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Les Sénateurs (4-12-1) n’avaient jamais réussi à gagner un match où ils tiraient de l’arrière par quatre buts à leurs 240 premières occasions au fil de leur histoire.
Les Sénateurs (4-12-1) n’avaient jamais réussi à gagner un match où ils tiraient de l’arrière par quatre buts à leurs 240 premières occasions au fil de leur histoire.

Remontée spectaculaire des Sénateurs à Toronto [VIDÉO]

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Les Sénateurs d’Ottawa ont trouvé une façon très dramatique d’aligner deux victoires de suite.

Tirant de l’arrière 5-1 en fin de deuxième période, ils ont effectué une improbable remontée pour défaire les Maple Leafs de Toronto, meneurs de la division Nord, 6-5 en prolongation lundi soir au Scotiabank Arena.

Evgenii Dadonov a créé l’égalité à 2:01 de la fin du troisième tiers et il a ajouté le but gagnant à 2:19 de la période supplémentaire, ce qui lui donne cinq buts à ses cinq derniers matches.

Nick Paul avait amorcé cette remontée avec un but en désavantage numérique à neuf secondes de la fin du deuxième tiers, puis Artem Zub, avec son premier dans la LNH sur une échappée en sortant du banc des punitions, et Connor Brown ont réduit l’écart à 5-4. Drake Batherson avait compté au premier tiers.

Dadonov a bloqué un tir de Morgan Reilly à l’autre bout avant de s’échapper, et il n’a pas raté l’occasion, déjouant le gardien Frederik Andersen du côté du bloqueur.

«Parfois, il faut aller aider son gardien. Je pense que la rondelle m’a frappé quelque part dans la culotte, a-t-il relaté en visioconférence après coup. La bonne chose, c’est qu’on n’a jamais arrêté de jouer et c’est ça le hockey, n’importe quoi peut arriver... C’est une victoire énorme pour nous, une deuxième de suite et ça nous fait croire qu’on peut jouer du bon hockey.»

Le but de Paul en fin de deuxième «nous a redonné espoir», a noté l’entraîneur-chef D.J. Smith. «À 5-1, la plupart des clubs vont fermer le jeu et c’est terminé. Mais c’était 5-2 puis on a obtenu un but chanceux en sortant du cachot. Sans ça, on ne serait pas assis ici maintenant (après une victoire)».

Artem Zub a marqué son premier but dans la LNH.

Arrière à caractère défensif, Zub a montré des habiletés cachées en déjouant habilement Andersen sur son échappée. «On savait qu’il avait des mains comme ça, il a gagné un concours de fusillade qu’on avait tenu lors d’une pratique à Edmonton il y a deux semaines», a relaté Batherson, qui y est allé de son deuxième but de la saison, mettant fin à une disette de sept matches. 

«Nous étions enflammés en rentrant au vestiaire. Des victoires en revenant de l’arrière comme ça, ce sont les meilleures victoires», a ajouté Batherson.

Zub était tellement heureux qu’il n’a même pas utilisé les services de Dadonov pour traduire sa joie du russe à l’anglais. «Merci beaucoup, je suis très heureux, a-t-il lancé, tout sourire. J’avais une bonne idée de ce que j’allais faire en allant en échappée.» 

Auston Matthews a continué son travail de destruction contre les Sénateurs avec deux buts et une passe, ce qui lui donne 16 buts et 27 points en 18 parties contre eux.

Joe Thornton, Pierre Engvall et Travis Boyd ont été les autres à déjouer le gardien Marcus Högberg, qui a fait face à 38 lancers. Il avait bien peu à se reprocher et il n’a pas abandonné quand c’était 5-1.

«On leur a donné tout ce qu’ils ont obtenu, alors qu’il ne se passait pas grand-chose pour eux. À 5-2, je n’avais pas une bonne sensation en revenant pour l’entracte», a dit l’entraîneur des Leafs Sheldon Keefe.

Les Sénateurs (4-12-1) n’avaient jamais réussi à gagner un match où ils tiraient de l’arrière par quatre buts à leurs 240 premières occasions au fil de leur histoire, le mieux qu’ils avaient pu faire étant trois matches nuls.

Thomas Chabot a contribué trois passes à la victoire improbable des siens.

«Je pense que c’est la victoire la plus mémorable ou ma favorite des trois dernières années ici, a lancé le centre Colin White, auteur d’une passe sur le but de Brown. C’était un match spécial, une troisième période fantastique. Après le but de Paul, il y avait une atmosphère différente dans le vestiaire, je pense qu’on commence à se rassembler en tant qu’équipe et à croire en nous-mêmes.»

Les deux équipes amorçaient une série de trois parties en quatre jours qui se poursuivra mercredi et jeudi, toujours dans la Ville-Reine.