Selon le dg du Rouge et Noir, Marcel Desjardins, Mehdi Abdesmad (à droite) finira par se trouver du travail dans la NFL.

Aucun contact avec Mehdi Abdesmad

Cinq nouveaux joueurs se sont greffés à l'alignement du Rouge et Noir mercredi, mais Mehdi Abdesmad ne faisait pas partie du lot.
Le joueur québécois de ligne défensive se retrouve sans travail dans la NFL depuis que les Buccaneers de Tampa Bay l'ont libéré vendredi. Aucun autre club ne lui a fait signe dans les derniers jours.
«Nous n'avons pas communiqué avec lui», a indiqué le directeur général du Rouge et Noir, Marcel Desjardins, dont le club possède les droits du colosse de 6'6'' et 284 livres dans la LCF.
 Abdesmad avait été choisi en troisième ronde du repêchage par Ottawa en 2016. Il a toutefois pris le chemin  du Tennessee, passant la saison dernière au sein de l'équipe d'entraînement des Titans. Ce dernier a même disputé les deux parties finales du calendrier régulier.
Né à Montréal de parents tunisiens, Abdesmad a fait ses classes chez les Spartiates du Vieux-Montréal dans les rangs collégiaux. Il s'est ensuite dirigé aux États-Unis, se joignant à Boston College.
À sa dernière saison dans les rangs universitaires, l'ailier défensif a réussi 49 plaqués, dont 15 pour des pertes en 11 parties. Desjardins s'attend à ce que le joueur évolue en tant que plaqueur s'il se pointe éventuellement à Ottawa.
Le dg du Rouge et Noir croit que le téléphone de Mehdi Abdesmad sonnera bientôt. Qu'une autre équipe de la NFL finira par lui faire signe.
«Il y a beaucoup de changements habituellement au sein des équipes après la première semaine de la saison régulière... On verra, a soutenu Desjardins, qui prône la patience dans ce dossier.
«Il n'y a rien qui presse de notre bord. Ce n'est pas comme si nous avons besoin de cette personne dans les prochaines semaines.»
Des blessures à Connor Williams et Ettore Lattanzio ont affecté le contenu canadien au sein de la ligne défensive. Mais le Rouge et Noir n'a pas encore eu besoin de composer le 9-1-1 et réclamer de l'aide.
Ce qui explique pourquoi les champions de la coupe Grey n'ont pas encore tendu une perche au clan Abdesmad.
«Nous sommes satisfaits avec le groupe de joueurs que nous avons en ce moment ici... Nous ne sommes pas non plus en mauvaise situation au chapitre des blessures», a répété Desjardins.
Plusieurs anciens joueurs d'impact de la LCF, qui tentaient leur chance dans la NFL, sont devenus libres comme l'air dans les derniers jours. Le receveur Derel Walker a notamment été embauché par les Eskimos d'Edmonton dans les dernières heures.
Par le passé, Ottawa a ajouté de gros noms à son alignement en septembre ou octobre. Il y a eu notamment Shawn Lemon et Cleyon Laing. Chaque fois à fort prix.
Un scénario qui risque de ne pas se répéter en 2017.
Marcel Desjardins a rappelé que son équipe a ajouté le rapide Quincy McDuffie le mois dernier. Il s'agit de l'un des meilleurs spécialistes des retours de botté de la LCF.
«Notre coup d'éclat, c'était lui, a affirmé le dg du Rouge et Noir. Je ne prévois pas un autre geste de la sorte, mais tu ne sais jamais... Nous ne comptons pas partir à la chasse.»
Le dg a passé le reste de l'entraînement mercredi à zieuter ses cinq nouveaux joueurs. Le porteur de ballon Darrin Reaves était le plus petit du groupe. Sa biographie de la NFL indique une taille de 5'10''.
Visiblement, c'est très généreux.
Il y a aussi le receveur Quentin Sims qui était une vedette ces derniers mois dans l'Arena Football League. Il a capté 79 passes pour 1071 verges et 24 touchés chez les Gladiators de Cleveland. 
Reste à voir s'il peut exceller sur une surface de jeu extérieure et plus grande.
«C'est ce que nous allons voir», a reconnu Desjardins.
Pruneau, le cueilleur de ballons ennemis
Antoine Pruneau connaît ses meilleurs moments en défensive depuis ses débuts dans la LCF à l'été 2014.
Le maraudeur québécois du Rouge et Noir a réussi une troisième interception à ses sept derniers matches, jeudi, contre les Alouettes de Montréal. Dire qu'il en comptait seulement trois à ses 57 premières parties en carrière.
Antoine Pruneau
Comment expliquer qu'il met la main plus facilement sur les passes des quarts adverses depuis un mois et demi ? « Il a appris finalement comment attraper un ballon, a lancé en riant l'instructeur-chef Rick Campbell, mercredi, après la séance d'entraînement des siens.
«C'est bon ça, a-t-il enchaîné. Tu ne veux pas juste une passe rabattue. Tu veux l'interception... Antoine est de plus en plus à l'aise à évoluer en tant que maraudeur. Auparavant, il était toujours collé sur le joueur adverse. Là, il se promène un peu partout et se sert de sa vitesse pour réaliser des jeux importants pour nous.»
Pruneau avait entamé sa carrière en tant que maraudeur, étant ensuite muté à la position de secondeur. L'équipe a cessé de jouer au yoyo avec lui plus tôt cette saison, le plaçant à nouveau à sa position naturelle.
«Être maraudeur, tu dois être patient et savoir quand courir un risque sur un jeu. J'ai maintenant plus d'expérience. Le jeu a ralenti devant moi. Ça me permet de mettre en valeur mes qualités athlétiques et réaliser des jeux.»
Le numéro 6 du Rouge et Noir a bien failli réussir une deuxième interception lors du dernier match contre les Alouettes. «C'est passé tellement proche, a-t-il reconnu.
«Je commence à être mieux placé sur le terrain. Je me rapproche du ballon. C'est bon signe !»
Pruneau ne s'est pas gêné pour célébrer quand il a intercepté Darian Durant. Il a sauté de joie sur le terrain.
«Je jouais devant mon monde. Je tenais à connaître une bonne partie. Puis j'avais vu ce jeu sur vidéo dans les jours avant le match. Je savais où je devais être. Je te dirais que c'est un des jeux dont je suis le plus fier de ma carrière. J'ai vécu un bon moment. Je suis content des progrès que je réalise à chaque match. Je suis sur une belle lancée.»
Un peu comme le Rouge et Noir, qui a maintenant remporté ses trois dernières parties.