Daniel Alfredsson
Daniel Alfredsson

Retour sur la décennie (partie 1 de 5): Un départ captivant

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
La décennie qui se termine fut, possiblement, la plus chargée de l’histoire, sur la scène sportive, dans la région d’Ottawa-Gatineau. Chaque jour, cette semaine, nous revenons sur les événements marquants qui ont fait travailler les journalistes sportifs du quotidien Le Droit. Aujourd’hui : les années 2010 et 2011.
Anabelle Langlois et Cody Hay

FÉVRIER 2010 : LA FÊTE À VANCOUVER

La décennie débute avec un immense party. Les athlètes de partout dans le monde sont réunis à Vancouver pour les Jeux olympiques d’hiver où les athlètes canadiens font flèche de tout bois. Avec son partenaire Cody Hay, la Hulloise Anabelle Langlois perce notamment le top-10 en patinage artistique. À la toute dernière journée de compétition, quand le Canada bat les États-Unis en finale du tournoi de hockey masculin, le défenseur franco-ontarien d’Ottawa Dan Boyle met la main sur une médaille d’or.

Daniel Alfredsson

AVRIL 2010 : MILLE FOIS ALFREDSSON

Vers la fin de la saison 2009-10, Daniel Alfredsson marque l’histoire. Il devient le premier joueur à disputer 1000 matches dans l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa. Alors âgé de 37 ans, Alfie obtient une mention d’aide dans le match numéro 1000, une victoire de 5-2 contre les Panthers de la Floride. Alfredsson n’a pas fini de vivre des moments marquants. Le 22 octobre de la même année, dans un match disputé à Buffalo, il complète un tour du chapeau pour atteindre le plateau des 1000 points. « Je suis bien content, c’est une bonne journée », déclare-t-il après coup.

JUIN 2010 : CHICANE AU VIEUX-BOB

Un géant s’en va, un géant revient. Le dernier vendredi soir du mois de mai, Charles Henry claque la porte du Centre Robert-Guertin. Il quitte ses fonctions de directeur général et de gouverneur des Olympiques de Gatineau, tout en refusant le rôle symbolique « d’ambassadeur à vie » qui lui est offert. « Il n’y a probablement personne qui va accomplir autant de choses que Charlie parce que personne ne va rester en place aussi longtemps », réagit alors Claude Julien. Quelques heures plus tard, Benoît Groulx annonce qu’il rentre chez lui. Il accepte un double mandat et devient à la fois entraîneur-chef et directeur général des Olympiques.

JUIN 2010 : FEU VERT POUR LANSDOWNE

Il est environ 22 heures. Après 11 heures de délibérations, le 29 juin 2010, les membres du conseil municipal d’Ottawa donnent finalement le feu vert au projet de revitalisation du parc Lansdowne. Au terme d’un vote relativement serré, les élus acceptent notamment d’investir 130 millions $ dans la rénovation du « vieux » stade Frank-Clair. « Il s’agit d’un pas en avant important pour nous tous qui souhaitons le retour de la Ligue canadienne de football dans la capitale nationale », déclare le commissaire de la LCF, Mark Cohon.

MAI 2011 : CENDRILLON PERD EN FINALE

Bryan Murray et Pierre Dorion quittent le Centre Robert-Guertin, au terme d’un match âprement disputé. « Pierre, j’aimerais que tu repêches les deux joueurs qui portaient le numéro 11 », lance Murray. Il fait référence à Jonathan Huberdeau et Jean-Gabriel Pageau. Les deux attaquants se livrent une lutte sans merci en finale de la LHJMQ. Les Olympiques, que personne n’attendait, finissent par s’incliner en deuxième période de prolongation, dans le sixième match. Les Olympiques ne peuvent pas se douter, alors, qu’il s’agira de leur dernière opportunité de jouer en finale de la coupe du Président.

Claude Julien

JUIN 2011 : UNE COUPE POUR CLAUDE

La pression est forte, sur les épaules de Claude Julien, au printemps 2011. Quand les Bruins de Boston perdent leurs deux premiers matches des séries, contre le Canadien de Montréal, on commence à chuchoter que ses jours sont comptés. On commence même à dire qu’il pourrait devenir un candidat de choix pour le poste vacant d’entraîneur-chef à Ottawa. L’homme de hockey franco-ontarien se retrousse alors les manches. Six semaines plus tard, il soulève la coupe Stanley. Il part en vacances sans craindre de perdre son emploi.

JUIN 2011 : LA CAPITALE DU SOCCER

« C’est un grand jour pour les amateurs de soccer d’Ottawa, nous avons enfin une équipe que nous pouvons adopter comme étant la nôtre », déclare un des membres fondateurs du Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG), John Pugh. L’homme d’affaires britannique réalise un rêve, en obtenant une franchise d’expansion dans la North American Soccer League. Un concours est organisé dans le but de trouver un nom à ce club qui doit commencer à jouer, trois ans plus tard. On reçoit plus de 4000 suggestions, pour finalement choisir « Fury FC ».

JUIN 2011 : UNE BELLE PRISE

En plein cœur d’une saison difficile, Bryan Murray prend la déchirante décision de procéder à une vente de feu. Ça lui permet d’obtenir quatre choix dans les deux premières rondes du repêchage amateur. La récolte n’est pas exceptionnelle. Après Mika Zibanejad, les Sénateurs réclament Stefan Noesen, Matt Puempel et Shane Prince. Curieusement, ils réalisent leur meilleure sélection au quatrième tour, quand il choisit un petit attaquant originaire du secteur Hull de Gatineau...