier âgé de la quarantaine qui souriait tout le monde et dont l'enthousiasme était contagieux. »
C'est la première fois en quatre ans que le camp s'ouvre sans Burris, qui était devenu le visage de cette franchise et surtout le héros de la conquête de la coupe Grey en novembre dernier. La direction compte célébrer sa carrière avant un match en 2017. Mais elle refuse de dire si son numéro sera retiré.
Ce qu'on sait ?
Aucun des 84 joueurs qui participent au camp ne s'est vu confier le dossard 1. Ce qui fait l'affaire des membres de l'édition gagnante de la coupe Grey, l'an dernier.
« Personne ne devrait plus porter ce numéro... Un numéro qui sera toujours identifié à Henry », a lancé Rogers.
L'entraîneur-chef Rick Campbell a avoué aussi qu'il s'ennuyait déjà de Burris. « Mais la bonne nouvelle, il compte nous rendre visite de temps en temps », a-t-il dit.
Puis le coach a rappelé que le Rouge et Noir ne peut pas se plaindre. Qu'il sera entre de bonnes mains. Celles de Trevor Harris, le nouveau quart-arrière partant.
« Il a connu beaucoup de succès l'an dernier. Il a gagné des matches pour nous », a souligné Campbell.
Harris, 30 ans, a conservé le meilleur pourcentage de passes complétées dans la LCF en 2016. Il a pris la relève lorsque Burris a raté 10 parties en raison d'une blessure à un doigt. Des blessures à un genou et une cheville l'ont sorti à son tour de l'alignement.
Le voilà maintenant de retour en santé. Et surtout, il s'avère le quart-arrière numéro un incontesté.
« Pour la première fois depuis 2009 à ma dernière année dans les rangs collégiaux... Je ne vais pas mentir. J'aime ce sentiment de savoir que je suis l'homme de confiance de l'organisation », a soutenu Trevor Harris du haut de ses 6'3'' et 209 livres.
« Je n'ai pas l'intention de me satisfaire de ça. Je veux peser sur l'accélérateur et rendre cette équipe encore meilleure que la saison dernière. »
Il avait une autre raison de sourire.
D'abord Harris pourra miser sur le retour des receveurs Greg Ellingson et Brad Sinopoli. Puis le Rouge et Noir a embauché trois de ses anciens coéquipiers chez les Argonauts de Toronto, Kenny Shaw, Tori Gurley et Diontae Spencer.
« En 2015, j'avais dit à Diontae qu'il deviendrait éventuellement un joueur vedette dans cette ligue. Je crois qu'il pourrait éclore et devenir ce joueur dominant cette saison », a soutenu le quart-arrière américain, qui est devenu papa durant la saison morte.
Il fallait bien conclure l'entrevue avec une question concernant son avenir. Trevor Harris écoule la dernière année d'un pacte de deux saisons.
Ottawa désire prolonger cette entente. Le club lui a même soumis une offre en février.
« Je ne sais pas où les choses en sont. Je devrais passer un coup de fil à mon agent. Je sais que je veux demeurer ici. Mais en ce moment, je préfère ne pas penser trop à ça. »

Tout pour mêler les entraîneurs

Le préposé à l'équipement du Rouge et Noir a été occupé dans les dernières heures. Pas moins de six joueurs de l'édition championne de la coupe Grey ont décidé de troquer leur numéro.
Les demis défensifs Jerrell Gavins et Nicholas Taylor ont opté respectivement pour le 32 et le 4. Le demi de coin Jonathan Rose s'est tourné vers le 9.
Le secondeur Jean-Philippe Bolduc porte dorénavant le 20.
« Notre tertiaire cherche visiblement à me mêler », a lancé à la blague l'entraîneur-chef Rick Campbell.
Le porteur de ballon Mossis Madu défendra maintenant le numéro 23 tandis que Ray Early a enfilé le dossard 13. « Ça va me porter chance », a insisté le botteur originaire de la Caroline du Sud.
D'autres observations lors du jour 1 du camp du Rouge et Noir ?
Jason Lauzon-Séguin et Alex Mateas ont obtenu le lot des premières répétitions en tant que gardes au sein de la ligne offensive complétée par SirVincent Rogers, Jon Gott et Tommie Draheim.
Un seul vétéran n'a pu fouler le terrain en même temps que les autres. Le plaqueur Moton Hopkins attend de recevoir le feu vert des médecins.
« Il a un problème médical... Ce n'est pas quelque chose que nous voulons discuter », s'est limité à dire le directeur général Marcel Desjardins.
Hopkins doit subir de nouveaux tests sous peu. L'équipe refuse de dire si la saison de ce joueur de la première heure chez le Rouge et Noir pourrait être compromise.