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Louis Robitaille ne pouvait pas être déçu après la saison de ses Olympiques de Gatineau. Son équipe vient d’apprendre des leçons qui devront servir dès l’année prochaine.
Louis Robitaille ne pouvait pas être déçu après la saison de ses Olympiques de Gatineau. Son équipe vient d’apprendre des leçons qui devront servir dès l’année prochaine.

Robitaille garde la tête haute malgré l’élimination

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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La poussière n’était pas complètement retombée à la suite de l’élimination des Olympiques de Gatineau quand l’équipe est rentrée de Shawinigan mardi après-midi.

La douleur était encore vive. L’heure n’était pas encore rendue au bilan, mais l’entraîneur-chef Louis Robitaille gardait la tête haute à son retour du dernier voyage de la saison.

La veille, ses troupiers s’étaient inclinés honorablement par la marque de 4-3 en tentant une remontée de troisième période. Ses joueurs ont pu croire en leurs chances de survie jusqu’à la dernière seconde, mais l’organisation devra attendre au moins au printemps 2022 avant de célébrer une participation au deuxième tour des séries de la LHJMQ.

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«Je ne peux pas être déçu après avoir connu une saison gagnante où nos jeunes joueurs de 16 et 17 ans ont pu grandir énormément. Puis, juste avant les séries, la majorité de notre équipe a été frappée par la COVID-19. Nous avons eu trois entraînements entre le 1er avril et le début de nos séries le 26 avril. Nous avons trouvé le moyen d’être compétitifs contre une équipe rendue à maturité et qui aspire à la coupe du Président», a lancé Robitaille après une première saison à la barre des Olympiques avec une fiche de 17-14-4, séries incluses.

Les Olympiques ont commencé leur camp d’entraînement au mois d’août. Habituellement, à ce temps-ci en mai, on fait place à la finale de la LHJMQ. Au lieu de tout cela, l’équipe a pu disputer 35 matches espacés sur une période de huit mois. Les joueurs sont fatigués. Ils ont hâte de renouer avec leurs familles. Avec leurs blondes. Malgré tout, Louis Robitaille dit ne jamais avoir senti que ses joueurs avaient hâte de tirer un trait sur cette saison atypique.


« Nos jeunes viennent d’acquérir de l’expérience qui ne s’achète pas. »
Louis Robitaille

«Malgré les embûches que nous avons eu à partir du moment où nous avons été expulsés de notre domicile avant même le camp d’entraînement, les joueurs ont toujours démontré qu’ils avaient soif d’apprendre. Ils ont fait tout ce que nous leur avons demandé. Ils m’impressionnent. Personne n’a l’air pressé de rentrer à la maison. Ils ont cru en nos chances de faire un long bout dans les séries jusqu’à la fin.»

Manque d’essence
Sauf qu’à la fin, ils ont manqué un peu d’essence quand 20 des 24 joueurs ont été frappés par le puissant virus qui sape les forces des victimes qu’il afflige.

«Les joueurs méritent beaucoup de crédit. Ils ont tenu leur bout dans des circonstances pas évidentes. Le deuxième match de la série, notre deuxième en deux jours, a été particulièrement pénible après une longue période d’inactivité. C’est surtout dans ce match-là que j’ai senti qu’il nous manquait de l’énergie. Les gars ont puisé dans leur réservoir dans les deux autres matches, mais bon, si tu veux aller à Rimouski avec 10 $ d’essence, ça se peut qu’il te manque 40 autres dollars!»

Des jeunes impressionnants
Dans le quatrième match, avec un score de 4-0, les Olympiques ont tout laissé sur la patinoire. Ils ont marqué trois fois. Samuel Savoie a fourni un but et une passe. Noah Warren a été sur la glace pour les trois buts (+3). Les deux n’ont que 16 ans. Ils se sont fait des dents pour les prochaines années.

«Je ne m’attendais pas à ce que nos joueurs de 16 ans aient autant d’impact sur notre club à ce stade de leur développement. Tristan Luneau a joué comme un vétéran de 19 ans. Le côté offensif d’Antonin Verreault nous a fait gagner des matches. Savoie a eu un impact physique malgré son âge. Noah a gagné en maturité. C’était difficile de jouer contre lui. En contrepartie, le choix de première ronde de l’Armada n’a pas joué une minute dans cette série. Nos jeunes viennent d’acquérir de l’expérience qui ne s’achète pas.»

Robitaille sait que ses joueurs sont blessés par leur élimination. Ils viennent d’apprendre à perdre avant de gagner.

«Ils détestent perdre. Ils vont se souvenir de ce sentiment dans leurs prochaines séries. Ils savent maintenant qu’un match n’est jamais terminé avant la 60e minute. Ils savent que chaque action compte en séries.»

Les Olympiques viennent de perdre contre une équipe mature. L’année prochaine, cette maturité fera partie de leur coffre à outils.