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Avant les Pageau, Picard et Brassard, l’Outaouais avait été surtout représentée par Rob Murphy et Steve Martins (photo) chez les Sénateurs d'Ottawa.
Avant les Pageau, Picard et Brassard, l’Outaouais avait été surtout représentée par Rob Murphy et Steve Martins (photo) chez les Sénateurs d'Ottawa.

Devenir coach Steve Martins

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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QUE SONT-ILS DEVENUS? / Déjà une décennie à diriger des équipes de hockey en Illinois.

Steve Martins ne s’ennuie pas depuis qu’il a accroché ses épaulettes en 2009 après une carrière de 14 saisons dans les rangs professionnels, dont 267 matches dans la Ligue nationale de hockey. Ces jours-ci, l’ancien attaquant gatinois des Sénateurs s’occupe de trois formations.

Les Yellow Jackets sont un programme de hockey mineur en banlieue de Chicago. Les Stingers s’avèrent une équipe compétitive d’ados tandis que les Broncos représentent les meilleurs joueurs d’une école secondaire à Barrington.

«Je suis pas mal occupé», avoue Martins au bout du fil.

Car en plus de s’occuper des enfants des autres, l’homme âgé de 48 ans a aussi une fille et un garçon à la maison. Isabelle Martins, 14 ans, excelle en patinage artistique. «Elle a représenté les États-Unis en paire à des compétitions en Europe», souligne le fier papa.

Et fiston Isac fait partie de Team Illinois chez les moins de 16 ans. L’équipe élite a dû se déplacer au Wisconsin et l’Indiana pour des matches en raison de la COVID-19.

«Elle ne peut pas jouer ici en raison des restrictions sanitaires», explique Steve Martins.

Ce dernier a rencontré sa conjointe Jen dans cet état du Midwest alors qu’il jouait dans la Ligue américaine chez les Wolves de Chicago. C’était la 13e et dernière équipe pour laquelle il a évolué.

Sa carrière dans la LNH l’a amené à Hartford, la Caroline, Long Island, Tampa Bay, St-Louis et surtout Ottawa.

En fait, il a effectué trois séjours chez les Sénateurs.

Steve Martins a disputé 267 matches dans la Ligue nationale de hockey.

Avant les Pageau, Picard et Brassard, l’Outaouais avait été surtout représentée par Rob Murphy et lui dans l’organisation.

Murphy a grandi à Aylmer tandis que Martins était un gars de Gatineau. «Touraine», précise le diplômé de l’université Harvard.

Né de parents portugais, le petit attaquant de 5’9’’ a surtout joué son hockey mineur à l’aréna Beaudry. Il vivait à quelques minutes de la patinoire.

«Sur la première rue à ta droite en sortant du pont Alonzo. Mon père habite encore dans la même maison!»

Martins s’était joint une première fois aux Sénateurs à l’automne 1998, marquant quatre buts en 36 matches. Tout le long de sa carrière dans la LNH, il a surtout été utilisé dans un rôle de soutien au sein d’un quatrième trio.

On l’a revu par la suite dans la capitale nationale en 2001-2002 puis lors de quatre autres matches en 2005-2006.

Ses deux premières aventures chez les Sénateurs ont pris fin après avoir été réclamé au ballottage par un club adversaire. Une fois par le Lightning, une autre occasion par les Blues.

«Ce fut la plus belle expérience de ma carrière de jouer à la maison devant famille et amis. Le fait que nous avions des équipes redoutables à l’époque rendait tout ça encore plus plaisant. Jouer avec les Hossa, Havlat, Alfredsson, Yashin, McEachern...»

Son rêve n’avait jamais été d’enfiler le chandail des Sénateurs. Quand il s’amusait au hockey mineur en Outaouais durant les années 1980, Ottawa ne possédait pas encore une franchise de la LNH.

«Mon club, c’était les Canadiens. Steve Shutt, Guy Lafleur et Mats Naslund. Même qu’au fil de ma carrière dans la LNH, j’étais souvent à la recherche d’un nouveau contrat chaque été. Je disais toujours à mes agents Larry Kelly et Peter Chiarelli que j’aimerais jouer à Montréal. Il y avait eu des discussions, mais je n’ai jamais eu l’opportunité.»

Martins se considère chanceux. «J’ai pu jouer avec de bons joueurs durant ma carrière, de Doug Weight à Keith Tkachuk en passant par Alfredsson. J’ai aussi été coaché par des entraîneurs exceptionnels tels que Jacques Martin, Joel Quenneville, John Tortorella et même Bruce Cassidy à Grand Rapids», énumère-t-il.

Aujourd’hui, c’est lui le coach. Et parfois sur la glace ou derrière le banc, il pense à ces instructeurs bénévoles qui l’ont marqué durant ses années au hockey mineur à Gatineau. Que ce soit Claude Cardinal «qui m’a montré comment patiner» ou «Monsieur Viau chez les Draveurs de Touraine Atome AA, qui m’a montré que tu dois travailler fort si tu veux connaître du succès».

«Maintenant que je travaille avec des jeunes âgés de six à 18 ans, je suis encore plus reconnaissant envers ces gens qui ont alimenté ma passion pour le hockey lorsque j’étais enfant.»

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MARQUER À HARTFORD, BATAILLER À MONTRÉAL

Un anniversaire a échappé à Steve Martins, il y a une dizaine de jours.

Ça fait 25 ans qu’il a inscrit le premier de ses 21 buts en carrière dans la LNH. «Déjà... wow... En plus, c’était à mon premier match si je me souviens bien», souligne-t-il.

Le 6 décembre 1995, un jeune Martins, fraîchement rappelé de Springfield, complétait des passes de Kelly Chase et Jocelyn Lemieux pour déjouer le gardien Jamie McLennan dans un gain de 7-4 des défunts Whalers contre les Islanders de New York. Comme c’était la tradition au Civic Center de Hartford, le thème sonore de l’équipe, Brass Bonanza, avait retenti dans l’aréna.

«Nous n’avions pas un bon club. L’aréna était petit, mais nos partisans étaient passionnés. J’aimais jouer pour cette équipe.»

Martins n’a pas oublié ses deux seules bagarres dans la LNH... les deux contre des compatriotes québécois. Donald Audette avait été son premier adversaire dans une partie à Los Angeles. Il avait aussi laissé tomber les gants face à Francis Bouillon, à Montréal.

«Deux petits joueurs comme moi! Je me rappelle de celle contre Bouillon. Il s’était fracturé la main contre ma tête.»