Le maraudeur du Rouge et Noir, Antoine Pruneau est toujours à la recherche d’un premier touché devant ses partisans à Ottawa.

Antoine Pruneau rêve d’un touché à la Place TD

Antoine Pruneau devra patienter un autre match local. Le maraudeur québécois s’avère toujours à la recherche de son premier touché en carrière à la Place TD.

Un moment auquel il rêve depuis ses débuts dans l’uniforme du Rouge et Noir à l’été 2014. Le capitaine de la défensive a déjà inscrit un touché, mais lors d’une partie à Régina à l’automne 2017.

Pruneau avait intercepté une passe de Kevin Glenn à l’époque, ramenant le ballon sur 46 verges.

Ce dernier a vu plusieurs de ses coéquipiers en défensive marquer des touchés au fil des ans devant leurs partisans à Ottawa.

« Moi aussi j’ai le goût de célébrer », a-t-il confié avant que le Rouge et Noir sorte victorieux face aux Roughriders de la Saskatchewan, jeudi soir, en lever de rideau de la sixième saison locale de l’équipe dans la LCF.

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Et s’il devait marquer enfin à la maison ?

« J’ai quelques célébrations en tête, mais je ne veux pas les dévoiler. J’aimerais que ça soit une surprise », a lancé Pruneau, sourire en coin.

Mais c’était plus fort que lui.

« Je peux te dire que si je marque, j’espère que ça sera dans cette zone des buts ci », a-t-il dit en montrant le bout de terrain situé non loin de la terrasse en bois traité.

L’an dernier, Jon Gott avait fêté un touché d’un coéquipier en buvant une bière d’une partisane qui se trouvait sur le patio.

Pruneau ne l’imitera pas. Ça n’impliquera pas de l’alcool ou des canettes écrasées contre son casque.

« Je peux te donner un autre indice, a lancé Pruneau, sourire en coin. Mon commanditaire, c’est Subaru. »

Une voiture aux couleurs du Rouge et Noir construite par le manufacturier automobile se trouve justement sur cette terrasse.

« Faites vos prières pour que ça se produise », a ajouté Pruneau, visiblement fier de son idée.

À défaut de marquer un touché dans le gain de 44-41 contre les Riders, le numéro 6 a réussi quatre plaqués, dont un qui a forcé l’adversaire a échappé le ballon.

L’autre bonne nouvelle ?

Il lui reste encore huit matches locaux au calendrier régulier pour réussir un exploit qui lui a échappé jusqu’ici en carrière.

Sur un ton plus sérieux, Antoine Pruneau a rappelé que jouer à la Place TD demeure toujours « le fun ».

« Je me suis ennuyé de nos partisans, de l’ambiance ici au stade. Six mois sans jouer ici, c’est long », a-t-il dit.

« Je trouve que nous avons un public plus éduqué. Par exemple, je me souviens lors de notre tout premier match ici. Les gens criaient pendant les 60 minutes. Maintenant, ils savent rester silencieux quand notre attaque se trouve sur le terrain. »

« Puis quand tu parles aux amateurs, tu te rends compte qu’ils connaissent leur affaire. Ça rend par contre notre travail plus difficile, ajoute Pruneau en riant. Ils savent maintenant quand nous faisons une erreur sur le terrain ! »

Un truc qui n’a pas changé au fil des ans ? Cette candeur du maraudeur du Rouge et Noir. Et cette joie de vivre.

Il a passé de longues minutes mercredi à jaser de son nouveau look en 2019. Ses longs cheveux lui ont valu d’être surnommé le « Keanu Reeves » de l’équipe. Un clin d’œil à l’acteur canadien bien connu notamment pour son rôle de John Wick au grand écran.

« Je trouve la comparaison très flatteuse pour moi. Pas sûr que lui serait aussi content d’entendre ça. »

« Je laisse pousser mes cheveux depuis l’an dernier. Ma copine aime bien ça. C’est une bonne raison de continuer comme ça ! »