Le nouveau quart-arrière du R&N, Nick Arbuckle

Arbuckle aime déjà Ottawa

La vie de Nick Arbuckle va changer du tout au tout dans les prochains mois.

Il va d’abord s’installer dans une ville qu’il ne connaît à peu près pas. Il va faire cela dans le but de relever un nouveau défi professionnel, à titre de quart-arrière numéro un du Rouge et Noir d’Ottawa.

Comme si ce n’était pas suffisant, il va également devenir père pour la première fois.

Arbuckle veut clairement que ça se sache.

L’athlète de 26 ans a été officiellement présenté aux journalistes dans le cadre d’une conférence de presse, vendredi matin à la Place TD. Quand il est monté sur l’estrade, il portait un gros ruban rose, annonçant la naissance prochaine de sa fille.

«C’est un petit quelque chose que j’ai reçu lors de notre shower. Un cousin m’a donné ça», a-t-il expliqué.

«Je porte ce ruban chaque jour, a-t-il enchaîné. Dès qu’on voit le ventre de ma femme, on sait qu’elle aura bientôt un enfant. J’avais comme l’impression que j’avais besoin d’un truc bien à moi pour annoncer la bonne nouvelle à tout le monde.»

Arbuckle estime qu’il y a un lien important à tisser entre la famille et le football.

«Quand est venu le temps de signer mon contrat, nous avons pris le temps de tout analyser. Nous avons déterminé qu’Ottawa est un bel endroit où fonder une famille. C’est un endroit où nous croyons que nous pourrons élever nos enfants.»

Arbuckle, qui est originaire de la Californie, en a beurré très épais quand est venu le temps de parler de la beauté d’Ottawa.

«D’habitude, quand je joue un match sur la route, je ne m’éloigne pas trop de mon hôtel. Quand je visitais à Ottawa, ces dernières années, j’avais toujours envie d’aller me balader. Je voulais voir les restaurants et le centre commercial. J’aime beaucoup le canal. C’était une ville que j’avais envie de visiter en profondeur. J’avais envie d’emmener ma femme, ici. C’est cool. Les pièces du puzzle se sont assemblées toutes seules!»

Arbuckle a connu une saison 2019 plus que satisfaisante, dans le fauteuil du quart-arrière numéro deux, chez les Stampeders de Calgary.

Vu son jeune âge, il aurait pu obtenir un essai dans la NFL.

Il persiste et signe. C’est à Ottawa qu’il voit son avenir se dessiner.

«Nous voulons fonder notre famille au Canada, insiste-t-il. Ce pays a été très bon pour nous, à tous les points de vue. C’est ici que nous voyons notre avenir.»

Arbuckle aurait pu accéder à l’autonomie complète, cet hiver. Le Rouge et Noir a complété une transaction mineure, cédant quelques choix au repêchage aux Stampeders, dans le simple but d’obtenir le droit de négocier avec lui.

Si on se fie à ce qu’il dit, le directeur général Marcel Desjardins n’a pas eu besoin de travailler trop fort pour le convaincre de signer.

«Nous étions confiants, dit le DG. Nous avons de bons employés. Nous avons de bonnes installations. Nous évoluons dans une belle ville. Nick a eu la chance de discuter avec nos propriétaires. Tous les joueurs autonomes n’ont pas cette chance.»

«Quand on négocie avec des joueurs autonomes, les dollars font aussi une belle différence», ajoute-t-il.