Rodney Burrows et Carole Ménard étaient présents au Ericsson Globe pour encourager leur fils Alexandre.

Réunion suédoise de la famille Burrows

Les trois Suédois des Sénateurs d’Ottawa n’ont pas été les seuls à jouer des matches devant leur parenté au Ericsson Globe en fin de semaine dernière.

Ce passage en Suède a aussi été l’occasion pour les Burrows de tenir une réunion de famille, alors qu’Alexandre a invité son père Rodney et sa mère Carole à assister aux deux victoires contre l’Avalanche du Colorado et que quelques oncles, tantes et cousins sont venus les rejoindre d’Angleterre pour l’occasion.

« C’est mon cadeau de fête, c’était le 10 octobre dernier et Alexandre m’a dit qu’il m’invitait à être du voyage », a confié Carole Ménard lorsque rencontrée par Le Droit après le deuxième match de samedi dernier.

« Et moi, je l’accompagne et c’est une belle occasion de voir ma famille, c’était une grosse motivation pour venir ici », a renchéri Rodney, qui a immigré au Canada à l’âge de 23 ans, arrivant de Londres.

Burrows père, qui a conservé un fort accent du Royaume-Uni, n’en était pas à son premier voyage outremer pour voir son fils, ayant assisté au Championnat mondial de 2014 disputé à Minsk, au Bélarus, en plus d’avoir participé à des « voyages de pères » du temps que son fils jouait pour les Canucks. Mme Ménard a aussi participé à deux voyages avec les mères organisés par les Canucks.

Tous deux à la retraite, ils sont évidemment aux oiseaux depuis que leur rejeton a été échangé aux Sénateurs l’hiver dernier, ce qui les a rapprochés de leurs petits-enfants (Burrows et son épouse Nancy Roy ont deux filles, Victoria, 7 ans, et Lexie, 4 ans, et un garçon, Jacob, qui aura 3 ans mercredi), eux qui habitent dans la région de Montréal.

« Avant, nous allions les voir une fois par année à Vancouver, mais maintenant, on va à presque tous les matches à Ottawa, ce n’est que deux heures de route », racontait Rodney Burrows, portant fièrement un chandail numéro 14 qui lui a été donné lors du premier match d’Alexandre au Centre Canadian Tire.

« C’est pas mal plus amusant maintenant qu’il est proche comme ça, on peut voir ses enfants plus souvent », ajoutait Carole Ménard, une ancienne directrice d’école.

Celle-ci avait donné son nom de famille à son enfant du milieu, comme à ses deux sœurs (une plus vieille d’un an, l’autre plus jeune de trois ans), mais après ses années au hockey junior, il l’a délaissé pour garder seulement celui de son père. « C’était trop long pour mettre sur le chandail », blague Rodney.

Ce dernier confiait qu’en débarquant au Québec il y a une quarantaine d’années, il ne connaissait absolument rien au hockey, étant un ancien joueur de soccer. « Je ne sais même pas patiner, dit-il.
Mais Alex voulait jouer au hockey et dès l’âge de cinq ans, il en était passionné. On l’a donc appuyé. Je le conduisais à ses pratiques et ramenais à la maison après et ce n’est certainement pas moi qui allais critiquer son jeu ou les décisions de l’entraîneur. Je l’ai laissé faire son chemin. »

Le chemin qui a mené Alexandre Burrows a été parsemé d’embûches, son histoire est maintenant bien connue. À 16 ans, il faisait encore 5’ 6’’ et il ne s’est donc pas taillé un poste avec son club midget AAA du Lac St-Louis. Ce n’est qu’à 18 ans, après une saison avec la nouvelle équipe junior A de Kahnawake, qu’il a eu une poussée de croissance. L’année suivante, il se taillait un poste comme simple invité au camp des Cataractes de Shawinigan, et il a joué pour eux à 19 et 20 ans. Il a ensuite passé un peu plus de deux saisons dans la ligue East Coast, avant d’obtenir un contrat de la Ligue américaine avec le Moose du Manitoba. Une saison et demie plus tard, il était avec les Canucks.

« On l’a encouragé partout où il est allé. C’est toujours aussi excitant de le voir jouer maintenant que ce l’était quand il jouait au hockey mineur », affirme Carole Ménard.