Emerik Despatie est demeuré invaincu en bloquant 20 des 21 tirs des Olympiques de Gatineau samedi soir au centre Robert-Guertin.

Québec 2/Gatineau 1: Despatie s'impose chez lui

Il n’était pas à Québec, mais c’était tout comme.

De retour à la maison pour entreprendre son troisième match en carrière dans la LHJMQ, Emerik Despatie est demeuré invaincu en bloquant 20 des 21 tirs des Olympiques de Gatineau samedi soir au centre Robert-Guertin. Le gardien de Cantley a ainsi aidé les Remparts de Québec à signer une victoire de 2-1 en prolongation quand Félix Bibeau a profité du septième avantage numérique des Remparts pour inscrire le but décisif. Les Olympiques étaient parvenus à tuer toutes les autres attaques massives des visiteurs.

Pour la deuxième fois en 24 heures, les Gatinois détenaient une avance d’un but après deux périodes, mais comme dans le match de vendredi, les Remparts ont comblé ce léger recul par l’entremise de Gabriel Montreuil pendant une descente à deux contre un.

Contrairement à la veille, ce sont toutefois les Diables rouges qui ont amassé les deux points de la rencontre. Ils ont été aidés par une mauvaise punition du défenseur Chris McQuaid qui a plaqué Nicolas Savoie par-derrière avec seulement 10 secondes à écouler au match.

Le tir de Félix Bibeau était le 36e des Remparts contre Creed Jones. Première étoile du match, Jones a changé la donne dans ce match qui n’a pas été aussi serré que ne l’indique le pointage.

«Nous les avons dominés, a d’ailleurs fait remarquer l’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy. Si je fais exception de notre manque de discipline dans le match d’hier, je n’ai pas vraiment de reproches à faire à mon équipe. (Anthony) Pagliarulo aurait pu être meilleur hier, mais ce soir, Emerik a été extraordinaire. Je suis obligé de te dire qu’il gagne ma confiance de match en match.»

Despatie n’a été battu qu’une seule fois sur le deuxième tir du match. Métis Roelens a fait dévier un lancer de David Aebischer pendant un jeu de puissance. Il n’y avait rien à faire sur le jeu.

Le gardien de 16 ans était épié de près à son premier départ au centre Guertin. Deux sections entières applaudissaient chacun de ses arrêts. Il a tout entendu.

«Ça me donnait confiance. C’est ma troisième victoire, mais celle-ci est spéciale parce qu’elle arrive chez nous. Je sentais une certaine nervosité en début de match. Il y avait beaucoup de monde qui était venu me voir jouer, mais la pression me motive. J’étais surtout excité», a raconté celui qui a hérité de la deuxième étoile de la partie.

Meilleur attaquant des Olympiques samedi, Métis Roelens a été l’unique marqueur du camp perdant, mais il a aussi vécu un grand moment quand il a effectué une première présence dans le même trio que son frère de 16 ans, Milo. Les deux joueurs viennent de l’île d’Orléans tout près de Québec et Milo avait été rappelé pour disputer ses deux premiers matches dans la LHJMQ en fin de semaine.

Sur la séquence où ils ont joué côte-à-côte, ils ont tous les deux obtenu une chance de marquer même si Milo n’a pas été capable de tirer sur le filet.

«C’est vraiment plaisant de jouer avec mon petit frère. Quelles sont les chances que ça arrive avec notre différence d’âge (ils ont trois ans d’écart)? Nous avons pu le faire au niveau junior majeur dans la même équipe. Ça aurait été malade si nous avions pu compter un but», a dit Métis.

Ce dernier s’est montré déçu par la façon que le match s’est terminé, mais il a noté que son club avait pris du mieux en fin de semaine.

«On s’est amélioré. On a bien joué dans les deux matches. C’est un pas dans la bonne direction. On a amassé trois points sur quatre contre Québec. Notre désavantage numérique a été très bon ce soir. Nous avions tué les six punitions durant le match avant le quatre contre trois en prolongation», a ajouté la troisième étoile du match.