Rouge et Noir

Nouveau contrat pour Powell

Un autre joueur d’impact de l’attaque du Rouge et Noir sera de retour en 2018.

Le demi William Powell, qui a franchi la barre des 1000 verges au sol en seulement 12 parties la saison dernière, a accepté lundi un nouveau contrat d’un an. « Il a prouvé qu’il était un des meilleurs joueurs à sa position à travers la ligue », a soutenu le directeur général Marcel Desjardins.

« Ça va nous donner une continuité à l’offensive. Puis c’est le genre de personne que nous voulons avoir au sein de notre organisation. C’est un gars toujours souriant. Même quand il a été blessé durant toute la saison 2016, il voulait demeurer dans notre entourage. »

Powell s’est joint au Rouge et Noir en 2015. Il avait joué un rôle important dans le parcours de l’équipe vers le match de la coupe Grey à Winnipeg.

Certains observateurs se demandaient si la direction du Rouge et Noir serait craintive à l’idée de miser sur un porteur de ballon qui fêtera bientôt ses 30 ans. L’ancien joueur de la NFL a été ralenti par les blessures durant sa carrière.

« La décision de le ramener était facile. Il restait à négocier. Ça s’est passé rapidement », a indiqué Desjardins au bout du fil.

Encore en négociations

Ce dernier quittait la Place TD quand Le Droit l’a joint via téléphone. Il venait de terminer un lundi fructueux au bureau.

« Un autre dossier de régler. On va continuer de travailler sur les autres », a lancé le DG, qui avait mis sous contrat les Harris, Sinopoli, Bolduc et Gillanders avant Noël.

Ottawa pourrait perdre les services des Zack Evans, Arnaud Gascon-Nadon, Alex Mateas, Nolan MacMillan et Jake Harty le mois prochain. Ces joueurs canadiens sont à la recherche d’une nouvelle entente.

« Comme nous avons déjà dit par le passé, nous tentons de faire des joueurs canadiens notre priorité. Mais il y a aussi d’autres joueurs », a rappelé Desjardins en faisant notamment allusion au spectaculaire Diontae Spencer, qui excelle aussi sur les retours de botté.

Des choix déchirants se pointent chez le Rouge et Noir. Les vétérans Tank Reed et Jerrell Gavins font aussi partie des joueurs qui pourraient tenter leur chance sur le marché des agents libres.

« Il n’y aura pas nécessairement assez d’argent pour tout le monde », a averti Marcel Desjardins.

Football

Mathieu Hébert réalise un rêve

Mathieu Hébert est sur un nuage depuis quelques semaines. Son rêve d’évoluer un jour chez les professionnels au football est à portée de main. Avec en poche un contrat d’une année assortie d’une année d’option avec le Rouge et Noir d’Ottawa (LCF), le botteur du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke n’est plus qu’à quelques semaines de réaliser ce rêve.

« Jouer chez les pros est devenu un rêve plus concret après mon passage avec les Volontaires du Cégep de Sherbrooke, où j’étais botteur et receveur de passes. Je comparais mes moyennes de botté de dégagement avec celles des botteurs chez les pros et je n’étais déjà pas très loin. Je suis très content d’avoir cette chance! »

« Je pensais avoir des invitations à certains camps d’entraînements, le printemps prochain. Mais trois semaines après la fin de notre saison, mon agent m’a contacté pour me dire qu’Ottawa avait déposé une offre. »

« J’étais content, et pas tout à fait surpris. Ottawa avait été le seul club à me contacter, en prévision du dernier repêchage de la LCF. Ils m’ont dit que si tout allait bien, que j’étais une option pour eux, au repêchage. Mais ça ne s’est pas matérialisé. »

« Je savais donc que je devais connaître une très solide dernière année avec le Vert & Or pour améliorer mes chances. »

Mathieu Hébert a complété la saison 2017 avec une moyenne de 43,6 verges sur ses bottés de dégagement. Il a terminé deuxième à ce chapitre au Québec et quatrième au Canada.

Les dépisteurs des neuf clubs de la LCF l’ont eu à l’œil toute l’année.

Hébert a partagé le boulot avec Pierre-Antoine d’Astous l’automne dernier, alors que ce dernier se consacrait aux bottés de précision.

Chez le Rouge et Noir, c’est l’Américain Brett Maher qui cumulait les deux boulots la saison passée.

Outre Hébert, Ottawa a aussi mis sous contrat le botteur de l’Université d’Ottawa Lewis Ward. Ce dernier a réussi 88 placements lors de son séjour universitaire, un record du football universitaire ontarien.

« C’est vraiment une belle tape dans le dos de la part du Rouge et Noir. C’était aussi ma destination souhaitée; c’est une très belle ville, une équipe gagnante et il y a beaucoup de Québécois parmi les entraîneurs. J’irais aussi y rejoindre un très bon ami en Anthony Gosselin. Ce sera rassurant d’avoir quelqu’un que je connais sur place lorsque le camp d’entraînement s’amorcera », dit Hébert, qui aura joué cinq ans avec le Vert & Or.

Coéquipier de Hébert chez le Vert & Or, Gosselin a été repêché en deuxième ronde par Ottawa en 2017. Il a joué huit matchs avec le Rouge et Noir.

Joueur de soccer, joueur de football

Joueur de soccer d’abord, joueur de football ensuite, Mathieu Hébert a toujours eu confiance en sa bonne étoile.

« J’ai toujours su que je pourrais probablement gagner ma vie grâce à une aptitude sportive. J’ai commencé à jouer au soccer assez tôt, avec les équipes sherbrookoises comme les Vikings, les Verts et le Dynamik. J’étais gardien, et je faisais aussi les coups francs. J’ai toujours eu une bonne jambe. »

« J’ai commencé à botter au secondaire, avec les Harfangs, en plus d’être receveur de passes. Au cégep, avec les Volontaires, j’ai fait la même chose. Ce n’est qu’à ma dernière année que je me suis consacré à mon poste de botteur. »
« Que ce soit comme gardien au soccer au botteur au football, les situations sont similaires. Tu embarques dans une situation sous pression. C’est difficile, mais tu peux accomplir de grandes choses. J’aime me retrouver dans ce genre de situation. »

En plus de son programme d’entraînement spécifique conçu par le préparateur physique du Vert & Or Xavier Roy, Hébert suivra aussi les précieux conseils de l’entraîneur des botteurs Daniel Paquette.

Ce dernier a travaillé avec l’ancien des Alouettes Sean White, maintenant avec les Eskimos d’Edmonton, en plus de son association avec plusieurs formations universitaires et collégiales au Québec. Il a participé au camp des Eskimos lors des deux dernières années.

S’il devait se tailler une place chez les pros cette année, Mathieu Hébert serait le premier joueur de football issu du programme des Harfangs de l’école secondaire à réussir l’exploit.

« Il y a un mur des célébrités à l’école pour honorer les accomplissements des anciens gars de foot. J’aimerais bien que mon nom y soit inscrit comme étant le premier de l’école à avoir joué chez les pros », a-t-il dit avec un sourire.

Rouge et Noir

Taylor libéré par le Rouge et Noir

Au moins un membre de la tertiaire du Rouge et Noir ne sera pas de retour en 2018.

L’équipe a libéré lundi le demi défensif Nicholas Taylor. Ce dernier a participé à huit parties l’an dernier, réussissant 34 plaqués. La saison précédente, il avait inscrit un touché sur un retour d’interception.

Ottawa a promis d’améliorer sa défensive qui a connu son lot de ratés en 2017. Plusieurs entraîneurs ont écopé. Noel Thorpe a notamment succédé à Mark Nelson en tant que coordonnateur défensif.

La direction a aussi annoncé lundi la mise sous contrat de cinq joueurs américains, dont le joueur de ligne défensive Cliff Matthews. Ce dernier a disputé 35 parties dans la NFL, tous chez les Falcons d’Atlanta, de 2012 à 2016.

Football

Keith Sanscartier gagne son pari

Trois-Rivières — Keith Sanscartier aura l’occasion de se faire valoir lors d’un camp d’entraînement d’une équipe de la Ligue canadienne de football, au printemps prochain.

Demi-défensif étoile du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke qui n’a pourtant jamais évolué dans les rangs collégiaux, le Trifluvien de 25 ans se rapportera au Rouge et Noir d’Ottawa en mai, a annoncé l’organisation ontarienne dans les dernières heures.

Il ne s’agira pas du premier contact de Sanscartier avec le Rouge et Noir; il avait été invité à un camp d’essai l’an passé. Malgré des tests concluants, on ne l’avait pas repêché.

«Je le sais depuis un certain temps, je suis heureux de pouvoir partager la nouvelle. Quand ils m’ont contacté, j’ai répondu oui tout de suite», sourit l’ancien des Lions de Chavigny. «Pour être honnête, je visais Ottawa.»

Il n’y a d’ailleurs pas eu de discussions avec d’autres clubs. «Je sais à quoi m’attendre de cette équipe, j’ai déjà visité leurs installations et je connais des gars du Rouge et Noir.»

S’il parvient à se tailler un poste dans la capitale fédérale, Sanscartier rejoindrait le spécialiste des longues remises Louis-Philippe Bourassa, originaire de Shawinigan. «C’est mon objectif en tout cas!»

Sanscartier compte parmi les 14 joueurs sélectionnés par le Rouge et Noir en ce début d’année.

Lors de son ultime campagne universitaire à Sherbrooke, il a réalisé 45 plaqués en huit matchs, ce qui le situait au deuxième rang du réseau québécois.

Membre important de la tertiaire sherbrookoise, il fut aussi un joueur clé sur les unités spéciales. Malheureusement, son équipe a encaissé une défaite dès le premier tour des éliminatoires, contre Laval.

«J’aurais aimé qu’on se rende plus loin, mais sur le plan individuel, cette saison m’a permis de recevoir l’offre du Rouge et Noir.»

Le futur bachelier en administration des affaires se battra donc pour un poste dans la LCF en mai, sans doute sur les unités spéciales. Il s’inspire du parcours d’Antoine Pruneau, devenu un régulier de la brigade défensive à Ottawa.

«Nos styles se ressemblent. Je suis rapide et en mesure de compléter mes plaqués. Mais si je dois faire mes classes sur l’équipe de pratique, j’accepterai mon rôle. Je n’abandonnerai pas à la première embûche.»

Le parcours de Sanscartier figure parmi les belles histoires des dernières années du Réseau du sport étudiant du Québec.

Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, l’adolescent s’est dirigé vers l’armée, avant de retourner aux études quelques années plus tard. Même s’il n’a pas joué au football dans les rangs collégiaux, il s’est imposé comme l’un des meneurs du Vert et Or, autant sur le terrain que dans le vestiaire.

Football

Les Roughriders mettent la main sur Collaros grâce au choix obtenu en retour de Durant

Les Tiger-Cats de Hamilton ont échangé le quart-arrière Zach Collaros aux Roughriders de la Saskatchewan en retour du 10e choix au total lors du prochain repêchage de la Ligue canadienne de football.
Les Roughriders avaient obtenu ce choix des Alouettes lors de la transaction qui a conduit le quart Darian Durant à Montréal, il y a un an.

Rouge et Noir

Pas de négos entre AGN et Ottawa

Aucun nouveau contrat ne se retrouvera sous le sapin de Noël chez Arnaud Gascon-Nadon.

Le joueur de ligne défensive devra patienter au mois prochain s’il désire s’entendre avec le Rouge et Noir. « C’est tranquille », a-t-il avoué, vendredi, au sujet de son avenir à Ottawa.

Un des joueurs québécois les plus connus de l’équipe, Gascon-Nadon n’est nullement inquiet. Le directeur général Marcel Desjardins et lui ont convenu après l’élimination de l’équipe en novembre de patienter à la nouvelle année avant d’entamer des négociations. L’ailier québécois peut devenir joueur autonome en février prochain.

« Nous nous sommes entendus de se parler en janvier. Marcel a un plan. Il voulait signer Brad et Trevor avant la fin de l’année. »

Ce que le Rouge et Noir a réussi. Le receveur Brad Sinopoli a obtenu un nouveau pacte de deux saisons le 30 novembre. Treize jours plus tard, le quart-arrière Trevor Harris a accepté une entente d’un an, assurant son retour à Ottawa en 2018.

L’espace non utilisé sous le plafond salarial dans la dernière année servira à éponger une partie de la rémunération de ces deux piliers de l’attaque. L’organisation a aussi prolongé les contrats de Jean-Philippe Bolduc et Brendan Gillanders, deux rouages importants des unités spéciales.

Bolduc est un bon ami de Gascon-Nadon. Ce dernier aimerait bien demeurer à son tour dans la capitale nationale. « Je n’avais pas choisi de venir à Ottawa (en 2016) en raison de l’argent. En fait, j’en ai accepté moins pour jouer avec le Rouge et Noir », a rappelé le numéro 41, qui avait disputé ses deux premières saisons dans la LCF à Hamilton.

« Ma priorité était de jouer dans un endroit où je serai apprécié, où on me permettrait d’aider l’équipe au maximum de mes capacités. Ça restera ça. S’il y a des négociations, je vais vouloir parler de football et d’argent, et non uniquement d’argent. »

Son utilisation lors de la dernière saison reviendra sur le tapis. Le joueur surnommé « AGN » a perdu à la fin de l’été le poste de partant qu’il occupait depuis une saison et demie. Tout ça dans des circonstances un peu floues. Autant le joueur que les médias n’ont pas obtenu à l’époque une explication précise au sujet du changement.

« C’est clair que je me considère un partant. Je crois que je peux apporter encore beaucoup à une équipe en termes de jeu et de leadership (...) Si jamais on me voit dans une rotation, j’aimerais que ça soit clair, que ça soit défini. La saison dernière, nous étions dans une zone grise. Je ne savais pas ce qu’ils voulaient faire. »

Gascon-Nadon, qui fêtera ses 30 ans en juillet, n’a réussi que huit plaqués et trois sacs en 17 matches en 2017. L’année précédente, il avait connu la meilleure de ses cinq saisons en carrière dans la LCF avec 14 plaqués, six sacs en plus de provoquer un ballon échappé en seulement neuf parties.

Le nouveau coordonnateur défensif du Rouge et Noir, Noel Thorpe, l’a contacté dans les derniers jours.

« Il a appelé pour se présenter. Il avait de beaux compliments sur ma façon de jouer. Je pense qu’il a appelé plusieurs des joueurs défensifs. »

Il reste que Gascon-Nadon aimerait s’asseoir avec Thorpe avant de s’engager à nouveau avec Ottawa.

En attendant, ce sera du repos et des visites en famille durant la période des Fêtes. Puis tôt en janvier, il continuera à entraîner quelques joueurs issus des écoles secondaires et équipes collégiales dans un gymnase à Montréal. Un rôle qu’il occupe depuis quelques années durant la saison morte.

« J’aime ça. Il y a de bons petits joueurs de football. Je vais aussi continuer à donner des conférences dans des écoles. J’aime ça m’impliquer à gauche et à droite. »

Rouge et Noir

Le Rouge et Noir hérite d’un calendrier «moins pire»

Le Rouge et Noir n’a pas sauté de joie, mais se disait tout de même satisfait du calendrier de la prochaine saison dévoilé jeudi par la Ligue canadienne de football (LCF).

« Ça ne pouvait pas être pire que cette année », a rappelé le directeur général Marcel Desjardins. Son équipe avait dû patienter à la mi-octobre pour obtenir une première semaine de congé.

En fait, Ottawa avait obtenu relâche lors de deux des trois dernières semaines de la saison régulière. Il s’était retrouvé avec un calendrier peu favorable en première moitié de saison, disputant à un certain moment trois parties en 11 jours.

Un scénario qui ne se reproduira pas en 2018.

Le calendrier prévoit cinq parties locales présentées un vendredi soir, deux autres disputées le jeudi et deux autres le samedi. Une seule fois le Rouge et Noir jouera deux matches en l’espace de six jours, soit le 28 juillet à Hamilton puis le 2 août à Toronto.

« J’aime le fait qu’il y aura assez d’espace entre nos parties en 2018 », a soutenu Desjardins, dont le club commencera la saison le 21 juin à la Place TD, recevant la visite des Roughriders de la Saskatchewan.

Un « cadeau de Noël »

Ottawa entamera le calendrier régulier une semaine plus tard que tout le monde, profitant d’un premier congé dès le départ. « Ce n’est pas l’idéal, mais c’est quand même mieux distribué que la saison dernière », a rappelé le dg franco-ontarien au sujet des semaines de relâche.

Chaque club aura droit à trois pauses dorénavant. Le Rouge et Noir sera aussi au repos lors des 11e et 16e semaines.

« C’est dix semaines entre notre premier et deuxième congé, a déploré Desjardins. Mais comparé à la saison dernière, c’est comme un cadeau de Noël... »

À noter, l’équipe de la capitale affrontera des adversaires de la division Ouest lors de quatre de ses cinq premières joutes. Elle aura encore trois parties contre les Alouettes de Montréal, dont deux à la maison.

Le Rouge et Noir disputera aussi deux parties hors-concours.

Football

Harris restera chez le Rouge et Noir

Les négociations n’ont duré que quelques journées. Trevor Harris n’avait nullement l’intention de porter un autre uniforme que celui du Rouge et Noir en 2018.

Le quart-arrière américain a accepté mercredi une prolongation de contrat d’une saison. « Je veux jouer à Ottawa pendant plusieurs autres saisons », a-t-il répété en entrevue.

Harris aurait aimé obtenir un nouveau pacte à long terme. L’organisation aussi était prête à lier son avenir à l’athlète âgé de 31 ans.

Mais en raison de l’incertitude entourant la saison 2019, les deux côtés ont décidé de patienter. Il ne reste qu’une année à la présente convention collective.

« Je peux vous dire que je n’ai pas l’intention d’aller ailleurs. Je suis convaincu que l’équipe et moi serons capables de conclure une nouvelle entente par la suite, a soutenu Harris.

«Quand je me suis joint à cette formation, j’ai dit que je voulais gagner des championnats avec elle. Je compte bien honorer cette promesse.»

Harris a complété sa première saison en tant que quart-arrière numéro un du Rouge et Noir en 2017, prenant la relève du retraité Henry Burris. Il a terminé le calendrier régulier au premier rang de la LCF avec 30 passes de touché, même s’il a raté trois matches en raison d’une blessure à l’épaule droite.

Le numéro 7 a récolté 4679 verges via la voie aérienne.

En revanche, l’équipe a connu une saison éprouvante. Elle n’a gagné que huit de ses 18 parties, s’inclinant en demi-finale de l’Est contre les Roughriders de la Saskatchewan.

«Ce n’est pas nécessairement en raison des performances de Trevor que nous avons eu une fiche très faible. Nous sommes sûrs qu’il va continuer à jouer à un niveau élevé. Ce sera à nous de bien l’entourer, de bien le protéger», a affirmé le directeur général Marcel Desjardins. Ce dernier a rappelé que le retour de Harris était un des gros dossiers à ficeler cet hiver sur son bureau. Que l’équipe n’avait nullement le goût de magasiner pour un nouveau quart-arrière.

«Ça n’a pas été trop compliqué, a-t-il dit des négociations. C’est bon de savoir le plus tôt possible la direction que nous prendrons. C’était notre préférence d’avoir de la continuité à cette position, de garder nos joueurs de premier plan.»

Le Rouge et Noir a déjà conclu une nouvelle entente avec le receveur vedette Brad Sinopoli. Il tente de mettre sous contrat d’autres joueurs d’ici le congé des Fêtes.

«J’aimerais bien régler d’autres dossiers», a indiqué Desjardins. Les joueurs de ligne défensive Arnaud Gascon-Nadon et Zack Evans sont à la recherche de nouveaux pactes, tout comme notamment le centre Alex Mateas, le porteur de ballon William Powell et le secondeur Tank Reed.

Le DG franco-ontarien a confirmé que le receveur étoile et spécialiste des retours de botté Diontae Spencer obtiendra un essai devant une équipe de la NFL sous peu. Même chose pour le demi de coin Jonathan Rose.

Les discussions de contrat seront mises sur la glace avec ces deux joueurs en attendant de connaître leur sort au sud de la frontière.

Quant à Trevor Harris, il n’est nullement inquiet en vue de 2018, peu importe qui sera de retour à Ottawa. «Nous étions un meilleur club que notre fiche l’a indiqué. Nous avions gagné sept de 10 dernières parties. Il ne faut pas l’oublier, a-t-il dit.

«C’est une des nombreuses raisons pourquoi je voulais revenir. En plus de me sentir chez  moi à Ottawa, j’ai la ferme intention de terminer le travail inachevé de la dernière saison.»

Rouge et Noir

Ellingson parmi les étoiles

Le receveur Greg Ellingson est l’unique joueur du Rouge et Noir qui a été nommé mardi au sein de l’équipe d’étoiles de la LCF.

Il a établi un sommet en carrière en 2017 avec 1459 verges et 12 touchés sur 96 réceptions. 

Aucun joueur des Alouettes de Montréal ne se retrouve chez les étoiles.

Rouge et Noir

Le Rouge et Noir confie sa défensive à Thorpe

Les changements se poursuivent et deviennent plus importants chez le Rouge et Noir. L’équipe a officiellement changé de coordonnateur défensif dans les dernières heures.

L’homme qui occupait ce poste depuis l’an Un, Mark Nelson, cédera sa place à Noel Thorpe en 2018. Il restera toutefois au sein de l’organisation. En coulisses, on dit que Nelson supervisera dorénavant les secondeurs.

Thorpe s’amène à Ottawa après avoir dirigé la défensive des Alouettes de Montréal lors des cinq dernières saisons. Il a aussi passé trois ans à Edmonton, étant entraîneur des demis défensifs et coordonnateur des unités spéciales.

Le directeur général Marcel Desjardins et l’entraîneur-chef Rick Campbell connaissent bien Thorpe, ayant travaillé avec lui lors de leur séjour respectif chez les Alouettes et les Eskimos. Le maraudeur Antoine Pruneau a aussi évolué sous les ordres du nouveau coordonnateur qui s’occupait de la défensive des Carabins de l’Université de Montréal en 2011 et 2012.

« Je ne connais pas Thorpe personnellement, mais il a tout le temps obtenu de bons résultats. En fait, la défensive était la seule bonne chose chez les Alouettes l’an dernier », a commenté le secondeur et membre des unités spéciales du Rouge et Noir, Jean-Philippe Bolduc.

Ce dernier a connu un lundi mouvementé. En plus d’apprendre qu’il a un nouveau patron, il a obtenu une prolongation de contrat de deux ans.

« Je suis très heureux d’obtenir un peu de stabilité. J’avais déjà dit que je voulais rester à Ottawa », a rappelé Bolduc, qui a réussi 14 plaqués à sa deuxième saison chez le Rouge et Noir en 2017.

« J’aime l’équipe. J’aime mes coéquipiers. J’aime la ville. J’aime les entraîneurs. Je demeure déjà à longueur d’année ici. »

Bolduc n’est pas le seul joueur qui se retrouve avec un nouveau pacte de deux ans. Le centre-arrière Brendan Gillanders, originaire d’Ottawa, s’est aussi entendu avec l’équipe lundi.