Nadal pourrait remporter son 19e titre en Grand Chelem s'il est victorieux aux Internationaux des États-Unis.

Rafael Nadal aura l’occasion de s’approcher des 20 titres de Roger Federer

NEW YORK - Rafael Nadal est toujours très courtois et élogieux lorsqu’il fait allusion à son prochain adversaire. Pour cette raison, il ne fallait pas être surpris de l’entendre parler en bons termes de Matteo Berrettini, l’Italien qu’il affrontera en demi-finale des Internationaux de tennis des États-Unis, vendredi soir.

«Un bon gars. Jeune, avec beaucoup de potentiel, a déclaré Nadal. Il est en demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem, il joue donc très bien.»

«Vous ne pouvez pas vous attendre à des adversaires dociles. Vous ne pouvez pas vous attendre à des matchs faciles. Je crois sincèrement que si vous voulez gagner des tournois, vous devez rencontrer des adversaires coriaces», a ajouté l’Espagnol, 2e tête de série.

Dans ce cas particulier, toutefois, Nadal n’aura pas besoin de croiser le fer avec les rivaux les plus coriaces du tableau masculin. Parce qu’il est le seul membre du «Big Three» toujours en lice.

Novak Djokovic, le champion en titre et favori du tournoi, a arrêté de jouer alors qu’il tirait de l’arrière lors de son match de quatrième ronde, à cause d’une douleur à l’épaule gauche, a-t-il expliqué.

Roger Federer, troisième tête de série, a joué son match de quarts de finale au complet, qu’il a perdu en cinq manches contre Grigor Dimitrov, 78e joueur mondial. Toutefois, il était visiblement ennuyé par un problème au haut du dos.

S’il gagne deux autres matchs, d’abord contre Berrettini, puis en finale contre Dimitrov ou le Russe Daniil Medvedev, 5e tête de série, Nadal comptera 19 titres en tournois du Grand Chelem, un de moins que Federer alors qu’il est cinq ans plus jeune.

Nadal a atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem en 2019. Son seul triomphe est survenu aux Internationaux de France, où il a vaincu Federer mais n’a pas affronté Djokovic. Aux Internationaux d’Australie, en janvier, Nadal a perdu en finale contre Djokovic. À Wimbledon, en juillet, il s’est incliné en demi-finale contre Federer, qui a ensuite perdu une finale longue de près de cinq heures contre Djokovic.

Chacun des 11 derniers tournois du Grand Chelem a été gagné par l’un des trois illustres membres de ce trio.

Si quelqu’un d’autre que Nadal soulève le trophée commémoratif dimanche, ce sera la première fois depuis Marin Cilic, lors des Internationaux des États-Unis de 2014, que l’on couronne un premier vainqueur à un tournoi masculin du Grand Chelem.

L’un d’eux n’est pas comme les autres.

Ni Berrettini, 24e tête de série, ni Medvedev n’avaient atteint les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem avant cette semaine. Dimitrov, lui, présente une fiche de 0-2 lors de ses deux présences en demi-finales d’un tournoi majeur.

La résurgence de Dimitrov est plutôt soudaine: il a déjà occupé le troisième rang du classement mondial mais a connu des ennuis à cause de blessures et d’un manque de régularité dans son jeu.

«Les six ou sept derniers mois ont été assez difficiles pour moi. Mais j’ai eu des gens vers lesquels j’ai pu me tourner, mes amis, ma famille», a raconté le Bulgare.

«J’ai continué de croire au travail, à la rééducation de mon épaule, les exercices, l’entraînement, les petites modifications à la raquette. J’ai dû apporter tellement d’ajustements pendant une si courte, mais importante, période de temps. Puis, vous arrivez vers la fin de l’année et vous affichez un résultat comme celui-là. C’est assez spécial.»

Berrettini et Medvedev, tous deux âgés de 23 ans, ont donné des indices qu’ils se dirigent vers ce genre de résultats.

Medvedev domine le circuit de l’ATP aux chapitres des victoires et des participations à des finales de tournois. Il présente un style de jeu diversifié qui l’a aidé à participer aux finales de trois tournois préparatoires, sur surface dure, avant de se rendre à New York.

De son côté, Berrettini a sauvé trois balles de matchs en troisième ronde à Wimbledon pour mériter une place en deuxième semaine d’un Grand Chelem, avant de s’avouer vaincu face à Federer.

Maintenant, il retrouvera Nadal, un joueur que Berrettini a qualifié de «plus grand bagarreur de l’histoire de ce sport».