Gatineau a accueilli la finale des Jeux du Québec en 2010.
Gatineau a accueilli la finale des Jeux du Québec en 2010.

Une décennie sportive difficile à égaler

En plus de présenter les athlètes de la relève, Le Droit jette un regard sur divers autres acteurs ou dossiers qui retiendront l’attention durant la prochaine décennie en sport amateur local. Aujourd’hui: Quels événements pourraient aboutir en Outaouais?

La barre a été placée très haute à Gatineau pour attirer des événements sportifs majeurs dans la prochaine décennie.

Surtout que la précédente a été riche en rendez-vous internationaux.

De 2010 à 2019, des médaillés olympiques ont plongé au centre sportif de Gatineau lors de la Coupe Canada, une étape du circuit Grand Prix de la FINA. Des championnes du monde ont roulé sur le boulevard des Allumettières à l’occasion du GP cycliste de Gatineau.

C’est sans compter qu’une future gagnante d’un tournoi du Grand Chelem, Bianca Andreescu, a frappé des balles sur les terrains du Challenger de tennis de Gatineau. C’est sans oublier le World Curling Tour qui s’est arrêté au centre Robert-Rochon avec des quatuors suédois, écossais et chinois.

Bianca Andreescu a visité le Challenger de Gatineau en 2016.

Quatre événements internationaux annuels qui sont disparus tour à tour depuis trois ans.

Certains pour des raisons financières. D’autres en raison de l’essoufflement des bénévoles.

Gatineau a aussi accueilli une étape de la Coupe du monde de ski de fond en mars 2016 de même que des parties internationales de water-polo féminin en 2013.

Quels événements pourraient maintenant aboutir en Outaouais dans les années 2020?

Il y a les Olympiques de Gatineau qui n’ont pas caché leur désir d’accueillir le tournoi de la coupe Memorial dans leur nouveau domicile. Ce championnat du hockey junior majeur canadien avait été présenté à Hull en 1997.

Et il y a des intervenants du sport local qui souhaitent le retour des Jeux du Québec.

La dernière finale à avoir eu lieu en Outaouais remonte à 2010.

«C’est sûr que ce serait intéressant, concède la directrice générale de Loisir Sport Outaouais, Frédérique Delisle.

«Il y aurait un impact pour nos athlètes. Des plateaux seraient rafraîchis, des infrastructures seraient remises aux normes. En plus, les jeunes pourraient livrer leurs performances devant leurs familles. En tant que DG, c’est sûr qu’on aimerait revoir les Jeux du Québec.»

Mme Delisle rappelle toutefois que pareil dossier ne repose pas dans les mains des unités régionales de sport et loisir.

«C’est vraiment la Ville qui décide si elle choisit de déposer ou pas une candidature», note-t-elle.

En coulisses, on dit que Sports Québec aimerait bien revenir en Outaouais. Surtout que les municipalités intéressées à l’aventure des Jeux se font de plus en plus rares depuis quelques années.

La Ville de Québec a notamment dû se porter au secours de la finale d’hiver de 2019.

«Ce que je peux dire, c’est que plus ça va, plus les normes sont élevées, moins nombreux sont les milieux qui peuvent accueillir», affirme Mme Delisle.

L’Outaouais a présenté deux finales des Jeux du Québec. D’abord en 1981 puis en 2010. Chaque fois à l’été.

Et si la troisième fois la région décidait d’accueillir une finale d’hiver?

«Nous sommes bien équipés, notamment avec le centre sportif et les arénas pour les sports qui se dérouleraient à l’intérieur», avoue Mme Delisle.

Le centre Nakkertok pourrait accueillir les épreuves de ski de fond des Jeux d'hiver.

C’est sans compter le Mont Sainte-Marie (MSM) et le centre Nakkertok, qui pourraient accueillir respectivement les épreuves de ski alpin et ski de fond. Les deux endroits ont subi une cure de rajeunissement dans les dernières années afin de respecter de nouvelles normes.

Le MSM a accueilli des courses du circuit Nor-Am. Même chose pour le Camp Fortune.

Quant à Nakkertok, il a été le site des championnats canadiens en mars 2019.