Le quart-arrière franco-ontarien Christian Veilleux est sollicité par plusieurs équipes de football universitaire américaines, dont Penn State.
Le quart-arrière franco-ontarien Christian Veilleux est sollicité par plusieurs équipes de football universitaire américaines, dont Penn State.

Un quart-arrière franco qui fait rêver les Américains

Dans les prochains jours, Le Droit présentera 10 athlètes de moins de 18 ans, des deux côtés de la rivière des Outaouais, qui seront à surveiller dans les 10 prochaines années. En vedette aujourd’hui: Christian Veilleux.

Plusieurs puissances du football universitaire américain veulent ce quart-arrière franco-ontarien chez eux en vue de la rentrée scolaire à l’automne 2021.

Vingt-deux équipes de première division lui ont soumis une offre formelle de bourse d’études dans les derniers mois. Les champions nationaux en titre, les Tigers de LSU, se sont manifestés. Certaines l’ont invité à visiter leur campus et leur stade avec son père, afin de discuter avec leurs entraîneurs, feuilleter leurs cahiers de jeux et même à prendre part à des séances de photos.

Christian Veilleux a donc déjà porté les couleurs de ces formations... pour quelques clichés.

«Ça fait rêver, chaque mois que tu enfiles le chandail de ces équipes, avoue-t-il. Tu t’imagines jouer pour eux.»

Mais une seule de ces formations recevra bientôt une réponse positive de la part de l’athlète qui mesure six pieds et trois pouces, qui pèse 190 livres et qui est originaire d’Orléans. «J’aimerais bien prendre une décision bien informée en compagnie de mes parents d’ici le mois de mai ou juin», affirme-t-il.

À 17 ans, Veilleux a déjà commencé son ménage du printemps. Il a dit non à 17 de ces équipes dans les derniers jours, dont les Wolverines du Michigan qui sont dirigés par l’ancien quart-arrière de la NFL, Jim Harbaugh.

Sa liste a été réduite à quatre universités: Clemson, Duke, Penn State et Tennessee.

«Choisir l’école où je vais étudier et jouer est la décision la plus difficile de ma vie jusqu’ici. Mes visites m’ont permis de découvrir ce que j’aime et ce que j’aime moins à chaque endroit. J’ai pu établir des relations avec des entraîneurs. Je sais que ce sera impossible de trouver l’école parfaite.»

Christian Veilleux pose en compagnie de son père Martin dans l'uniforme de Clemson.

Doué avec les chiffres

Certaines équipes l’ont dans leur mire depuis deux ans. Il avait déjà sur la table quatre propositions de bourses d’études dès l’été de ses 16 ans, après sept saisons de football mineur passées chez les Panthers de Cumberland.

Il lui restait alors trois années à compléter à l’école secondaire.

Quand des universités américaines de première division s’intéressent si tôt à un quart canadien, c’est signe que le joueur est doué.

Afin de poursuivre son apprentissage, Christian Veilleux a passé les deux dernières saisons en sol américain dans des écoles secondaires privées.

À Canisius High School, à Buffalo, il a lancé 17 passes de touché en plus d’amasser 1699 verges par la voie aérienne durant la saison 2018. L’automne dernier, il s’est retrouvé à Potomac. au Maryland. Là-bas, il a permis aux Bulldogs de Bullis School de conserver une fiche de 7-3.

Veilleux a complété 118 des 232 passes qu’il a lancées. Ça lui a permis d’accumuler 2006 verges. Il a lancé 29 passes de touché, tout en étant victime de seulement huit interceptions.

Le jeune homme est doué en mathématiques. Il compte étudier en finances. Un peu comme ses parents qui sont comptables.

«J’ai toujours rêvé de faire carrière au football. Mais en même temps, les études vont solidifier mon futur. C’est pourquoi je veux me retrouver dans les prochaines années à un endroit non seulement bon pour le football, mais aussi l’école.»

Christian Veilleux dans l'uniforme de l'université Duke.

Ancien bloqueur

À Bullis School, Veilleux se retrouve à l’alma mater du quart-arrière des Redskins de Washington, Dwayne Haskins. Il possède un bras droit canon et excelle dans la pochette de protection.

«Je ne cours pas trop, même si je suis athlétique. Je peux réussir des jeux en me déplaçant, mais j’aime mieux lancer le ballon que de courir avec!»

Veilleux a commencé sa carrière sur le terrain de football à la position de bloqueur à gauche. Il avait la responsabilité de protéger le quart-arrière de son équipe.

«Je pense que les entraîneurs ne savaient pas quoi faire avec moi lors de cette première année, blague-t-il. J’avais un peu de poids en trop. Peut-être c’est pour ça que je me suis retrouvé là. Mais durant l’hiver, j’ai grandi.»

Le printemps suivant, il a fait ses débuts en tant que quart.

«Je ne pense pas que ça fonctionnerait maintenant pour moi en tant que bloqueur», ajoute-t-il en riant.

Veilleux n’est pas le premier joueur de la région d’Ottawa à attirer l’attention de la NCAA. Au fil des dernières années, les Eli Ankou, Patrice René, Kervens Bonhomme, Luiji Vilain et Neville Gallimore ont évolué en première division.

«Je connais bien Patrice. Je m’entraînais avec lui avant qu’il déménage aux États-Unis. Je connais bien aussi Jonathan Sutherland et Jesse Luketa qui jouent à Penn State.»

Qui sait, peut-être que Christian Veilleux deviendra leur coéquipier en 2021.

***

À LIRE DEMAIN: Une athlète appuyée par les jumelles Vilagos et Laurent Duvernay-Tardif