Gerry Leroux dans les rangs junior chez les Spitfires de Windsor.
Gerry Leroux dans les rangs junior chez les Spitfires de Windsor.

La LNH ou rien pour Gérald Leroux

Quand le propriétaire des Racers d’Indianapolis a mis la clé dans la porte et que ses joueurs vedettes ont été dispersés un peu partout dans l’Association mondiale du hockey (WHA), Gerry Leroux s’est retrouvé dans une situation délicate.

Il a d’abord abouti à Muskegon pendant trois mois, puis à Flint où il a fini par devenir le meilleur compteur du club. C’était dans la Ligue internationale (IHL).

« C’était la ligue du film Slapshot, dit-il en roulant les yeux. Ce n’était pas mon style de hockey. Je suis retourné à Flint une deuxième année parce qu’ils étaient dirigés par Marc Boileau. Il avait été coach avec les Nordiques et il y avait sept joueurs francophones dans l’équipe. Pour me convaincre de lui suivre, il m’avait promis de me trouver un camp dans la Ligue nationale. Il a tenu promesse. Je suis allé au camp des Maple Leafs de Toronto. »


« Toute ma vie, on m’a dit que j’étais trop petit, mais j’ai produit dans toutes les ligues où j’ai joué. »
Gérald Leroux

Pas très à l’aise dans la jungle de la IHL, il a ensuite passé quatre saisons prolifiques en Suisse où il est devenu un joueur culte à Wetzikon, mais le club a manqué d’argent pour le payer à sa cinquième saison. Après multiples discussions avec un club en Autriche et avec Bryan Murray, qui dirigeait les Capitals de Washington, il a pris sa retraite à l’âge de 25 ans. Bryan Murray l’avait dirigé chez les Nats de Rockland lors de la conquête de la coupe du Centenaire en 1976.

« Bryan a bien essayé de me trouver une place. Il m’avait dit que si j’étais aussi bon qu’à l’époque où j’étais à Rockland, j’allais être meilleur que ses quatre ailiers gauches et qu’il allait me signer demain matin. J’étais bien fier de ça, mais il n’arrivait pas à se débarrasser de leurs contrats ou à les échanger. Il n’avait plus de contrat à donner. Là où j’étais rendu, c’était la LNH ou rien du tout. J’ai décidé de prendre l’emploi à l’aréna de St-Isidore. J’aurais aimé jouer dans la LNH d’aujourd’hui. Theo Fleury et Martin St-Louis ont pu faire de belles carrières. J’avais un excellent tir. J’étais rapide. L’accrochage était systématique à mon époque. Je pense que j’avais le talent pour jouer dans la LNH. Toute ma vie, on m’a dit que j’étais trop petit, mais j’ai produit dans toutes les ligues où j’ai joué. Je pense que ça n’aurait pas été différent dans la LNH. »