À Ottawa, tous les yeux, ou presque, seront rivés vers Michael Arruda.

Arruda est prêt à mener les Ravens

La saison de football débutera ce week-end sur les différents campus universitaires canadiens. À Ottawa, tous les yeux, ou presque, seront rivés vers Michael Arruda.
C'est un peu normal. Le quart-arrière hullois est un des plus intrigants espoirs à éclore dans la région de la capitale nationale depuis des lunes.
Son parcours unique le place encore davantage sous les projecteurs.
Au départ, Arruda devait porter l'uniforme gris et grenat des Gee Gees d'Ottawa.
En fin de compte, il optera pour le noir, blanc et rouge de leurs plus grands rivaux, les Ravens de Carleton.
Le jeune homme au bras puissant s'est pointé au camp d'entraînement, sur le campus de l'U d'O, à la fin de l'été 2016. Trois jours plus tard, il quittait avec son baluchon sur l'épaule.
« Je ne veux rien dire de mal sur Ottawa. Au contraire. Cette Université était prête à m'offrir une chance de jouer. Je serai toujours reconnaissant. C'est juste que... Je ne me sentais pas vraiment chez moi sur ce campus. Quelque chose en moi me disait que je n'apprécierais pas mon expérience si je restais. J'ai choisi de partir », raconte-t-il.
La décision de redevenir « joueur autonome » ne pouvait pas être prise à la légère. En demandant un transfert, Arruda devait s'engager à passer une année complète sur la liste des joueurs suspendus. Cette décision lui faisait perdre une année complète d'éligibilité.
Il s'est vite consolé lorsque plusieurs universités l'ont contacté. Il aurait pu se joindre au puissant Rouge et Or de Laval, mais la perspective d'étudier en français ne l'enchantait guère. Les Stingers de Concordia étaient disposés à bâtir leur équipe autour de lui. Il n'était pas nécessairement chaud à l'idée de quitter sa région natale.
Il a passé la dernière année à s'entraîner avec les Ravens.
« Au fond, la suspension n'a pas été la pire chose qui pouvait m'arriver. Au lien d'être coincé dans un rôle de réserviste, j'ai plutôt eu la chance de me familiariser avec mon environnement dans un rôle où il n'y avait pratiquement pas de stress. »
« La vie à Carleton ? Super. La communauté étudiante est plus petite. Je me suis tout de suite bien senti à mon arrivée. C'est toujours agréable de faire la fête avec mes coéquipiers. »
coupe vanier ?
Michael Arruda a occupé le fauteuil du quart-arrière partant dès le début du camp d'entraînement des Ravens. Il devrait donc se trouver derrière le centre lors du match inaugural, samedi, à Kingston, face aux Gaels de Queen's.
Le jeune Hullois héritera alors d'une attaque expérimentée.
Le football a effectué un retour à Carleton en 2013. Les Ravens devraient arriver à maturité dans l'an cinq. Ils ont réussi à se maintenir dans le top-10 du Sport interuniversitaire canadien (U Sports) tout au long de la dernière saison.
Cette fois, ils viseront ni plus ni moins que le sommet.
« J'essaie de toujours vivre dans le moment présent. Je ne veux surtout pas faire de projection trop loin dans l'avenir. Jouer au football de façon professionnelle, bien entendu, c'est un rêve. Pour l'instant, je rêve davantage au championnat. Beaucoup de joueurs qui ont contribué à développer notre programme s'apprêtent à disputer une dernière saison. Ce serait vraiment sensationnel de les aider à quitter sur une bonne note, avec une conquête de la Coupe Vanier. »
Les Gee Gees entreprendront également la prochaine saison sur la route.
Les deux clubs universitaires ottaviens feront leur rentrée à domicile durant le long week-end de la Fête du travail.
Les deux clubs se croiseront le samedi 30 septembre. Les Ravens tenteront alors de conserver Pedro le Panda.
« Ce sera un match... intéressant, ricane Michael Arruda. Moi, personnellement, je n'ai pas d'ennemis chez les Gee Gees. Je peux comprendre que certains joueurs vont me viser. Ça va m'ajouter une certaine pression. C'est correct. J'aime bien la pression. »
Mossis Madu ou William Powell contre les Lions?
Les semaines passent. Une question demeure. Qui utiliser à la position de porteur de ballon chez le Rouge et Noir d'Ottawa ?
À moins de 48 heures du match contre les Lions de la Colombie-Britannique, l'entraîneur-chef Rick Campbell ne sait toujours pas quelle voie emprunter.
William Powell doit, en principe, être son homme de confiance. Mais Powell n'est pas au sommet de sa forme. Il traîne une blessure depuis un certain temps, déjà. Il a joué la semaine dernière contre les Tiger-Cats à Hamilton, mais il n'était clairement pas au sommet de sa forme.
Il a porté le ballon une douzaine de fois et s'est contenté de 33 verges de gain.
Powell pourrait céder sa place à son coéquipier Mossis Madu. Rien n'est coulé dans le béton.
Mossis Madu
William Powell
« Nous voulons simplement que Powell retrouve la santé le plus rapidement possible. Je suis fort conscient que c'est une conversation que nous avons déjà eue dans le passé. Ça ne change pas. Tous les scénarios sont étudiés en ce moment. Nous pourrions utiliser William, nous pourrions utiliser Mossis. Nous pourrions aussi faire appel aux deux », a expliqué Campbell durant son point de presse, jeudi.
Le Rouge et Noir a enfin retrouvé son terrain de la Place TD, après avoir passé la semaine à s'entraîner à l'Université d'Ottawa.
« Ce fut une semaine différente. Il a fallu s'ajuster, en raison du concert de Guns N' Roses. Je trouve que nos gars ont plutôt bien composé avec tout cela, dit Campbell. Nous sommes rentrés chez nous et nous allons nous préparer en prévision d'un gros match. »