Pas question pour Olivier Rochon de baisser les bras : « Je demeure toujours aussi confiant », a lancé le sauteur acrobatique de Gatineau.

Rochon peut rebondir en Espagne

Olivier Rochon rêvait à une saison marquée par plusieurs présences sur le podium. Ce fut tout le contraire dans les trois derniers mois.
Le sauteur acrobatique de Gatineau n'a pu faire mieux qu'une septième place en six départs sur le circuit de la Coupe du monde. Une performance survenue en janvier à Deer Valley.
Avant ça, il y a eu des 11e, 20e et 21 positions. Après ? Une 11e place à Minsk et le 12e rang à Pyeongchang.
Ce lui confère le 15e rang au classement général.
On est bien de loin du Rochon qui a remporté le globe de cristal en 2011-2012.
« Je suis satisfait de ma saison à 60 % », a-t-il lancé mercredi lors d'une conférence téléphonique organisée par Ski acrobatique Canada.
L'événement servait à mousser la participation de Rochon et ses coéquipiers Travis Gerrits et Catrine Lavallée aux championnats du monde, qui auront lieu la semaine prochaine à Sierra Nevada, en Espagne. Auparavant, le trio s'élancera ce week-end à la dernière épreuve de la Coupe du monde à Moscou.
« Dès le début de la saison en Chine, ce fut difficile. J'ai ensuite essayé de me reprendre. Ce n'était pas une question de condition physique », a assuré Rochon, qui a combattu plusieurs blessures depuis quatre ans.
« J'ai effectué beaucoup de travail avec notre psychologue sportive », a-t-il noté.
Ce qui lui faire croire que de belles choses pourraient survenir en Espagne. Gagner une médaille aux Mondiaux demeure son objectif, a répété l'athlète âgé de 27 ans.
Et surtout, pas question pour lui de se remettre en question à moins d'un an des Jeux olympiques.
« Une saison de la Coupe du monde, ça ne se passe jamais comme tu veux », a-t-il lancé à un certain moment.
« Je demeure toujours aussi confiant, a-t-il ajouté plus tard. Je suis sur la bonne voie. Je ne pense pas avoir pris de recul. Sur papier, c'est sûr que les résultats (ne sont pas là). Mais si on regarde à l'entraînement, j'ai une moyenne de 90 % à l'atterrissage. Il reste à le faire en compétition. »
Pas inquiet
Le directeur de la haute performance à Ski acrobatique Canada n'est pas inquiet.
« Mon rôle, ce n'est pas juste que regarder les résultats sur papier. Je dois voir plus loin en pensant aux Jeux olympiques, a soutenu Marc-André Moreau. Il doit y avoir une progression. Il faut déterminer sur quoi il faut travailler, où Olivier besoin d'aide. Tu veux qu'il connaisse sa meilleure performance au bon moment. »
Parlons justement sur quel élément technique Rochon passe son temps ces jours-ci à l'entraînement. Il s'agit d'un saut périlleux arrière avec trois vrilles.
« Un saut très technique et dangereux. Il faut avoir les conditions parfaites pour le réussir », a-t-il soutenu, n'écartant pas la possibilité de le tenter à Sierra Nevada.