Maxime Villeneuve
Maxime Villeneuve

Mise au jeu pour les Griffons et l’Unik

Absente de la scène collégiale en hockey masculin, l’Outaouais donnera enfin ses premiers coups de patin dès la prochaine rentrée scolaire, si la COVID-19 le permet.

Encore mieux? La région ne comptera pas une, mais plutôt deux équipes. Mais elles ne joueront toutefois pas une contre l’autre en 2020-2021.

D’un côté, le Cégep de l’Outaouais alignera une formation en première division du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). Le club portera le nom et les couleurs des Griffons, même si les opérations hockey ont été confiées au programme de l’Intrépide de Gatineau.

Quant au collège Universel, il s’est associé à Ulysse Académie pour mettre sur pied une équipe de type «Prep School» qui disputera des tournois contre d’autres institutions privées au Canada et aux États-Unis. Plus d’une trentaine de matches sont prévus.

«Je crois fortement qu’il y a de la place pour deux équipes en Outaouais, estime Patrick Lacelle, qui dirigera l’Unik du collège Universel.

Patrick Lacelle

«Ce n’est pas une compétition. Je trouve que les Griffons font du bon travail et je leur souhaite bonne chance. Nous sommes capables de bien nous entendre et de faire du beau hockey collégial.»

Autant l’Unik que les Griffons complètent leur recrutement en vue de leur saison inaugurale.

Le Cégep de l’Outaouais multiplie les annonces de joueurs sur les médias sociaux depuis deux semaines. Ces derniers proviennent notamment du midget AAA, du junior AAA ou de l’équipe juvénile de la polyvalente Nicolas-Gatineau.

«Nous avons déjà plus de 20 joueurs, dont deux qui possèdent déjà de l’expérience, souligne l’entraîneur-chef des Griffons, Maxime Villeuve-Ménard.

«Étienne Champagne a déjà évolué chez les Patriotes de Saint-Laurent. Il est revenu dans la région et voulait embarquer à nouveau dans l’aventure du hockey collégial. Quant à Arnaud Boutin, il jouait à Lionel-Groulx. Il s’en vient étudier chez nous en techniques policières.»

Villeneuve-Ménard, lui, était entraîneur adjoint au sein de l’Intrépide midget AAA de Gatineau avant de se joindre aux Griffons. Les matches et les séances d’entraînement se dérouleront au complexe Branchaud-Brière.

«On voit qu’il y avait vraiment un besoin dans la région. Puis nous avons remarqué que le hockey collégial prend sa place dans le paysage québécois. Le calibre est rendu à un bon niveau», mentionne Daniel Leduc, le responsable du service des affaires étudiantes au Cégep de l’Outaouais.

Il s’agira d’une des 12 équipes sportives intercollégiales dans la famille des Griffons. Elle sera dotée d’un budget de fonctionnement de 220 000 $.

«Depuis quelques années, déjà, des étudiants venaient à notre porte en nous demandant si le hockey faisait partie de nos plans, relate Leduc. Ils avaient terminé leur stage midget. Nous avons réalisé que nous avions pas mal de joueurs à l’intérieur de nos murs.»

Embauché en février par le collège Universel, Patrick Lacelle affirme que la construction du programme hockey «va super bien». Un domicile a déjà été trouvé pour l’Unik. Il logera au centre Meredith, à Chelsea.

Les joueurs ont été recrutés non seulement du réseau scolaire québécois, mais également à l’extérieur du Canada. «Nous avons un Américain, un Français et possiblement un Belge», explique l’entraîneur qui a travaillé notamment dans la LHJMQ, la LNAH et la CCHL au fil des ans.

Lacelle note que l’Unik possède quelques cartes intéressantes dans son jeu. «Que le taux de réussite académique est plus de 90 % au collège Universel», dit-il.

«Et tous nos joueurs qui vont fréquenter le collège auront l’opportunité d’étudier autant en français qu’en anglais. Nous sommes le seul collège qui offre ça.»

L’Unik analyse déjà la possibilité d’aligner une équipe féminine en 2021-2022. Du côté des Griffons, on «ne ferme pas la porte». Mais la direction préfère voir comment l’aventure masculine se déroulera avant d’attaquer pareil projet.

Daniel Leduc rappelle que le Cégep de l’Outaouais avait déjà annoncé la mise sur pied d’une formation de hockey féminin en décembre 2012. Mais des compressions dans le milieu de l’éducation l’avaient forcé à faire marche arrière, quelques mois plus tard.