Ivanie Blondin s’est imposée en Allemagne. Elle avait approché sa course de manière décontractée : « Je n’avais aucun stress », a-t-elle avoué.

Une médaille d’or pour la confiance

Ivanie Blondin aurait difficilement pu choisir un meilleur moment pour faire la barbe à ses rivales.

Dimanche matin, dans la dernière journée de la dernière épreuve de préparation pour PyeongChang, la patineuse sur longue piste franco-ontarienne a grimpé sur la première marche du podium.

Elle a complété l’épreuve de 3000 mètres d’Erfurt, en Allemagne, avec un chrono de quatre minutes, quatre secondes et 86 centièmes. Elle a devancé la Néerlandaise Antoinette de Jong par une demi-seconde.

Elle est donc devenue la première Canadienne à signer une victoire sur cette distance dans une épreuve de la Coupe du monde depuis Cindy Klassen, en 2006.

Blondin avait déjà remporté trois médailles, cette saison. Elle n’avait cependant pas encore goûté à l’or.

« Si je suis surprise ? Oui, quand même. La semaine dernière, nous étions en camp d’entraînement à Phoenix. Après les sélections olympiques, nous n’avons pas touché à la glace pendant cinq jours. Nous nous sommes entraînés une seule fois, à Calgary, avant de traverser en Allemagne. Nous sommes arrivés mercredi. J’ai patiné samedi, puis dimanche », raconte la femme de 27 ans.

« Ça nous change de la routine. Nous pouvons souvent arriver dans une ville, une semaine et demie avant le début des compétitions. »

« Je ne me sentais pas si mal, mais pas super forte. Je suis arrivé avec une mentalité vraiment relax. Je me suis assis avec mes deux coaches, avec notre technicien. Je discutais avec eux comme si c’était une journée normale. Je n’avais aucun stress. Dès le début de la course, tout s’est bien passé », précise-t-elle.

L’équipe nationale de patinage sur longue piste rentrera au pays dans les prochaines heures. Vers la fin de la semaine, les athlètes qui sont qualifiés pour les Jeux de PyeongChang se retrouveront en camp d’entraînement dans les Rocheuses. Ce sera, en quelque sorte, le début de la retraite fermée pré-olympique.

Blondin pourra se lancer dans le dernier droit en pleine confiance.

« C’est certain que cette médaille me donne de la confiance. Cette année, ma préparation n’a pas été planifiée en fonction de peaker durant les épreuves de la Coupe du monde. Je veux peaker pour les Jeux », dit celle qui se croit aussi capable de bien faire sur 5000 mètres, au départ de masse ainsi qu’à l’épreuve de poursuite par équipe.

De Haître septième

Le coéquipier d’Ivanie Blondin, Vincent De Haître, a lui aussi patiné en Allemagne. Il a complété sa préparation olympique avec une septième position sur 1000 mètres.