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Quand elle nageait, Michelle Laprade se dirigeait vers un doctorat en informatique après sa retraite de la compétition. Elle a finalement opté pour la médecine. Et pour garder la forme, elle a commencé à pratiquer le canot marathon avec son fiancé.
Quand elle nageait, Michelle Laprade se dirigeait vers un doctorat en informatique après sa retraite de la compétition. Elle a finalement opté pour la médecine. Et pour garder la forme, elle a commencé à pratiquer le canot marathon avec son fiancé.

Michelle Laprade, la nageuse devenue docteure

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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QUE SONT-ILS DEVENUS? / La deuxième carrière de Michelle Laprade se passe loin des piscines où la nageuse avait fracassé des records durant les années 2000.

Finis les chronos, les médailles et cette petite odeur de chlore. Le maillot a cédé sa place à une blouse de docteur.

L’ancienne championne de l’Outaouais pratique la médecine familiale depuis deux ans dans une clinique d’Aylmer. « Ce n’était pas mon plan de match », avoue-t-elle.

Quand elle nageait, Laprade se dirigeait vers un doctorat en informatique à l’Université de Montréal. Des études qu’elle a toutefois délaissées avant la fin. Le domaine ne la passionnait pas.

Puis un jour, peu de temps après avoir pris sa retraite en 2010, l’idée d’étudier en médecine lui est venue. « Comme ça en me levant le matin », précise la femme âgée de 39 ans.

Quand le temps est venu d’effectuer sa résidence quelques années plus tard, elle avait les yeux sur la chirurgie orthopédique. Elle avait dû finalement se rabattre sur la médecine familiale.

« Je suis bien contente maintenant que ma première idée n’ait pas fonctionné. J’adore ce que je fais. »

« En travaillant en médecine familiale et non en milieu hospitalier, je suis plus maître de mon horaire et c’est plus facile d’avoir un équilibre dans ma vie. Je me suis aperçue que j’aime suivre les patients au fil du temps, à apprendre à les connaître. Il y en a des plus faciles et des moins faciles. Je peux toucher aussi un peu à la médecine sportive. »

Sa nouvelle carrière l’aura ramenée dans sa région natale, au grand plaisir de ses parents

Michelle Laprade

Laprade avait quitté Gatineau au début des années 2000 afin d’étudier et de nager dans la métropole. Elle faisait partie de l’âge d’or de son sport en Outaouais. Une cuvée qui comptait les Lupien, Charron-Watson, Tomicic et Bonneau.

« Le centre sportif n’était pas encore construit quand je suis partie », rappelle-t-elle.

« Quand je suis revenue dans la région, j’ai décidé d’aller nager à la piscine là-bas. Ç’a duré trois ou quatre semaines. Puis j’ai recommencé à avoir mal aux épaules », relate Laprade, qui avait dû être opéré à quatre reprises en l’espace de deux ans en fin de carrière.

« De toute façon, je ne suis vraiment pas capable de nager juste pour le plaisir. Si j’entre dans une piscine, je veux aller plus vite que la dernière fois. »

Ça, c’est le côté compétitrice et perfectionniste de cette spécialiste de la brasse qui a participé trois fois aux essais olympiques en 2000, 2004 et 2008.

« J’aurais aussi tenté ma chance en 2012, mais quand j’ai essayé un retour, la douleur est revenue dans mes épaules », explique-t-elle.

Il reste que Michelle Laprade a connu une carrière fructueuse. Ses trois participations aux Universiades lui viennent en tête.

Quand elle ne soigne pas ses patients, on la retrouve... sur l’eau.

Car il fallait bien rester actif. « Trouver des sports à faire. J’ai commencé à faire du bateau dragon pendant cinq ans durant mes études. Je faisais partie de deux équipes à Montréal et Toronto. Je suis même allée en Hongrie aux championnats du monde. »

Ensuite, ce fut le canot outrigger. Ces jours-ci, Laprade et son fiancé Ryan pratiquent le canot marathon. « C’est quand même drôle quand tu y penses. Je fais maintenant de longues distances alors que c’était le contraire à la natation. »

Une photo des deux amoureux dans un canot orne notamment le mur de leur logement. Dans cinq mois, un autre cadre devrait s’ajouter dans le décor.

Le couple va se marier en mai, un an après avoir vu la COVID-19 s’inviter dans sa vie et celle des patients du docteur Laprade.