Le club d’athlétisme Cirrus possède dorénavant son centre intérieur d’entraînement, un endroit d’une superficie de 2100 pieds carrés situé sur le boulevard Riel.
Le club d’athlétisme Cirrus possède dorénavant son centre intérieur d’entraînement, un endroit d’une superficie de 2100 pieds carrés situé sur le boulevard Riel.

Courir 12 mois par année à Gatineau

Des sprinteurs, lanceurs et spécialistes de haies gatinois pourront profiter d’un nouvel outil important dans la prochaine décennie afin de poursuivre leur développement.

Le club d’athlétisme Cirrus, qui existe depuis 1989, possède dorénavant son centre intérieur d’entraînement. Un endroit d’une superficie de 2100 pieds carrés situé sur le boulevard Riel.

«Juste de l’autre côté de la piste d’athlétisme à l’école secondaire Mont-Bleu et du parc de la Gatineau», souligne un des dirigeants et entraîneurs, Rova Rabemananjara.

On y retrouve des blocs de départ et des haies. Il y a aussi une cage pour les divers types de lancers.

«On utilise des boules en tissu. Ça ne change en rien le mouvement, explique le coach.

«Nous utilisons beaucoup les nouvelles technologies. Ça nous fait sortir des sentiers battus et ça rend les séances d’entraînement créatives. Tu peux courir à pleine vitesse dans un espace réduit.»

On ne retrouve pas de piste de course intérieure. «Nous utilisons un tapis roulant «Curve». C’est mécanique. C’est l’athlète qui le fait rouler, explique M. Rabemananjara, lui-même un ancien coureur de 400 mètres et 400 mètres haies sur la scène internationale.

«Au niveau technique, les athlètes ne ressentent pas de grosses différences avec les séances extérieures. Tout le travail sur piste, nous pouvons le faire ici.»

Une salle de musculation a aussi été aménagée par les athlètes du club. Cirrus accueille des athlètes de divers sports.

Des liens ont été tissés avec l’Association de basket-ball de Gatineau afin de travailler les impulsions et la résistance de ses espoirs. Soccer Outaouais a aussi discuté d’une collaboration.

«Pour qu’on aide avec les techniques de course de leurs joueurs», souligne Rabemananjara.

Le centre intérieur a ouvert ses portes en septembre dernier. Plus de 175 athlètes avaient défilé au fil des six derniers mois avant que la COVID-19 stoppe temporairement toutes les activités sportives au pays.

Ce projet germait depuis cinq ans dans la tête de Rova Rabemananjara. Le but? Donner un site convenable aux mordus d’athlétisme afin de s’entraîner 12 mois par année du côté gatinois de la rivière des Outaouais.

Chaque hiver, plusieurs espoirs devaient traverser un des ponts afin de courir au chaud au dôme Louis-Riel, à Ottawa. Souvent, ils devaient se contenter d’un bloc tard en soirée.

«De 20h à 22h. Nos jeunes de 13 ans n’y allaient pas», note M. Rabemananjara.

«Maintenant, nous avons une flexibilité. Un athlète qui travaille ou va à l’université peut s’entraîner chez nous lorsque ça lui convient. Il choisit ses heures. Ça évite de perdre des athlètes. Nous pensons même que ça nous permettra de grandir, d’augmenter le membership du club.»

L’aménagement du centre a nécessité plus de 120 000 $. Le club d’athlétisme a amassé des sous ici et là, obtenant entre autres l’aide de la Ville de Gatineau.

Cirrus a commencé à contribuer à des études scientifiques et académiques de chercheurs universitaires.

«Nous avons plusieurs outils de mesure de la performance. Nous sommes en mesure de répliquer des protocoles de tests dans les mêmes conditions dans notre centre, note Rova Rabemananjara. Nous collaborons en ce moment avec le Laboratoire du sommeil du département de psychoéducation et de psychologie de l’UQO sur l’impact d’une intervention du sommeil sur la performance des athlètes.»