Rouge et Noir

Quand Patrick Lavoie rencontre Patrick Lavoie

Son homonyme vient de compléter sa sixième saison dans la Ligue canadienne de football (LCF). Il s’avère un des joueurs les plus connus chez le Rouge et Noir.

Faites la connaissance de « l’autre » Patrick Lavoie. Un jeune Gatinois âgé de 18 ans qui espère connaître une aussi longue et fructueuse carrière dans les rangs professionnels.

Dans son cas, il n’est pas centre-arrière comme le capitaine des champions en titre de la coupe Grey. Il ne porte pas le ballon.

« Je n’aurais aucune chance de jouer à cette position. Je ne suis pas assez vite », lance en riant l’athlète de 6’5’’ et 290 livres qui retient l’attention dans les rangs collégiaux en tant que bloqueur à gauche. L’équipe canadienne junior vient notamment de le recruter en vue de l’International Bowl.

Un événement qui aura lieu en janvier prochain au domicile des Cowboys de Dallas, le stade AT&T, à Arlington, au Texas.

« Apparament, c’est un des plus beaux stades de la NFL. C’est celui qui a coûté le plus cher à construire », rappelle Lavoie sur un ton excité au bout du fil.

Il en a coûté 1,15 milliard $ US. L’endroit peut accueillir 105 000 spectateurs. « Je n’ai jamais joué dans un stade gros comme ça auparavant », souligne Lavoie, qui a fait ses classes sur les terrains gazonnés de l’Outaouais.

Ce produit des Vikings de Gatineau a déjà disputé des parties au domicile du Rouge et Noir de même que celui des Blue Bombers de Winnipeg l’an dernier. Il était alors membre de l’équipe du Québec des moins de 18 ans qui participait à la Coupe Canada.

Lavoie se trouve ces jours-ci à Montréal. Il étudie en administration au collège André-Grasset en plus de jouer au sein de l’équipe de football de l’endroit.

L’International Bowl lui offrira l’occasion d’affronter certains des meilleurs joueurs de son âge aux États-Unis. Une belle vitrine pour un espoir qui rêve d’évoluer dans les rangs universitaires américains.

« Il y aura beaucoup de recruteurs sur place », a-t-il reconnu.

Certaines formations de la NCAA s’intéressent déjà à lui en vue de la rentrée... 2019-2020. C’est le cas de l’Orange de Syracuse.

« Ils (entraîneurs) vont me faire visiter leur campus dans deux semaines. Je vais aussi avoir l’occasion de voir une de leurs parties. »

Il aura l’occasion d’encourager un autre athlète gatinois qui joue à Syracuse. Le garde Patrick Davis, qui a participé à huit matches en 2017, a grandi chez les Vikings de Gatineau.

« Je n’ai jamais eu l’occasion de jouer avec lui. Il est plus vieux que moi. »

Face-à-face

Patrick Lavoie a toutefois déjà eu l’opportunité de rencontrer... Patrick Lavoie. Celui que tout le monde connaît à Ottawa. Celui qui a gagné la coupe Grey l’an dernier. Un premier face-à-face survenu dans le Vieux-Hull, qui a fait rigoler un peu tout le monde. « Il ne me croyait pas que mon nom était aussi Patrick Lavoie. Il a demandé à voir mes cartes d’identité », a relaté en riant Lavoie, le bloqueur.

Rouge et Noir

Harris restera... si Dieu le veut

Trevor Harris a vidé son casier mardi à la Place TD. Contrairement à l’an dernier, les sourires se faisaient rares et la coupe Grey n’était pas plantée au beau milieu du vestiaire.

Ce trophée deviendra la propriété d’une nouvelle équipe dans une douzaine de jours à la suite de l’élimination hâtive du Rouge et Noir, dimanche après-midi, en demi-finale de l’Est. Ottawa s’est incliné 31-20 contre les Roughriders de la Saskatchewan.

« Je n’ai pas dormi depuis deux nuits... C’est comme si on m’avait arraché le coeur », a soutenu Harris.

Le quart-arrière vedette était le joueur le plus attendu par les médias à sa sortie du vestiaire. Son avenir s’avère nébuleux.

À l’image de 11 autres partants du Rouge et Noir, Harris peut se prévaloir de sa pleine autonomie en février.

Est-ce qu’il sera de retour à Ottawa en 2018 ? Ou est-ce qu’il évoluera ailleurs ? Montréal sera notamment à la recherche d’un nouveau quart.

« Bien sûr que je veux revenir ici, a commencé par répondre Harris. Mais je ne suis pas en contrôle de mon avenir. Je me laisse guider par Dieu... »

Est-ce qu’il est prêt à sacrifier quelques dollars afin de demeurer chez le Rouge et Noir ? En coulisses, on dit qu’il viserait un salaire de plus de 500 000 $.

Est-ce que ça sera trop riche au goût des dirigeants de l’équipe ?

« L’argent n’a jamais été une grosse affaire dans ma vie. J’ai déjà joué pour un salaire de 50 000 $ en 2012. J’avoue par contre que ma vie a bien changé. Je dois maintenant prendre soin d’une famille. Cela dit, je veux surtout m’assurer de me retrouver dans un environnement où je peux exceller et exploiter au maximum le talent que Dieu m’a donné. »

L’autre question qui est revenue sur le tapis durant cette matinée à la Place TD ? Est-ce que le Rouge et Noir veut miser à nouveau sur lui ?

En mêlée de presse, le directeur général Marcel Desjardins a commencé par dire « oui, nous aimerions le ravoir ici ». « Il (Harris) veut aussi revenir ici. Espérons que nous pouvons nous entendre sur un montant », a-t-il ajouté.
Desjardins a répété que le numéro 7 est le premier choix du Rouge et Noir en tant que quart en 2018. Il semble ne pas avoir l’intention de magasiner pour une option moins coûteuse à ce poste.

Plus tard en entrevue à TSN 1200, Desjardins a qualifié le travail du quart-arrière de 31 ans et de ses substituts Drew Tate et Ryan Lindley de « bon, mais pas exceptionnel ». Il a aussi mentionné que Harris, qui a complété 398 de 572 passes pour 4679 verges, 30 touchés et 11 interceptions en 2017, « devra être meilleur et il est le premier à le reconnaître ».

« Trevor a réalisé de belles choses. Ses statistiques le reflètent. Mais il reste que notre fiche n’était pas ce qu’elle aurait dû être. »

Ottawa a complété le calendrier régulier avec huit gains, neuf revers et un verdict nul.

En demi-finale de l’Est, l’équipe n’a jamais réellement été dans le coup.

« Nous avons offert notre pire performance lors de notre match le plus important de l’année », a avoué Desjardins.

L’entraîneur-chef Rick Campbell, lui, a rappelé que des changements s’avèrent inévitables chaque année. « Que tu gagnes ou que tu perdes », a-t-il précisé.

Le Rouge et Noir a perdu les services des Abdul Kanneh, Ernest Jackson, Chris Williams, Mitchell White et Forrest Hightower après la saison dernière. 

L’année précédente, il avait dit adieu à Justin Capicciotti, Shawn Lemon, Jovon Johnson et Keith Shologan.

« C’est la nature de notre ligue avec les nombreux contrats d’un an, a souligné Marcel Desjardins.  La majorité des équipes sont dans la même situation. Elles auront plusieurs joueurs qui peuvent devenir agents libres. La différence, c’est que nous avons un peu plus de noms connus (...) Parfois, tu dois prendre des décisions difficiles. »

Reste à voir si une de ces décisions sera de se tourner vers un quart-arrière moins dispendieux.

Rouge et Noir

Questions corsées en vue à la Place TD

Le Rouge et Noir se prépare à effectuer l’autopsie d’une saison qui a pris fin plus tôt que ses dirigeants souhaitaient.

Les joueurs videront leurs casiers, tôt mardi matin, deux jours après avoir été éliminés en demi-finale de l’Est aux mains des Roughriders de la Saskatchewan. Une défaite de 31-20 qui a mis fin au rêve de l’organisation de défendre son titre de champion de la coupe Grey, le 26 novembre, à la Place TD.

« Tu ne peux pas gagner chaque année, mais c’était décevant de finir de cette façon-là », a avoué lundi le maraudeur Antoine Pruneau.

« Ce n’est pas une journée facile. Ce n’est pas le scénario que j’avais en tête pour cette équipe. Nous n’avons tout simplement pas été à la hauteur. »

Beaucoup de questions seront posées à Pruneau et ses coéquipiers dans les prochaines heures.

Est-ce que Trevor Harris sera de retour ? Il a beau avoir fracassé un record de la LCF en tentant 60 passes dans une partie éliminatoire, le quart-arrière a connu son pire match de 2016. Les Riders l’ont intercepté deux fois. Mais ce chiffre aurait pu être cinq ou six.

Est-ce que Brad Sinopoli voudra rester à Ottawa ? Même chose pour William Powell, Tank Reed et Zack Evans ? Leur contrat viendra à échéance dans les prochaines semaines. Même chose pour Arnaud Gascon-Nadon, qui a perdu son poste de partant au sein de la ligne défensive en septembre. Il ne méritait pas pareil sort.

Est-ce que cette rétrogradation va le convaincre de regarder ailleurs ?

Puis il y a le receveur et spécialiste des retours de botté Diontae Spencer, qui a été le meilleur joueur du Rouge et Noir en demi-finale. Est-ce qu’il tentera sa chance dans la NFL en 2018 ?

Embauches peu payantes

Les questions les plus corsées risquent d’être réservées à Marcel Desjardins et Rick Campbell.

Non, leur poste n’est pas en danger. Ils ont obtenu chacun une prolongation de contrat au début de l’été. Ils demeurent aussi les architectes de la conquête de la coupe Grey en 2016.

Mais Desjardins devra défendre ses nombreuses acquisitions de la dernière année qui ont déçues, de Khalil Bass à AJ Jefferson en passant par Quincy McDuffie. Les deux premiers ont été libérés tandis que le troisième a été ordinaire.

En revanche, le DG a vu juste en embauchant Spencer.

Puis il y a cette décision d’opter pour une jeune tertiaire au sein de laquelle l’expérience faisait cruellement défaut.

Le Rouge et Noir n’a pas ramené les demis Forrest Hightower et Mitchell White après leur libération dans la NFL. Les deux joueurs qui avaient occupé un rôle clé dans la conquête de la coupe Grey se sont retrouvés respectivement à Edmonton et Toronto.

Quant à Campbell, il devra défendre la décision de son coordonnateur offensif Jaime Elizondo de remettre le ballon seulement huit fois dans les mains de William Powell en demi-finale de l’Est.

On parle ici du deuxième demi offensif le plus productif de la LCF en saison régulière. Pourquoi s’éloigner d’une formule qui a permis à Ottawa de gagner sept de ses 10 matches précédents ?

Rouge et Noir

Le Rouge et Noir éliminé

Le prochain match de la coupe Grey se déroulera sans l’équipe locale et championne en titre, le 26 novembre, à Ottawa.

Les joueurs du Rouge et Noir devront se contenter d’un rôle de spectateur lors de ce rendez-vous qui était tant attendu par les partisans qui ont acheté massivement des billets. Ils ont été éliminés dimanche en demi-finale de l’Est.

La formation de la capitale a commis trois revirements en route vers une défaite de 31-20 aux mains des Roughriders de la Saskatchewan devant 24 107 spectateurs. Elle tirait de l’arrière par 17 points après trois quarts.

« Je ne le cacherai pas. C’est très frustrant », a avoué le vétéran et capitaine Patrick Lavoie en quittant le terrain.

« Je m’attendais à ce qu’on se rendre jusqu’au bout », a ajouté pour sa part le centre Jon Gott.

Le Rouge et Noir avait participé à la finale en 2015 à Winnipeg, perdant contre Edmonton. Il avait rebondi l’an dernier en gagnant les grands honneurs contre les Stampeders de Calgary, à Toronto.

Ottawa espérait devenir la première équipe depuis les Riders en 2013 à remporter la coupe Grey devant ses partisans.

« Tu veux jouer dans un match de la coupe Grey à la maison, surtout pour nos partisans qui ont été extraordinaires envers nous... Ça me brise le cœur en ce moment, a confié Gott. Ce n’est pas un bon feeling. J’ai vécu pareille déception (en 2009 à Calgary). »

Une phrase a été répétée par plusieurs de ses coéquipiers et lui pour expliquer ce revers. Même le coach l’a dite durant son point de presse. « Nous nous sommes tirés dans le pied », a lancé Rick Campbell.

Où commencer ?

Tiens par la première des deux interceptions dont a été victime Trevor Harris à la fin du premier quart. Les Riders menaient 14-8 lorsque la passe destinée à Juron Criner à six verges de la ligne des buts a abouti dans les mains de Samuel Eguavoen.

Puis au second quart, le substitut Ryan Lindley a échappé le ballon sur une faufilade. Le Rouge et Noir se trouvait alors en territoire des Riders. « Deux jeux qui ont fait mal », a souligné Gott.

« C’est difficile de surmonter pareils revirements, a ajouté Campbell. Nous l’avons fait à quelques reprises cette saison. »

Mais pas dimanche. Pas quand la saison de l’équipe était à l’enjeu.

« Ils ont créé des revirements, pas nous », a rappelé l’entraîneur.

La défensive a eu de la misère à stopper l’attaque des Riders, qui menaient 21-8 à la demie. Le receveur muté en porteur de ballon Marcus Thigpen a récolté 169 verges sur 25 courses. Il a notamment inscrit un touché de 75 verges tôt en deuxième demie qui portait la marque à 28-11.

« Défensivement, nous avons été surpris par la vitesse du numéro 8 de l’autre bord », a avoué Lavoie.

Et dire que Thigpen était sans emploi jusqu’à tout récemment après de belles années dans la LCF.

« Ils ont fait de gros jeux, pas nous », a concédé Rick Campbell.

En fait, le seul long jeu spectaculaire de son club aura été le touché de Diontae Spencer, qui a capté une passe de 56 verges de Harris lors de la première séquence offensive du Rouge et Noir.

Les blessures n’ont pas aidé les champions en titre. Déjà privés de Brad Sinopoli, ils ont vu leur autre receveur étoile, Greg Ellingson, se retrouver à l’infirmerie. Ce dernier est revenu au jeu, mais c’était pénible pour lui de courir par moments.

Rick Campbell a refusé de se servir des bobos comme excuse. Tout comme de la longue inactivité des siens.

Dimanche, c’était seulement le deuxième match du Rouge et Noir en un mois.

« Non. Nous ne justifierons pas cette défaite avec ça. »

Rouge et Noir

Prudent, Campbell préfère se tenir loin du terrain glacé

L’avant-dernière séance d’entraînement de la semaine du Rouge et Noir d’Ottawa fut légèrement écourtée.

La première tempête hivernale de la saison a laissé le terrain de football de la Place TD en piteux état. Il était recouvert de glaçons, vendredi, en fin de matinée.

Rick Campbell n’a pas eu besoin de réfléchir bien longtemps avant de modifier son plan d’attaque pour la journée. À quelques heures d’un match sans lendemain contre les Roughriders de la Saskatchewan, la prudence est de mise.

« Il y avait beaucoup de glace sur le terrain. Ça devenait dangereux pour nos joueurs. Ils pouvaient glisser à n’importe quel moment. Nous avons effectué tous les exercices de révision dont nous avions besoin. Si nous avions continué, il aurait fallu mettre la gomme, augmenter la cadence. Nos joueurs auraient alors couru le risque de se blesser », explique l’entraîneur-chef, Rick Campbell.

La bonne nouvelle, c’est que le temps devrait s’adoucir dans les prochaines heures.

Dimanche, lorsque le match débutera, le mercure devrait se situer légèrement au-dessus du point de congélation. Le temps devrait être nuageux, mais les risques de précipitations sont bas.

Et, même s’il devait continuer à neiger.

« On s’en fiche ! Le football, c’est le football. Nous n’avons qu’une mission à accomplir. Nous devons gagner. Il peut neiger, pleuvoir... Il peut faire trop chaud ou on peut geler. Nous allons faire une seule chose. Nous allons gagner », de dire le demi défensif recrue Sherrod Baltimore, auteur de 47 plaqués en saison régulière.

« Nos gars se sont bien préparés. Vous savez, nous n’avons joué qu’un match au cours du dernier mois. Ils sont anxieux. Ils ont tous très hâte de se mettre au travail », croit Campbell.

L’entraîneur aura quelques décisions à prendre dans les prochaines heures.

Tentera-t-il de sortir le jeune flanqueur Josh Stangby de la liste des blessés ? « Rien n’est officiel, mais tout me semble positif de son côté. »

Le spécialiste des retours de botté Quincy McDuffie pourrait aussi revenir au jeu.

Rouge et Noir

Personne ne croit au Rouge et Noir

Rarement Patrick Lavoie a été aussi animé après une séance d’entraînement du Rouge et Noir à la Place TD.

Il était question du manque de respect dont sont victimes le capitaine des unités spéciales et ses coéquipiers à travers le pays. Une simulation menée par la Ligue canadienne de football (LCF) et publiée en début de semaine sur son site web n’accorde que 4,8 % de chance à Ottawa de gagner à nouveau la coupe Grey le 26 novembre prochain.

Les Argonauts de Toronto, qui ont terminé un point devant l’équipe de la capitale au classement de la division Est, posséderaient 51,66 % de chance de soulever le trophée centenaire.

« Aucun respect. Vraiment pas. Zéro et une barre. Nous sommes quand même les champions en titre. En plus, nous rentrons en éliminatoires avec la même fiche que l’an dernier », a rappelé Lavoie.

Le Rouge et Noir avait récolté huit victoires, neuf défaites et un verdict nul en 2016. Il avait par la suite vaincu coup sur coup les Eskimos d’Edmonton et les Stampeders de Calgary pour remporter la coupe Grey.

« Remarque que nous n’avons jamais eu droit à du respect aussi l’an passé. Quand nous sommes arrivés au match de la coupe Grey, tout le monde pensait qu’on allait perdre, que nous avions zéro chance. Nous sommes quand même sortis de cette partie avec les grands honneurs, a poursuivi le vétéran de six saisons dans la LCF. »

« Et si on regarde notre dernier mois cette année, peu de gens nous accordaient de chances de gagner nos trois dernières parties de la saison régulière. »

Le Rouge et Noir a comblé des déficits importants dans chacun de ces matches pour gagner. D’abord contre les Lions de la Colombie-Britannique, puis les Roughriders de la Saskatchewan et les Tiger-Cats de Hamilton.

Lavoie bouillait. « On va arrêter ça là », a-t-il lancé au journaliste en commençant à marcher vers le vestiaire. Mais le centre-arrière québécois a fini par revenir et en rajouter.

Oui, le Rouge et Noir se retrouve avec le chemin le plus long à parcourir. Il doit gagner trois parties afin de défendre son titre.

« Mais quand tu regardes ça, on se ramasse avec deux matches que nous pouvons gagner contre la Saskatchewan et Toronto. Nous avons déjà battu les Riders une fois cette année et nos deux parties contre les Argonauts ont été très serrées. »

La leçon de... 2012

Toutes les joutes contre ces deux clubs se sont décidées par trois points ou moins.

« N’importe quoi peut arriver. Puis quand tu y penses, si nous gagnons ces deux parties, nous allons disputer un match de la coupe Grey qui va se passer chez nous... Je me serais attendu à plus que 4,8 % de chances. »

On le devine. Quelque part dans le vestiaire du Rouge et Noir, il y a ce chiffre écrit en gros sur un des murs.

Puis dans les heures qui vont précéder la demi-finale de l’Est dimanche contre les Riders, Lavoie va sûrement se faire un devoir de servir une leçon d’histoire aux jeunes joueurs de l’équipe. Il va agiter l’exemple de l’édition 2012 des Argonauts de Toronto.

Deuxièmes de leur division, ils avaient été les hôtes d’un match demi-finale de l’Est chez eux, battant les Eskimos d’Edmonton qui avaient conservé une meilleure fiche qu’eux en saison régulière.

En finale de l’Est, les Argos avaient surpris les Alouettes à Montréal, se qualifiant en vue du match de la coupe Grey qui se déroulait à... Toronto.

« Ils ont gagné la coupe... Ça doit nous servir d’inspiration. Je trouve que nous sommes à une bonne place en ce moment. Gagner nos trois derniers matches a fait beaucoup de bien. Nous croyons dans nos chances. »

Patrick Lavoie avait été témoin à l’époque du parcours inattendu des Argos. Il était membre des Alouettes. Il se trouvait sur le terrain du stade Olympique quand ses coéquipiers et lui se sont fait surprendre à l’époque.

« Cette histoire-là, je la connais en masse », a-t-il laissé tomber.

Rouge et Noir

SirVincent tient à jouer

Il était hors de question que SirVincent Rogers se contente d’un rôle de spectateur lors d’une deuxième année de suite en éliminatoires.

Le bloqueur étoile du Rouge et Noir pourra enfiler à nouveau casque et épaulettes. Il effectuera son retour au jeu tant attendu, dimanche prochain, lors de la demi-finale de l’Est contre les Roughriders de la Saskatchewan. Sa dernière présence sur le terrain remonte au 22 septembre lors d’un revers sous la pluie à Winnipeg.

Rogers a raté les quatre dernières parties de son équipe. L’automne dernier, il s’était blessé à une cheville le... 23 septembre.

Des ligaments avaient été touchés. Le numéro 55 n’avait pas pu jouer en finale de l’Est puis au match de la coupe Grey.

« J’avais tout tenté afin de revenir au jeu, mais ma cheville n’était pas assez stable, a rappelé Rogers, mercredi, après la première séance d’entraînement de la semaine du Rouge et Noir à la Place TD. »

« Je n’avais pas le goût de revivre la même chose cette année. C’était tellement frustrant de ne pas jouer. »

Du haut de ses 6’4’’ et 319 livres, Rogers assure qu’il est remis d’une blessure dont l’équipe tait jalousement la nature. « Il n’y a plus de problème de santé, a-t-il ajouté.

« À moins d’un pépin d’ici la fin de la semaine, je serai en mesure de jouer. Je me sens très bien. »

Le retour au jeu de Rogers signifie que Jake Silas se retrouvera sur les lignes de côté. Ça ne serait pas l’unique changement apporté à la ligne offensive.

Le Rouge et Noir jongle avec l’idée de briser une formule gagnante. 

Le vétéran Jon Gott a repris à l’entraînement le poste de centre qu’il détenait depuis trois ans et demi avant de se blesser à une main en septembre. À son retour au jeu il y a un mois, il avait été muté en tant que garde à droite.

Son remplaçant Alex Mateas avait épaté en relève.

« Je me suis ennuyé de ne pas jouer au centre. C’est une position que j’adore. Tu es la personne qui lit la défensive adverse et appelle les jeux pour le reste de la ligne offensive », a réagi Gott.

L’instructeur-chef Rick Campbell, lui, a répété que ses adjoints et lui n’ont pas encore pris une décision.

Mateas pourrait demeurer au centre. Sinon, il sera muté au poste de garde à droite.

«Alex va continuer à jouer », a dit Campbell au sujet de l’athlète originaire d’Ottawa nommé joueur de ligne par excellence du Rouge et Noir en 2017.

Du même souffle, le coach a tenu à rappeler un truc aux médias.

« Gott a été notre centre lors des dernières saisons. Nous avons deux bonnes options qui s’offrent à nous... Nous sommes chanceux. Nous allons voir comment les choses se déroulent dans les prochains jours à l’entraînement avant de trancher. »

Même chose chez les receveurs.

Joshua Stangby, dont le dernier match remonte à la mi-septembre à Montréal, s’est proclamé prêt à effectuer un retour au jeu. La recrue américaine a capté 41 passes pour 478 verges et cinq touchés en 13 parties en 2017.

Rouge et Noir

Ça sent les séries à l’hôtel de ville d’Ottawa

Le drapeau du Rouge et Noir a été hissé lundi devant l’hôtel de ville d’Ottawa en présence des joueurs, entraîneurs et mascotte de l’équipe de même que le maire Jim Watson.

Les champions en titre de la Ligue canadienne de football (LCF) entameront les éliminatoires ce dimanche à la Place TD. 

Ils recevront la visite des Roughriders de la Saskatchewan dans une joute demi-finale de l’Est. Le Rouge et Noir a besoin de deux victoires lors des deux prochaines semaines afin de participer au match de la coupe Grey pour une troisième année de suite. 

La grande finale aura lieu le 26 novembre à Ottawa.

Rouge et Noir

Le Rouge et Noir encouragera les... Lions

Le Rouge et Noir a repris l’entraînement sous une pluie battante, jeudi, six jours après avoir conclu la saison régulière avec une troisième victoire de suite.

« C’est bon de pratiquer dans de pareilles conditions. Surtout que nous savons trop bien ce qui peut nous attendre dans les prochaines semaines », a rappelé l’instructeur-chef Rick Campbell, dont la casquette était bien détrempée durant sa mêlée de presse.

Ottawa avait dû disputer la finale de l’Est dans la neige l’an dernier. Il avait gagné cette joute contre les Eskimos d’Edmonton, accédant au match de la coupe Grey pour une deuxième année consécutive.

Pour l’instant, Campbell et ses joueurs ignorent toutefois quel chemin ils devront emprunter afin de se qualifier en vue du match de la coupe Grey qui aura lieu le 26 novembre à la Place TD. Est-ce que ce sera le long parcours qui nécessitera une participation à la demi-finale de l’Est ? Ou est-ce qu’ils obtiendront un laissez-passer pour la finale de l’Est ?

Le sort du Rouge et Noir se retrouve dans les mains des Lions de la Colombie-Britannique, qui affronteront les Argonauts de Toronto ce samedi à Vancouver. Une défaite des Argos donnerait le premier rang à Ottawa, qui éviterait de disputer la demi-finale de l’Est le 12 novembre.

« C’est clair que je vais me ranger derrière les Lions », a avoué le coordonnateur de la ligne offensive, Bryan Chiu.

Même réaction de la part de son patron. « Je compte bien regarder cette partie-là », a soutenu Campbell.

Un journaliste lui a rappelé qu’une victoire des Lions pourrait s’avérer un cadeau empoisonné. Oui, le Rouge et Noir accéderait directement à la finale de l’Est, le 19 novembre. Mais il se pointerait à cette joute en ayant disputé un seul match lors des 37 journées précédentes en raison du calendrier insensé de la LCF.

« Je prendrais volontiers ce scénario. Ça voudrait dire que nous aurions qu’une partie à domicile à gagner afin d’accéder au match de la coupe Grey. Tu ne peux pas demander mieux. J’espère qu’on se retrouve dans pareille situation », a répondu Campbell.

En attendant de connaître la date de leur prochain match et l’identité de leur prochain adversaire, le Rouge et Noir va continuer à soigner ses bobos. Les receveurs Quincy McDuffie et Joshua Stangby de même que le bloqueur SirVincent Rogers n’ont pas participé à l’entraînement jeudi.

Mais Rogers et Stangby devraient effectuer leur retour la semaine prochaine. Restera à voir alors qui écopera au sein de la ligne offensive. Est-ce que ce sera Jake Silas ou Jason Lauzon-Séguin ?

Encore là, les amateurs devront patienter encore quelques jours avant de connaître la réponse.

Rouge et Noir

Ellingson, joueur par excellence à Ottawa

Le choix était déchirant. Trois candidats avec des statistiques intéressantes ressortaient du lot. Mais un seul pouvait être désigné joueur par excellence de la dernière saison chez le Rouge et Noir.

Est-ce que les électeurs opteraient pour Trevor Harris, qui a récolté 4679 verges par la voie aérienne et 30 passes de touché tout en étant victime de 11 interceptions en seulement 15 parties ? Ou opteraient-ils pour la cible favorite du quart-arrière, le receveur Greg Ellingson, qui mène la Ligue canadienne de football (LCF) avec 12 touchés inscrits ?

Puis il y a eu l’invité de dernière minute dans la discussion. William Powell est devenu le premier porteur de ballon dans l’histoire de la jeune franchise à courir pour plus de 1000 verges en une saison. Un exploit qu’il a réussi en disputant seulement 12 parties.

Mercredi sur le coup de 11 h, la décision a été rendue publique.

Ellingson a récolté le plus d’appuis chez les sept membres votants du chapitre d’Ottawa de l’Association des chroniqueurs de football du Canada (ACFC). L’entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, possédait aussi un vote.

Tout ce monde devait se prononcer sur cinq autres catégories dans les derniers jours.

La coqueluche des partisanes, Antoine Pruneau, a fait partie des gagnants. Il a été désigné joueur défensif par excellence à sa quatrième et plus fructueuse saison dans la LCF.

Recrue de l’année du Rouge et Noir en 2014, le numéro 6 a réussi 65 plaqués, un sac, quatre interceptions en plus de marquer son premier touché en carrière. Il a participé à toutes les parties de son équipe qui a été affligée par les blessures depuis juin.

Le receveur Brad Sinopoli a été nommé joueur canadien par excellence. Le garde muté en centre Alex Mateas a été sélectionné en tant que joueur de ligne offensive par excellence. Les titres de joueur par excellence sur les unités spéciales et recrue par excellence ont été remis respectivement à Diontae Spencer et Sherrod Baltimore.

Spencer a inscrit deux touchés sur des retours de botté. Quant à Baltimore, il a été une des révélations au mini-camp en avril. Le natif de Fort Washington a passé les quatre saisons précédentes à l’Université du Maine.

Aucune équipe de la NFL ne lui a fait signe, le jugeant trop petit à 5’10’’ et 170 livres. Le principal intéressé a réussi 47 plaqués défensifs en 13 parties.

Ailleurs dans la LCF, notons que l’ancien joueur des défunts Renegades d’Ottawa, Kyries Hebert,  a été élu joueur par excellence des Alouettes de Montréal. L’athlète âgé de 37 ans a aussi été retenu en tant que joueur défensif par excellence.