Nathaniel Behar deviendra le premier joueur des Ravens de Carleton à être repêché depuis 1999.

Behar et les Ravens feront du bruit

Nathaniel Behar connaît bien le Rouge et Noir et la Place TD.
Le receveur étoile des Ravens de l'université Carleton a déjà occupé un emploi d'été chez les champions de la coupe Grey. Il était un des préposés à l'équipement lors de leur camp d'entraînement en 2015 et 2016.
« J'ai eu l'occasion de travailler surtout avec les receveurs. Des gars comme Brad Sinopoli, Greg Ellingson, Ernest Jackson et Chris Williams. J'ai tellement appris en les regardant. »
Dans quelques heures, Behar pourrait devenir coéquipier de Sinopoli et Ellingson. Il est classé neuvième plus bel espoir en vue du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF) qui se déroulera dimanche soir.
Reste à voir s'il sera encore disponible lorsque l'équipe de la capitale nationale parlera. Reste aussi à voir si le club veut parier sur un receveur avec son choix de premier tour.
« Ça serait pas mal cool de me retrouver chez le Rouge et Noir. Ça serait une belle façon de boucler la boucle. »
Surtout que Behar, originaire de London, a réalisé le plus beau jeu de sa carrière universitaire à la Place TD. C'est lui qui a capté cette longue passe de 55 verges sur le dernier jeu du match Panda en 2014 pour donner un gain de 33-31 aux Ravens contre les Gee Gees d'Ottawa.
Une séquence qui se retrouve depuis trois ans dans les divers palmarès des jeux spectaculaires de football universitaire.
« J'ai vécu plusieurs matches mémorables durant mes quatre saisons à Carleton. Je suis toutefois prêt à entamer un nouveau chapitre dans ma vie », dit-il.
Behar, qui fait 6' et 195 livres, a été un des capitaines des Ravens. Il a capté 57 passes pour 788 verges et neuf touchés en 2016.
Épatant
Surtout, il a épaté lors du camp d'évaluation national de la LCF en mars. Autant par les résultats de ses tests physiques que par ses réponses en entrevue avec les neuf formations.
« J'essaie d'éviter de penser où je pourrais aboutir. La seule chose que je souhaite, c'est de me retrouver dans un endroit où je pourrai m'épanouir, affirme-t-il avant d'élaborer sa pensée.
«Certains clubs utilisent plus de receveurs canadiens que d'autres», ajoute-t-il.
Behar deviendra le premier joueur des Ravens de Carleton à être repêché depuis 1999. Le programme de football a été mis sur la glace pendant 14 ans avant d'être relancé en 2013.
Et surtout, Behar ne sera pas le seul produit de l'université de l'avenue Bronson à être réclamé.
Un autre Nathaniel, Hamlin celui-là, est ciblé par quelques clubs. Il évolue au poste de demi défensif.
Le spécialiste des retours de botté, Tunde Adeleke, et le joueur de ligne offensive Kwabena Asare, reviennent aussi dans les discussions. Même chose pour le secondeur franco-manitobain Léon Cénérini, qui pourrait dépanner sur les unités spéciales.
«Ça sera une journée spéciale pour nous tous, avoue Nathaniel Behar. Nous avons fait partie de la première édition des Ravens qui n'avaient pas gagné un match. Nous avons grandi ensemble. Maintenant, nous cognons à la porte de la Ligue canadienne de football. C'est fou. Je suis pas mal convaincu que nous aurons des larmes de joie qui couleront sur notre visage.»
Beaucoup de fierté
Un entraîneur qui suivra le déroulement de ce repêchage ? Jean-Philippe Asselin. Le coordonnateur offensif a participé au recrutement des joueurs en plus de travailler étroitement avec notamment Behar.
«De voir où ces joueurs sont rendus, ça nous procure beaucoup de fierté. C'est le fun aussi de voir notre programme rendu là», a soutenu Asselin.
De l'intérêt pour Isaac et Oumar
Le receveur Simon Le Marquand avait été sélectionné par les Tiger-Cats en 2013. Deux ans plus tard, la même équipe optait pour le secondeur Ron Omara tandis que les Stampeders de Calgary jetaient leur dévolu sur le centre-arrière William Langlais.
Puis le printemps dernier, ce fut au tour du maraudeur Mikaël Charland d'être réclamé au deuxième tour par le Rouge et Noir.
Est-ce qu'Isaac Lauzon et Oumar Touré s'avéreront les deux prochains joueurs issus de la Ligue de football scolaire de l'Outaouais à être repêché par un club de la LCF ?
« C'est une bonne question. J'ai hâte de le savoir, lance à ce sujet Lauzon, un porteur de ballon qui a fait ses classes chez les Panthères de Mont-Bleu avant de passer chez les Griffons du Cégep de l'Outaouais et le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke.
«Je pense que nous avons de bonnes chances. Mais en même temps, le repêchage s'avère tellement imprévisible.»
Quatre équipes
Lauzon, 24 ans, fait 6'1'' et 225 livres. Il peut évoluer au sein des unités spéciales, ce que recherchent toujours les équipes de la LCF. Ce dernier a aussi bien paru au camp régional d'évaluation en mars à Montréal.
«Le lundi qui a suivi, mon agent a reçu des appels de quatre équipes différentes. C'est encourageant. J'ai eu aussi des entrevues téléphoniques avec des clubs depuis ce temps-là. Je pense que ça regarde bien en vue de dimanche.»
Touré, lui, a évolué en tant qu'ailier rapproché chez le Vert et Or. Certains clubs sont tentés par sa charpente de 6'4'' et 245 livres. D'autres estiment que l'ancien joueur des Jaguars de l'Érablière ne possède pas des mains assez fiables pour lui permettre d'exceller chez les pros.
«Je bloque très bien. C'est très important à ma position. Les équipes aiment ça. À mes premières années à Sherbrooke, c'est la seule chose que je faisais. Je n'avais pas d'expérience auparavant à bloquer, a soutenu l'ancien joueur de soccer qui a migré vers le football à l'âge de 15 ans.
«Là, je travaille beaucoup la constance de mes mains. Je suis toujours sur le terrain à attraper le ballon. Je suis sûr que je peux régler cette partie du jeu.»
Des clubs lui ont aussi jasé ces dernières semaines. Certaines des mêmes formations qui le suivent depuis sa participation au Défi Est-Ouest en mai 2016. 
À surveiller
Quoi ? Repêchage de la LCF
Quand ? Dimanche dès 19 h
Où ? RDS, TSN et LCF.ca