Lui qui connaît une belle saison, le patineur de vitesse Maxime Raymond-Chitaya est très confiant en vue de son séjour en sol autrichien.

Raymond-Chitaya patinera aux Mondiaux juniors

Sa mère Dominique et sa tante Marie-Odile s'avéraient de redoutables skieuses de fond. La première a participé aux Jeux du Canada tandis que la seconde a pris le départ de courses aux Jeux olympiques en 1998, à Nagano.
Maxime Raymond-Chitaya se prépare à son tour en vue d'un rendez-vous important. Mais ce ne sera pas en ski de fond. Lui, il excelle en patinage de vitesse sur courte piste.
L'athlète âgé de 19 ans a pris l'avion vers l'Europe samedi dernier en vue des championnats du monde juniors qui auront lieu du 27 au 29 janvier à Innsbruck, en Autriche. Il fait partie des quatre hommes et quatre femmes qui représenteront le Canada.
« Depuis que je suis jeune, je rêve de participer à des compétitions internationales », raconte Raymond-Chitaya, qui a passé les neuf premières années de sa vie à Gatineau avant de déménager à Montréal.
Ce dernier a été bénévole à plusieurs reprises à l'étape de la Coupe du monde qui se déroule chaque année au Québec. Il a pu côtoyer les plus grands noms du circuit courte piste.
« Je travaillais dans la zone d'appel aussi lors des championnats du monde en 2014. J'ai pu voir Charles Hamelin et Viktor Han, six fois champion du monde. Ça m'a donné le goût de participer à mon tour à un championnat du monde. »
Raymond-Chitaya a obtenu son billet pour Innsbruck en terminant notamment deuxième à l'épreuve de 500 m des sélections nationales juniors en décembre. Il a pris le quatrième rang au 1500 m.
Un carton jaune l'a privé d'un résultat au 1000 m. « C'était discutable », dit-il simplement à ce sujet.
Plus tôt dans la saison, le jeune homme avait gagné une étape d'une course intercontinentale à Calgary. Il ne manque maintenant qu'une présence sur le podium aux championnats du monde pour compléter la collection...
« Ça serait vraiment bien de gagner une médaille. Je pense que ça pourrait se faire. Le Canada est fort depuis très longtemps au niveau international et nous aurons encore une bonne équipe. »
Un athlète bien entouré
Une formation qui sera dirigée par le quintuple médaillé olympique Marc Gagnon. Le même homme qui est entraîneur de Maxime Raymond-Chitaya durant l'hiver à Montréal.
« Il sait vraiment ce qu'il fait. Je sais qu'il nous amène dans la bonne direction. »
Raymond-Chitaya est bien entouré. Il peut toujours obtenir des conseils de sa maman ou même sa tante, qui habite maintenant dans la région de Québec.
« Quand je vais chez Marie-Odile, nous regardons parfois son album photo. Elle a aussi encore son kit des Jeux olympiques. Il y a plusieurs manteaux et tuques. C'est inspirant. »
L'autre truc qu'on a appris à son sujet ? Il ne passera pas inaperçu en Autriche.
Il s'avère hors de question pour lui de passer chez le barbier à la veille des championnats. 
« J'ai une bonne touffe de cheveux depuis que je suis jeune, note-t-il.
«Ça m'étonnerait que je les coupe, mais on ne sait jamais», ajoute-t-il en riant au bout du fil.