Les choix de Chanelle

Que sont-ils devenus?

Les choix de Chanelle

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS? / La toge d’avocate a remplacé les maillots de nageuse dans son garde-robe. Les médailles ont laissé place à un conjoint et deux enfants.

Kate a vu le jour, il y a 15 mois. «Elle fait ses nuits», se réjouit Chanelle Charron-Watson au bout du fil pendant que sa fille se tape une sieste.

La LNH ou rien pour Gérald Leroux

Que sont-ils devenus?

La LNH ou rien pour Gérald Leroux

Quand le propriétaire des Racers d’Indianapolis a mis la clé dans la porte et que ses joueurs vedettes ont été dispersés un peu partout dans l’Association mondiale du hockey (WHA), Gerry Leroux s’est retrouvé dans une situation délicate.

Il a d’abord abouti à Muskegon pendant trois mois, puis à Flint où il a fini par devenir le meilleur compteur du club. C’était dans la Ligue internationale (IHL).

« C’était la ligue du film Slapshot, dit-il en roulant les yeux. Ce n’était pas mon style de hockey. Je suis retourné à Flint une deuxième année parce qu’ils étaient dirigés par Marc Boileau. Il avait été coach avec les Nordiques et il y avait sept joueurs francophones dans l’équipe. Pour me convaincre de lui suivre, il m’avait promis de me trouver un camp dans la Ligue nationale. Il a tenu promesse. Je suis allé au camp des Maple Leafs de Toronto. »

Compteur théâtral, Playboy et terreur

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Compteur théâtral, Playboy et terreur

Blaine Stoughton a déjà connu une saison de 56 buts et de 100 points avec les Whalers de Hartford dans la LNH. Mais avant d’y arriver, il avait d’abord été un joueur vedette dans l’Association mondiale (WHA), surtout avec les Stingers de Cincinnati, mais aussi chez les Racers d’Indianapolis où il avait été un coéquipier de Gérald Leroux.

À ses débuts chez les professionnels, l’attaquant de St-Bernardin ne pouvait tout simplement pas s’asseoir à côté de ce personnage excentrique sur le banc des joueurs. Pour vous donner une idée de l’individu, Blaine Stoughton était marié à une Playboy bunny et selon Gordie Howe lui-même, « Cindy » était encore plus populaire que Blaine à Hartford !

« C’était tout un bouffon ! Il avait un énorme talent, mais Blaine jouait au hockey pour avoir du plaisir avant tout. Il me faisait trop rire. J’étais nerveux et je voulais faire ma place dans l’équipe. J’avais Pat Stapleton comme coach. Je ne voulais surtout pas qu’il m’attrape en train de rire ! »

En 1978, à Indianapolis, Blaine Stoughton avait été assigné dans un trio avec Wayne Gretzky. Il avait été le 7e choix de la première ronde du repêchage 1973 de la LNH. Il avait joué pour les Penguins de Pittsburgh dès sa sortie des rangs juniors, puis il avait été échangé aux Maple Leafs de Toronto où il a disputé toute la saison 1974-75. Son manque de sérieux a eu raison de la patience de Harold Ballard, le propriétaire des Maple Leafs. Un incident hors de l’ordinaire a marqué son renvoi dans l’Association mondiale pendant cinq longues saisons.

« Il avait du talent à revendre. Il pouvait marquer trois buts sans trop forcer, mais il se sacrait pas mal de tout ! À Toronto, il avait reçu une passe très haute de Tiger Williams. Il avait donc recommandé à Tiger d’envoyer sa prochaine passe à la même hauteur, mais plus fort. Blaine lui avait dit qu’il pourrait mieux capter ses passes avec son gant. Il avait donc accroché son gant au bout de sa palette ! Dans un match de la LNH, ça n’avait pas passé ! Harold Ballard ne l’avait pas digéré. Pas longtemps après, il était parti ! »

Dave Semenko

Dans la WHA, la réputation de Dave Semenko n’était plus à faire. Cette armoire à glace de 6’3’’ et 215 livres faisait trembler ses adversaires.

Un soir, dans un hôtel d’Indianapolis, Gérald Leroux fait sa rencontre avant un match entre les Racers et les Oilers d’Edmonton.

Le lendemain, à la mise au jeu initiale, Leroux 5’6’’, se retrouve à côté de Semenko. Le contraste ne peut pas être plus frappant. Semenko s’approche de Leroux pour lui dire le plus sérieusement du monde : « est-ce que ta mère sait que tu es ici ? »

Sourire aux lèvres, Semenko donne une ensuite petite tape sur les jambières de Leroux avant le début des hostilités.

« Au banc, Blaine m’avait demandé si j’avais recommandé à Semenko de garder sa tête haute ! Je lui avais répondu que je n’étais pas certain que mon message s’était rendu jusqu’à ses oreilles là-haut ! Semenko s’était plutôt battu avec notre goon ce soir-là. Blaine en avait conclu que Dave avait eu peur de moi ! »

Les Racers n’ont pas fait long feu en 1978-79. Déjà, dès le cinquième match de la saison, le propriétaire Nelson Skalbania avait affiché ses couleurs.

« S’il ne rentre pas plus que 12 000 personnes ici bientôt, je vais tirer la plogue. »

À part Gretzky, personne n’avait un contrat pour l’année complète. Les joueurs étaient payés au match. Skalbania avait un phoque géant devant sa maison. La rumeur voulait qu’il fût évalué à 2 millions $. Un joueur lui avait donc suggéré de vendre son phoque pour payer les joueurs.

« Il avait aussitôt répondu que son phoque ne lui coûtait rien et que nous lui coûtions de l’argent. Entre les deux, il allait garder son phoque ! Nous avions rapidement perdu espoir d’avoir des contrats… »

Après 25 matches, le club a fermé boutique. 

Gretzky a notamment été vendu aux Oilers de son ami Peter Pocklington. La majorité des autres joueurs ont dû se trouver du travail ailleurs. Blaine Stoughton s’est retrouvé chez les Whalers où il a connu quatre saisons de plus de 40 buts de suite.

Gérald Leroux: l’ex-coloc « franco » de Gretzky 

Que sont-ils devenus?

Gérald Leroux: l’ex-coloc « franco » de Gretzky 

À 19 ans, un hockeyeur franco-ontarien faisait partie d’un groupe sélect qui dominait outrageusement la Ligue de l’Ontario.

Gérald Leroux a récolté 123 points avec les Spitfires de Windsor en 1977-78. Seulement cinq joueurs ont produit plus que lui cette saison-là. Et non les moindres.

Bobby Smith, des 67’s d’Ottawa, a trôné au sommet des compteurs avec une ahurissante récolte de 192 points. Au deuxième rang, il y avait la « Merveille » Wayne Gretzky. Malgré ses 16 ans, il avait amassé 182 points. Dino Ciccarelli (142), Keith Acton (128) et Jim Fox (127 avec les 67’s) avaient été les autres à devancer l’attaquant de St-Bernardin.

Leroux avait été le premier à franchir la barre des 50 buts cette année-là. Son compteur s’était arrêté à 57, au quatrième rang de la ligue.

Les cinq joueurs qui l’ont devancé au classement des compteurs ont tous connu de brillantes carrières dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Ensemble, ils ont disputé un total de 5397 matches dans le circuit Ziegler/Bettman.

Parce qu’il mesurait 5’6’’ à une époque où les Broad Street Bullies sévissaient dans la ligue, Gérald Leroux n’a jamais eu la chance de jouer un seul match dans la meilleure ligue au monde. Oh, son talent exceptionnel lui a permis de bien gagner sa vie en Suisse pendant quatre saisons où il a marqué 127 buts et totalisé 226 points en 133 matches, mais à 25 ans, Gerry Leroux a accroché ses patins pour rentrer dans ses terres et devenir gérant de l’aréna de St-Isidore pendant 18 ans.

Il a ensuite détenu une station d’essence à Vankleek Hill pendant huit ans avant avant de gérer l’aréna de Russell pendant cinq ans. Depuis 12 ans, il est propriétaire d’un dépanneur à St-Eugène avec son épouse. À 62 ans, il a ajouté un job de concierge à ses tâches dans les écoles de Bourget et de Casselman.

Devenir une maman de sport

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Devenir une maman de sport

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS ? / Ça fera bientôt 15 ans que cette championne québécoise de cyclisme sur route a pris le départ d’une course sur route.

Ça se passait aux États-Unis à la fin de l’été 2005. Plus précisément au Vermont à l’occasion de la «Green Mountain Stage Race». Julie Hutsebaut s’en souvient encore très bien. Non pas en raison du résultat final. Mais plutôt ce qui l’attendait par la suite.

Après l’adversité, le bonheur

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Après l’adversité, le bonheur

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS? / Sébastien Savage a déjà été un espoir du hockey professionnel.

À 16 ans, l’attaquant de 6’0’’ de Saint-Albert dans l’Est ontarien avait été un choix de deuxième ronde des IceDogs de Mississauga.

Denis Sigouin: une vie paisible loin du ring

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Denis Sigouin: une vie paisible loin du ring

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS ? / Une boîte débordant de vieilles cassettes de ses 27 combats chez les pros se trouvait dans sa maison de campagne qui borde une montagne et un lac à La Pêche.

«En format Beta et VHS», précise avec un sourire Denis Sigouin, qui a marqué l’histoire de la boxe en Outaouais durant les années 1980.

Le skieur devenu <em>skater</em>

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Le skieur devenu skater

CHRONIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS / La cour arrière de sa maison détonne des autres du quartier du Plateau, à Gatineau. Pas de piscine, ni de spa ou de jardin.

Une immense rampe de skateboard de douze pieds de largeur accueille plutôt les visiteurs. C’est sans compter une autre plus petite rampe aménagée dans le garage.

Toujours un Lynx d’Ottawa

Que sont-ils devenus?

Toujours un Lynx d’Ottawa

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS ? / Seulement deux numéros ont été retirés dans l’histoire des défunts Lynx d’Ottawa, dont le sien.

Frank-Paul Santangelo se souvient encore de la cérémonie qui s’était déroulée au stade du chemin Coventry. Le même endroit où il était un favori de la foule. On lui avait remis un cadre avec le dossard 24. Ça se passait à l’été 1998 pendant un court séjour de remise en forme dans les mineures.

Martin Pelletier surprend encore

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Martin Pelletier surprend encore

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS / Perdre un bras dans un accident de motocyclette ne l’a pas empêché de fonder une famille et connaître une des plus brillantes carrières paralympiques en Outaouais.

Martin Pelletier a participé à cinq reprises aux Jeux parapanaméricains en tennis de table, gagnant deux fois le bronze. À cela s’ajoute une présence aux Jeux paralympiques, il y a 20 ans, à Sydney, en Australie.

Un Gaspésien en Alberta

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Un Gaspésien en Alberta

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS? / Selon la légende, Alexandre Gauthier avait beaucoup de mal à construire de courtes phrases, en anglais, quand il est arrivé à Ottawa.

Sauf que ce n’était pas vraiment une légende.

Il avait 25 ans. Il avait grandi en Gaspésie. Il avait découvert le football sur le tard, en arrivant à l’université Laval, à Québec.

Les Renegades, club d’expansion de la Ligue canadienne de football, avaient tout misé sur lui, avec le tout premier choix du repêchage canadien de 2002. Les dirigeants de l’équipe avaient tôt fait de remarquer son talent. Ils croyaient qu’ils pourraient éventuellement lui confier le très important poste de bloqueur du côté gauche.

Quand le talent est là, une langue, ça s’apprend.

Ils ne s’étaient pas trompés.

Gauthier a joué 10 ans, en tout, dans la LCF. Quand les Renegades ont cessé leurs activités, en 2005, il s’est retrouvé à Calgary, puis à Winnipeg. Après avoir disputé deux saisons dans l’est, à Hamilton, il est retourné dans l’ouest pour terminer sa carrière en Saskatchewan.

Il a bien fini par comprendre l’anglais, aussi.

On l’a retrouvé, dans la métropole albertaine. Il est propriétaire de SISMA Drilling, une entreprise de forage qui comptait 43 employés l’hiver dernier.

«Au départ, quand j’ai fondé l’entreprise, j’ai acheté trois foreuses. J’en ai 21, maintenant. Ça monte tranquillement», dit-il, une pointe de fierté dans la voix.

«Je n’ai pas étudié dans ce domaine. Je suis professeur d’éducation physique! Ma femme aussi, a suivi une formation dans le domaine de l’enseignement. Quand nous avons déménagé, au départ, nous avons fait transférer nos papiers pour avoir la chance d’enseigner dans l’ouest. J’ai fini par me dénicher un travail dans le domaine de l’exploration. J’ai décidé de partir ma propre compagnie quand j’ai annoncé ma retraite du football.»

Gauthier avait la chance, à ce moment-là, d’être un visage sportif connu dans son milieu d’adoption.

Les joueurs de la LCF sont de grosses vedettes, en Alberta.

«Quand je rencontre des nouveaux clients, ça fait souvent un sujet de conversation. Souvent, ils se souviennent de mon nom. Quand on commence à travailler pour eux, il faut quand même offrir un bon produit. Ils ne vont pas nous garder juste parce que j’étais un joueur de football!»

Les Expos, son premier amour

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Les Expos, son premier amour

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS / Un anniversaire attend Pierre-Luc Laforest dans une dizaine de jours. Ça fera 25 ans qu’il a été repêché par les Expos de Montréal.

« Ça va tellement vite. Ça n’a pas de bon sens », lance l’ancien receveur gatinois au bout du fil. Le père de famille âgé de 42 ans se trouvait chez lui à Portage, près de Kalamazoo, au Michigan.

Lemire, capitaine dans l’âme

Que sont-ils devenus ?

Lemire, capitaine dans l’âme

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS ? / Bruno Lemire a toujours voulu jouer au hockey de façon professionnelle. C’était son rêve. Il s’est donc donné les moyens de le réaliser.

Après avoir passé quatre années avec les Olympiques de Hull et trois autres chez les Redmen de l’université McGill, il est parti à l’aventure. Il a d’abord participé à une émission de téléréalité, Making the Cut, destinée aux joueurs de talent qui étaient coincés sur la voie de garage. Sage décision. Ça lui a permis de rencontrer des gens qui lui ont ouvert des portes. Il a pris une tasse de café en Allemagne, avec un club de deuxième division. Il s’est ensuite retrouvé en Alaska, dans la Ligue East Coast. Il a finalement abouti au Texas, dans l’obscure Central League, où il a fini la saison.

Gagner dans sa cinquantaine

Que sont-ils devenus ?

Gagner dans sa cinquantaine

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS ? / Chris Flynn lance encore le ballon à l’âge de 53 ans. Et il continue de courir et changer de direction comme un écureuil.

Même que le meilleur quart-arrière de l’histoire du football universitaire canadien a mené une équipe à un championnat, l’automne dernier, en Outaouais. Ses coéquipiers des Falcons et lui ont gagné la finale de la... Ligue de touch football de Buckingham.

Anne Heggtveit: 60 ans après l’or olympique

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Anne Heggtveit: 60 ans après l’or olympique

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS? / Une piste porte toujours son nom à Camp Fortune où Anne Heggtveit a été couronnée championne senior de la région en 1947 à l’âge de... sept ans.

La Coupe Anne Heggtveit est aussi remise à la fin de chaque saison à un jeune skieur en Outaouais. Un beau clin d’œil à l’ancienne athlète d’Ottawa qui était devenue la première skieuse alpine canadienne à gagner l’or aux Jeux olympiques en 1960. Un exploit qui lui a valu à son retour une parade dans les rues de la capitale nationale.

Marche, Jeux et... Bill Gates

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Marche, Jeux et... Bill Gates

CHRONIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS ? / Sa dernière course remonte à 1999, mais l’ancienne marcheuse olympique Tina Poitras n’a jamais vraiment ralenti la cadence.

Seul son terrain de jeu a changé. La femme de 49 ans brille dorénavant dans le milieu des affaires.

Le match qui ne finissait pas

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Le match qui ne finissait pas

CHRONIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS? / Cinq heures et surtout cinq périodes de prolongation ont été nécessaires pour déterminer le gagnant de cette finale du Bol d’Or. Ce match qui refusait de finir impliquait une équipe de football scolaire de l’Outaouais.

Ça se passait le 17 novembre 1996 au Stade olympique. Les Gee Gees de l’école secondaire D’Arcy-McGee de Hull s’étaient inclinés 35-29 contre les Lions de l’école secondaire Chavigny de Trois-Rivières.